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Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES ! - Forums Généalogie

André.V21
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: vendredi 8 décembre 2006 14:12



Inscrit le: 26/08/2005
Messages: 1 591

Bonjour à toutes et tous en ce beau! hum! pour moi,8 décembre,

Intéressante ton histoire sur Mours St Eusèbe! et qui cherche trouve! bravo Les cultes paiens, issus des celtes pour la plupart, étaient très présents et perduraient malgré l'évangélisation et la christianisation du pays! ce fut d'ailleurs une des taches principales des moines, abbés, confesseurs, évangélisateurs, évèques au péril de leur vie, de combattre ces rites!en témoigne St Frézal!

Merçi à Jacqueline pour ce St Macaire, inconnu tout come les Mauges!

Il serait intéressant qu'un forumiste "local" ou connaisseur nous parle de la Beauce avec trois localités en l'honneur du saint du jour! St Léonard du Dunois! Avec St Léonard des bois, des parcs, et en Beauce!

Il y a bien St Léonard de Noblat, feté le 6 novembre (la file n'existait pas encore!), village de notre brave cycliste Raymond Poulidor, dit Poupou !

Je poste un message sur les prénoms Macaire et Léonard! ce dernier est devenu un patronyme très courant en Limousin, avec Lénard,Liénard...

Bonne journée, André

Roselyne 2
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: vendredi 8 décembre 2006 14:35



Inscrit le: 05/12/2005
Messages: 10 740
Saint-Saulve est une commune de taille moyenne à la limite de Valenciennes où la vie associative est dense, l’activité culturelle débordante et les habitants sympathiques. Ville aux mille et une couleurs grâce aux parterres de fleurs déposés ici et là lui ont valu le titre de "ville Fleurie". Une vie économique particulièrement développée grâce aux différentes zones d’activités qui l’entourent fait de Saint-Saulve une commune active. Ville verte et dynamique, Saint-Saulve n’a pas fini de nous étonner.
Saint-Saulve est une commune française, située dans le département du Nord et la région Nord-Pas-de-Calais
 

La ville prit le nom de l'évêque d'Angoulême qui, martyrisé en 801, y avait officié pour la dernière fois. Charlemagne y fonda une basilique en son honneur. Un prieuré de bénédictins y fut installé au Xe siècle et transformé en abbaye au XVIIe siècle.

Patrie de la tragédienne Catherine Joséphine Duchesnois (1777-1835

 

Par contre, je ne sais pas pourquoi la ville a pris le nom de l'évêque d'Angoulème que je ne trouve nulle part - et je reviens toujours sur l'Abbaye de St Saulve à Montreuil sur Mer !!! Alors André une petite explication !!

Bon et bien je viens de trouver grâce à vous André et à votre "St Léonard de dunois" :

"Salve ou Saulve, évêque régional d'Angoulême, envoyé en mission dans la région de Valenciennes, tué avec son compagnon"

Roselyne


(disponible pour TOURNAI et MONS (B) et épisodiquement LILLE
Janine-marie-eudoxie
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: vendredi 8 décembre 2006 20:39



Inscrit le: 27/10/2005
Messages: 12 104
Bonsoir,
Un petit coucou à tous nos amis et notre cher André.
Bonne soirée.
Janine
Jean-Pierre.P38
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: vendredi 8 décembre 2006 22:57



Inscrit le: 01/09/2005
Messages: 1 129

Bonsoir tout le monde,

SAINT-GIRONS:

Saint-Girons (occitan : Sent Gironç) est une commune française, située dans le département de l'Ariège et la région Midi-Pyrénées. Ses habitants sont appelés les Saint-Gironnais.

La ville est établie au centre d'un bassin, au contact de la montagne et des plaines et côteaux, enfin au confluent de la vallée du Salat et de deux affluents, le Lez et le Baup. Tout cela lui donne une position de carrefour.

La ville apparaît assez tardivement, mais son histoire ne peut pas être séparée de celle de la cité voisine de Saint-Lizier, fondée par les Romains. Du fait de la présence d'un site défensif, c'est à Saint-Lizier que les Romains établirent, sous le nom de Lugdunum Consoranum, le siège de la civitas des Consorani. Cette cité devint, par la suite et jusqu'en 1789, le siège d'un évêché.

Inversement, le site de Saint-Girons ne connut, pendant longtemps, que des entrepôts, en bordure du Salat, et quelques villae.

C'est vers 1100 que Saint-Girons apparaît en tant que ville, à la suite d'une période, l'An Mil, qui voit de profondes transformations dans l'Occident. La chrétienté n'est plus assiégée et va se développer tant d'un point de vue économique que démographique. Les populations qui s'étaient, au cours des siècles précédents, repliées dans les zones de montagnes, plus difficilement accessibles, descendent vers les plaines et vont peupler les villes ou en fonder de nouvelles. Le mouvement se poursuit, à tel point que, au XIIIe siècle, la ville de Saint-Girons se donne, sur la rive opposée du Salat, la rive gauche, un nouveau quartier, une Villefranche. La ville se développe, lentement, à l'intérieur de ses fortifications. Le bâti est peu dense, les jardins nombreux, même si la trame des rues est serrée dans le centre de la ville.

Avec le XIXe siècle, la ville va s'étendre au-delà de ses fortifications transformées en boulevards.

Vers la fin du XIXe siècle, le chemin de fer arrive à St Girons qui se trouve reliée, au nord au réseau national, la ligne Toulouse-Bayonne. Les liaisons locales ne sont pas oubliées. Une ligne est construite pour atteindre la préfecture voisine : Foix ; une autre pour remonter la vallée du Lez vers Castillon ; une dernière est construite pour remonter la vallée du Salat. Elle doit même franchir les Pyrénées pour atteindre l'Espagne par le tunnel de Salau. La ligne n'ira pas plus loin que la gare « internationale » jamais construite d'Oust-Seix.

Vers 1960 circulent les derniers trains de voyageurs sur la ligne Toulouse. Les derniers trains de marchandises sur cette meme ligne circulent au début des années 1970. Puis la route prend le relais du rail. Aujourd'hui, seul le bâtiment de la gare subsiste de cette époque. Les derniers trains de marchandises amenaient, sur St Girons, le bois utilisé par les papeteries de Lédar, la grande industrie implantée localement dès le XIX° siècle.

Blason de saint-Girons 

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de Saint-Girons :

« D'azur, à une cloche d'or. »
tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).

Personnalités liées à la commune

Roger Fauroux, ministre. Sylvain Dispagne, joueur de rugby. Gaston Massat, poète surréaliste

 Économie

Le XIX° siècle voit de nombreuses activités s'installer, le long du salat pour utiliser la force motrice des cours d'eau. Il y a, commme partout, des moulins à farine, des moulins à scier le bois, des forges. Il y a aussi des moulins à fouler qui servent pour l'industrie textile. Le Salat, les moulins, le bois et l'industrie textile vont être le point de départ de deux aspects qui vont marquer l'histoire locale.

C'est d'une part, un enfant du pays, Aristide Bergès qui invente, loin de St-Girons et des Pyrénées, certes, mais dans les Alpes, l'hydro-électricité, en récupérant le principe du fonctionnement des moulins, la roue qui devient la turbine des centrales électriques.

C'est, d'autre part, l'apparition des premières papeteries, qui vont prospérer en profitant des eaux limpides qui descendent de la montagne, parfois aussi des bois de la montagne. De ces usines, il en reste encore une dans la ville elle-même, dans le faubourg de Lédar. Elle alimente en papier la presse régionale. Une autre subsite dans l'agglomération de st girons, en amont de la ville, à La Moulasse dans la commune d'Eycheil. C'est l'usine de papier à cigarette JOB. Une troisième s'est maintenue, plus en amont, sur le Lez, l'usine Martin d'Engomer. Il y a encore une vingtaine d'années, on en comptait une quatrième, en aval de la ville, à St Lizier. Elle a disparu dans le courant des années 80. Cette disparition illustre bien les difficultés de ces usines dans le monde actuel. Restructurations, changements de propriétaires et vagues de licenciements ou de pré-retraites ne font que se succéder.

La localisation de ces entreprises illustre un autre aspect du développement local : les activités s'implantent de plus en plus en dehors de la commune de St Girons et dans les zones industrielles ou de services qui ont été mises en place au niveau de l'agglomération, en particulier sur les communes de Lorp et de St Lizier.

 

 Cordialement JP

 
Agrandir
Athénaïs
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: vendredi 8 décembre 2006 23:23



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Jacqueline.M283
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: samedi 9 décembre 2006 10:31



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Messages: 2 969

Bonjour André, toutes et tous,

9 Décembre, Saint Pierre-Fourrier, Sainte Léocadie ... petite commune des Pyrénées Orientales, au coeur de la Cerdagne. Sainte Léocadie est composée de 4 hameaux où vivents environ 175 habitants.

Petit village, certes, mais riche d'un patrimoine architectural et religieux, Eglise XIIème siècle, que vous pouvez découvrir sur www.sainte-leocadie.fr  Je vous invite à y aller faire un tour ... hier les Mauges, aujourd'hui la Cerdagne ... mais toujours les guerres de religion.

Quoique vous fassiez ce week end, je vous le souhaite agréable ... Amicalement, bisous Jacqueline Coët.

André.V21
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: samedi 9 décembre 2006 16:20



Inscrit le: 26/08/2005
Messages: 1 591

Bonjour Jacqueline,

Encore une fois la 1ère! à la distribution des prix, à la fin du 1er trimestre, tu es bien plaçée pour le prix d'excellence!

bravo pour Léocadie! j'en ai parlé en page 18 sur "étymologie..."je ne pensai pas qu'une bourgade s'appelle de son nom d'origine grecque! cette sainte martyre, pour une noble et à cause de sa foi, a enduré le pire sort qu'on réservait aux esclaves!je vais visiter de ce pas le site que tu nous propose! c'est chouette parfois de ne pas chercher! ça tombe tout cuit dans l'assiette! parfois on en a besoin! tu me comprends!

Drole de destin pour ce Pierre Fourier, curé de Mattaincourt, surnommé "la petite Genève"pour le nombre élevé de protestants! et dire que notre brave Richelieu l'exila en Franche-Comté, du coté de Gray! Pas bonne du tout la décision du ministre!

Au fait, un fourrier, ça te dit quelque chose!

AMICALEMENT, André

 

Roselyne 2
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: samedi 9 décembre 2006 19:46



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Messages: 10 740

Bonsoir André, Janine, Claire, Jean Pierre, Jacqueline etc etc etc

Je vous parle de  SAINT WAAST LA VALLEE

Saint-Waast-la Vallée est une commune française, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais. La graphie officielle de l'INSEE est Saint-Waast.

Les habitants de Saint-Waast sont les Védastiens.

Personnalités liées à la commune [modifier]

La Tour au Bois

La Tour au Bois fut probablement bâtie vers 1170 par Bauduin V, Comte de Hainaut. Avec les tours de Beaufort, Monceau Saint Waast et Sars-la-Bruyère, elle constituait une ligne de défense renforçant la frontière sud du Hainaut contre les Seigneurs d'Avesnes.

La Tour au Bois

A la fin du quinzième siècle ou au début du seizième, la tour subit des aménagements importants, encore visibles aujourd'hui : division du cellier en deux niveaux, voûtement des étages supérieurs, ouverture de baies, aménagement de cheminées.

En 1970, un chantier de jeunes entreprend des travaux de sauvegarde et de consolidation, qui furent récompensés un an après par la Caisse Nationale des Monuments Historiques.

La Tour, propriété de la Commune, est classée à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 6 mai 1992.

Quelques années plus tard, de nouveaux travaux la mettent en valeur : les douves sont curées et remises en eau, la tour est couverte, les murs sont confortés.

Le blockhaus de la Perche-Rompue témoigne de l'héroïque mais tragique résistance du Capitaine Ballif et de ses quatre hommes à l'invasion allemande, le 22 mai 1940.

Le château de Rametz

Au Moyen Âge, ce château était une place forte contrôlant la route Bavay-Gommegnies. Sa cour carrée entourée de douves, encadrée de remparts, était dominée par un donjon, fermée par quatre tours et des murs de courtine.

Il a d'abord appartenu à la famille de Proisy, puis en 1325 à la famille d'Yve, avant de devenir propriété des Butron de la Torre en 1766. Au dix-neuvième siècle, il passe par un mariage dans celle du Comte Charles-Gérard Le Mesre de Pas, le propriétaire actuel.

En 1825, son bisaïeul transforme la forteresse. Il ouvre la cour en ne gardant qu'un seul côté de l'enceinte. Il conserve également le bâtiment principal, comprenant le donjon et la tour de guet accolée, mais aussi les deux tours d'angle. L'une est une chapelle du dix-septième siècle, l'autre un pigeonnier.

L'ensemble siège au milieu d'un parc de quatre hectares aux essences variées.

Château de Rametz

Le bandit Moneuse

Douai, le 18 juin 1798. Sur la place du marché, la lame de la guillotine scelle dans l'histoire le destin du védastien Moneuse, commerçant selon son état civil, bel homme selon les dames, détrousseur de jupons selon les maris jaloux, mais surtout criminel et voleur selon les jurés qui le condamnèrent à l'échafaud.

Le grand-père d'Antoine-Joseph mourut en prison de Saint-Omer, alors qu'il purgeait une peine de quatorze ans pour avoir volé les troncs d'une église.

Antoine, le père de notre bandit, meunier, s'établit en 1763 à Marly dans le moulin face au gibet de Valenciennes. C'est là que naquit en 1768 Antoine-Joseph.

En 1776, la famille s'installe à Saint-Vaast-les-Vallées. Sa lourde hérédité ne lui donnait pas, il est vrai, les meilleures chances. Toutefois ses frères eurent tous une vie tranquille.

 

SAINT VAAST

 Évêque, fête le 6 février. (Vaast, ou Gaston ou Vedast). Patron principal du diocèse d'Arras.

Originaire du Périgord, Vaast (ou Gaston) appartenait au clergé de Toul lorsqu'il se vit confier la charge de préparer Clovis au baptême. on raconte que, passant par Toul après sa victoire à Tolbiac, Clovis se serait enquit d'un prêtre capable de l'instruire rapidement des vérités de la foi. C'était la réalisation du vœu qu'il avait fait de se convertir au Dieu de Clotilde, son épouse,  s'il gagnait la bataille.  Vaast l'accompagna à Reims et le prépara au baptême. Saint Rémi ayant eu l'occasion d'apprécier le catéchiste du roi, lui conféra l'épiscopat et l' envoya aux Églises d'Arras et de Cambrai dévastées par les invasions. 

Près de l'abbaye trappistine de Belval dans la région de Saint-Pol-sur-Ternoise, à l'entrée de l'église de Troisvaux, un bas relief représente un évêque avec, à ses pieds, un ours bien docile. Il s'agit d'une légende magnifique qui résume sous forme imagée et symbolique une réalité importante: la croix qui fait reculer et adoucir le barbare. Nous sommes en l'an 500, il y a quelques mois, à Noël 499, Clovis, roi des francs a été baptisé à Reims. Vaast moine retiré dans la région de Toul avait été choisi par le roi pour lui expliquer la religion chrétienne dans laquelle il a décidé d'entrer. Il est nommé évêque d'Arras. Autrefois la région a été évangélisée, maintenant l'église est abandonnée des hommes, elle est envahie par les animaux.  Vaast rencontre un ours dans les ruines ; il commande à cet animal de ne pas lui faire de mal, et de bien vouloir laisser la place aux croyants . A Arras, comme en Champagne, le nouvel évêque guérit aveugles et boiteux. Il apporte l'espérance chrétienne à toute une population qui devient capable de voir la vérité et de marcher dans la foi. En quarante ans de présence Vaast évangélise son diocèse. il meurt le 6 février 539. Saint Vaast est le patron de l'Église qui est à d'Arras. 73 paroisses comme celle de Troisvaux portent son nom. Le 6 février est jour de fête pour tous ceux et celles qui participent à porter l'Évangile du Christ aux quatre coins du diocèse. Après quarante années d'évangélisation, 

 


(disponible pour TOURNAI et MONS (B) et épisodiquement LILLE
Isa T.
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: samedi 9 décembre 2006 20:27



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Messages: 1 016

Bonjour André

 Embarassed Je viens juste de découvrir ta file. J'habite à Mont Saint Aignan, au Nord de Rouen 76 et suis née à Saint Léger du Bourg Denis qui est, je crois la réunion de deux villages : Saint Léger, et le Bourg Denis . Henri IV aurait séjourné dans le château du village, transformé en ferme quand j'étais ado (peut être toujours une ferme je me renseignerai).

Dans ce village, coule un ruisseau, l'Aubette, qui se jette dans le Robec, rivière maudite parait-il parce que pendant une procession religieuse à laquelle participait Henri IV, la croix tenue par le prêtre ? serait tombée à l'eau.

Rivière très joliment aménagée maintenant.

Bon week end. Isa


Pour déposer vos demandes (2 maximum par personne) :
Adresse e-mail (remplacer @ par arobase) – commune – date – nature de l’acte – nom de l’intéressé(e). Il manque un de ces éléments = pas de réponse à votre demande = pas de recherche.
Cordialement, Isa
Roselyne 2
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: samedi 9 décembre 2006 21:03



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Messages: 10 740

Bonjour Isabelle,

Voilà ce que j'ai trouvé sur saint Léger du Bourg-denis

Noms successifs :

  • Bordeniacum, nom latin du village
  • Bourdegni
  • Bourdigni
  • Bourdeni
  • Bourdeny
  • Vers 1814, un employé de la préfecture confond l'église (St Léger de Bourdeny) et le village qui devient St Léger du Bourdeny
  • Un autre employé a tout faux et le village devient, à cause de lui, St Léger du Bourg-Denis, sans qu'il n'y ait jamais eu ni bourg, ni Denis

A 15 minutes de la cathédrale de Rouen, intégrée à l'agglomération rouennaise (33 communes) et bénéficiant de tous les avantages correspondants, la commune conserve néanmoins tout le charme de la campagne : une vallée verdoyante, la rivière l'Aubette, affluent de la Seine, des sentiers de grande et petite randonnées pédestres (l'un fait le tour de St Léger), des collines calcaires classées espace naturel sensible, une flore et une faune exceptionnelle (la violette de Rouen, espèce en voie de disparition, et quelques variétés d’orchidées y ont trouvé refuge / chevreuils, sangliers...)

Jadis maraîchère et industrielle, la commune réussit à le demeurer encore, tout en constatant un net recul des exploitations agricoles, au profit des résidences. Un nouveau quartier est en train de se construire dans le riant Val aux Daims.
Outre son camping, St Léger possède une église du XVe siècle rectifiée XIXe, des châteaux du XVIIe et du XIXe siècles, divers moulins, une cheminée d’usine sauvée de justesse, une cité commerciale, 3 restaurants, divers médecins et spécialistes, une pharmacie.

                  

 

Histoire de saint Léger


Léger ou Léodegar, fut évêque d’Autun au VIIé siècle. Sa bonté, son courage et la grande fermeté de ses convictions, le font remarquer dans un monde de guerre, d’intrigues et de trahison.

A la mort du roi Dagobert l’occident est alors partagé en quatre royaumes et Clovis II, l’un des premiers rois fainéants, va régner sur la Neustrie et la Bourgogne avec le concours d’Erchinoald, maire du palais.
A la mort de Clovis II la reine, canonisée plus tard sous le nom de sainte Bathilde, fut nommée régente des trois royaumes : Neustrie, Bourgogne, Austrasie.

Elle appela à son conseil, Léger, qu’elle avait remarqué pour ses grandes qualités de sagesse et de bonté.
Sur les conseils de Léger, elle abolit l’esclavage dans lequel les populations d’origine gauloise étaient tenues, elle acheta les enfants vendus en esclavage par leur mère.
A la mort du Maire du Palais, Erchinoald, Ebroïn fut élu par les membres du conseil des leudes. Il se révéla vite comme un homme ambitieux et dénué de scrupules. Sur les conseils de Léger, la reine Bathilde, régente, le déposa et l’envoya au monastère de Luxeuil.


Une révolution de palais ramena Ebroïn au pouvoir ; celui-ci résolut de tirer vengeance de Léger, revenu dans l’évêché d’Autun. Réunissant une armée il fit le siége devant Autun.
Pour épargner à sa ville les misères et souffrances d’un assaut, l’évêque Léger décida de se livrer à son ennemi à condition que les habitants soient épargnés.
Ebroïn se saisit du saint évêque, le fit conduire dans une forêt où il fut abandonné, les lèvres coupées, la langue arrachée et les yeux crevés. Neuf jours après, les soldats revinrent, étonnés de le trouver encore en vie ; Ils le cachèrent dans un monastère où il vécut dans la souffrance et la prière. Ebroïn ayant retrouvé sa trace le fit égorger.

Sa tombe dans un bois près d’Arras, fut, semble-t-il, le théâtre de nombreux miracles. Il fut canonisé sous le nom de saint Léger et se fête le 2 octobre jour de son martyre.


(disponible pour TOURNAI et MONS (B) et épisodiquement LILLE
Jacqueline.M283
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: samedi 9 décembre 2006 21:07



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Bonsoir André, ... Merci de me mettre sur les rangs pour le prix d'excellence ... je dois direEmbarassed en toute modestie Embarassed que j'en ai souvent reçu (ce qui faisait la grande fierté de mon papa!) ... à propos, depuis la réforme des Armées, je ne sais pas s'il y a toujours des postes de fourrier ? 

André, je me permet de souhaiter la bienvenue à Isa ... et remercie Roselyne de nous faire découvrir "son" Nord ... J'avoue que je n'avais jamais entendu parler de cette petite commune de Sainte Léocadie ... grâce et pour cette file je fais des recherches, j'en suis ravie et très heureuse de vous faire partager mes découvertes.

Bonne nuit tout le monde, bisous Jacqueline Coët.

André.V21
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Envoyé le: samedi 9 décembre 2006 21:44



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Messages: 1 591
Bonsoir à toute la file,
je suis particulièrement enervé ce soir, c'est le 3ème mess
age que je poste et qui ne part pas pour "error!"
et je suis sur que celui la qui ne contient rien va partir!
André
Jean-Pierre.P38
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: samedi 9 décembre 2006 21:56



Inscrit le: 01/09/2005
Messages: 1 129

Bonsoir André.V21 ,

J'ai le meme probleme que vous.

J'essayerai plus tard ou une autre fois.

    Cordialement JP

André.V21
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: samedi 9 décembre 2006 21:58



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Bonsoir Isa,

Bienvenue sur cette file! dommage que vous ne l'ayez pas repérée plus tot! on en découvre des choses et on se fait plaisir! Bien sur Jacqueline que tu as eu raison de lui faire un petit coucou de bienvenue! on s'est déjà croisé sur d'autres files avec Isa! mais ça faisait longtemps que nous n'avions pas échangé de messages!

Isa nous parle de son village et de St Léger et notre spécialiste nordiste nous sort l'historique! Bravo pour la rapidité! et quel condensé! beaucoup plus que je ne connaissais! Roselyne concourt pour le prix de la recherche! en tout cas chapeau !juste un petit rajout, le dicton, Blink à Jacqueline :"A la St Leger, faut se purger!"

Gaston, Vaast! quelle relation? la langue germanique avec "gast" qui veut dire hote! et donne Vaast en Flamand et Gaston en roman!

Quant au fourrier, je recherche l'origine du mot qu'on retrouve dans les armées et dans les monastères avec la soeur fourrière!

Bone nuit,André

Roselyne 2
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Envoyé le: samedi 9 décembre 2006 22:35



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Bonne nuit André, Jacqueline et Jean Pierre,
Merci beaucoup si je suis sur la liste du "Prix de recherche" quelle chance !
bon week end
Roselyne
(disponible pour TOURNAI et MONS (B) et épisodiquement LILLE
Marie-France.T29
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: samedi 9 décembre 2006 22:51



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Messages: 3 226
salut Roselyne!!
je pensais justement a ca,que tu ferais une bonne recherchiste!!!!
bizzzzzzzzzzz
marie-france
J'ai le Tome 1 et 2 des Bateliers Smile
Jean-Pierre.P38
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: dimanche 10 décembre 2006 00:12



Inscrit le: 01/09/2005
Messages: 1 129

Bonsoir tout le monde,

Je refais un essais.

SAINT LIZIER

A     R     I     E    G    E    -   P     Y     R     E     N     E    E   S
ST-LIZIER
en Couserans
St-Lizier, 2000 ans d'histoire

HISTOIRE

Les grottes proches de St-Lizier laissent supposer qu'il y eût là un habitat préhistorique. Quant à l'histoire de la cité, elle peut être divisée en 3 périodes d'inégales durées: l'époque gallo-romaine, l'évêché et le chef-lieu de canton.

La civitas gallo-romaine
A partir de 121 av. J.C, la domination romaine s'étend sur les Volques du Toulousain et sur leurs vassaux, au nombre desquels on compte les Consorani qui peuplent alors l'actuel Couserans (Couserans vient de Consorani). Celui-ci est alors rattaché au Comminges (dans le département de la Haute-Garonne), qui appartient à la grande région Aquitaine.

A la fin du III ème siècle, sous Dioclécien et Constantin, le territoire des Consorani forme, avec 8 autres cités, la province de Novempopulanie. A l'image de la Gaule, le Couserans jouit alors de la Pax Romana.

Des vestiges de cette époque ont été remployés dans les constructions médiévales. La crainte des invasions fit cerner la cité de remparts qui se developpent encore sur 750 mêtres.

Un évêché (de 350 à 1801)
Le 1er évêque du Couserans fut St Valier dont la tombe fut identifiée miraculeusement au VIe siècle. Le Saint parut intact, couché sur des feuilles de laurier. Ces feuilles et des fragments de vêtements servirent de reliques auxquelles furent attribuées de nombreux miracles.

C'est l'évêque Glycérius (VI ème siècle) qui canonisé devint St Lizier, et donna son nom à la cité. Son culte se répandit dans toute la région pour son efficacité à lutter contre la rage, les maladies mentales et le mal blanc des enfants.

Un renouveau religieux eut lieu à la fin du XI ème siècle qui se concrétisa par le début de la construction de la Cathédrale Notre-Dame de la Sède et de l'église Saint-Lizier.

Si, individuellement, il a pu y avoir des Couserannais cathares, l'ensemble de la région n'a pas été gagné par la nouvelle doctrine.

St-Lizier possédant les reliques d'un saint, vénéré au delà de la cité, fut une étape d'une route secondaire du pèlerinage à Compostelle. Une confrérie de St Jacques y fut créée en 1533. Sous le porche de la cathédrale, une porte au linteau orné d'une coquille donnait accès à une chapelle dédiée au saint.

L'évêque Hector d'Ossun (XVI ème) eut à faire face au protestantisme, ce qu'il fit en prenant les armes. C'est lui qui est à l'origine de la construction de l'hôpital.

Les rites païens étaient encore très présents dans le diocèse, ce fut l'évêque Bernard Coignet qui décida d'entreprendre des réformes (ouverture d'un séminaire, organisation de retraites, catéchisme, processions... ). Il fit agrandir l'hôpital (Hôtel-Dieu) et édifier une somptueuse demeure: le Palais des Évêques (XVII ème).

Le pontificat qui marqua le diocèse fut celui de Joseph de St André de Marnays de Vercel qui se consacra à l'aide aux malheureux. Il fit reconstruire l'hôpital avec sa pharmacie.

C'est à la période révolutionnaire que fut supprimé l'évêché ce qui priva St-Lizier d'une partie de son activité et de son prestige. Depuis 1910, l'évêque de Pamiers a ajouté à son titre Couserans et Mirepoix.

Un chef-lieu de canton
En contrepartie de la perte de l'évêché, St-Lizier espérait devenir chef-lieu de canton avec St-Girons, les deux villes n'en faisant qu'une, disait-on alors. Déception: le Couserans fut réuni au comté de Foix pour former le département de l'Ariège et St-Girons fut choisie.

 

 Pour infos:car trop long

http://www.histariege.com/saint_lizier.htm

               Cordialement JP

claire out !
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Envoyé le: dimanche 10 décembre 2006 09:28


Inscrit le: 17/08/2006
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Bonjour à André et à ses fidèles,

Je remercie particulièrement Jean-Pierre qui a évoqué l'Ariège, où j'ai passé deux mois après la dernière guerre. J'y suis revenue plus tard. Ce n'était pas dans un village "Saint" mais à Albiès. Le grand oncle qui m'a recueillie pendant cette triste période était de Saleix, petit village haut perché et déserté que des irreductibles fleurissent, embellissent et entretiennent, en particulier le cimetière.

Aujourd'hui, je propose à André et à ses "Prix d'excellence" (coucou Jacqueline, Roselyne, Janine et j'en oublie...) de nous conter l'histoire des villages qui portent le nom de SAINT JACUIT (de la MER, des PINS, du MENE...)

Bon dimanche à toutes et tous. Bises - Claire.

Jacqueline.M283
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: dimanche 10 décembre 2006 09:56



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Bonjour André, Claire, toutes et tous,

Vite, vite un petit mot ... 10 Décembre, Saint Romaric (Remiremont), Sainte Gemmelle (beaucoup de communes Sainte Gemme mais pas Ste Gemelle ...), Sainte Eulalie (rien) ... nous reste les Saint JACUT de Claire ... Saint Jacut de la Mer je prend mais pour demain car là je me fais "belle" et nous partons à un anniversaire "140 bougies" !!! 

Bon Dimanche à vous tous, Amicalement, bisous Jacqueline. 

Roselyne 2
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Envoyé le: dimanche 10 décembre 2006 09:59



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Bonjour André et son fan club -

Claire je vais vous satisfaire mais pourquoi Saint Jacuit - j'ai cherché et c'est Saint Jacut !!

Saint-Jacut-de-la-Mer est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Enchâssée entre deux langues de mer, la baie de Lancieux et la baie de l'Arguenon, Saint-Jacut est une presqu'île particulièrement bien protégée des vents, isthme rocheux s'enfonçant dans la Manche sur près de 3 kilomètres. C'est en poursuivant votre périple sur le littoral, venant de Lancieux par le sentier douanier, que vous arriverez à la baie de Beaussais, presque à la limite de Trégon et Saint-Jacut, tout au fond de la baie de Lancieux. En venant de cette même commune il vous est loisible d'accéder plus rapidement à la presqu'île : attendez la marée basse, partez de la pointe de Lancieux ou de Buglais et traversez la baie. Le plus souvent au sec, quelques dizaines de mètres dans l'eau jusqu'aux chevilles, vous y amèneront douze fois plus vite ... mais sans passer par ces petits pays qui font aussi le charme de Saint-Jacut : la Pointe de la Justice, la plage de la Manchette, celle de la Pissotte ou encore le petit port du Châtelet.

Cartes Postales L'Eglise 22750 ST JACUT DE LA MER Côte d'Armor (22)

 

L'association des Amis du Vieux Saint-Jacut est née au début des années 80, pour raconter le. souvenir de l’histoire locale et des pays d’alentour, jusqu’à Créhen, Corseul, le. Frémur et Saint-Briac. Elle relate l’histoire des gens, des bateaux, , de la pêche, des lieux et des  constructions, depuis le temps où la mer recouvrait Saint-Jacut, un siècle avant notre ère. Landoac, appelé également Landoar, existait déjà avant que Saint-Jacut n’arrive avec sa famille vers le Vl' siècle pour fonder son monastère. 

Histoire et legende 
L'histoire de Saint-Jacut a été écrite vers l’an 1000, à partir de la transmission orale des récits. Celle de Saint-Jacut se confond avec celle de Saint-Guénolé, son frère, qui a construit l'abbaye de Landevennec dans le Finistère, de Saint-Guéthenoc, son frère jumeau, de Sainte-Klervi, sa sœur, tous arrivés pacifiquement d'Irlande. Au moyen âge, l'abbaye fait vivre Saint-Jacut. Les premières maisons sont construites en remontant petit a petit sur la grande rue, baptisée alors chemin de l'abbaye. Le premier port construit par les moines est celui de la Banche. Ceux-ci se laissent porter par la marée montante pour atteindre la rive opposée de l'Arguenon à Saint-Jaguel. Au retour, ils profitent du courant inverse pour redescendre vers le port de la Banche. 

Les Normands, en envahissant la presqu’île en conquérants au IXème siècle, ont tout massacré et fait fuir les moines. Au XIIIème siècle, l'abbaye connaît un nouvel essor avec son prieur qui accède au rang d’évêque avec droit de haute et basse justice, et fait bâtir les prieurés de Saint-Jacut les Pins et Saint-Jacut du Méné. Au XVème siècle, les moines construisent les digues pour garantir le passage de l’isthme et préserver les terres de l’envahissement de la mer. Puis l'abbaye déclinera jusqu’à la révolution. Pillée, elle ne sera remise en état qu’en 1875 par les sœurs de Saint-Méen. La congrégation, composée aujourd'hui d'une dizaine de membres, assure un service de pension de famille et d'accueil pour des séminaires ou des retraites spirituelles

 

L'âne qui devient moine

 

(Paul Sébillot, "Toutes les joyeuses histoires des pécheurs jaguens", Edition Arbre d'or)

 

Il était une fois à Saint-Jacut un meunier qui avait un âne et tous les soirs il l’attachait avec une longue corde auprès de son moulin afin qu’il pût paître tout à son aise. En ce temps-là il y avait aussi à Saint-Jacut des moines qui allaient la nuit dans les champs pour y voler ce qui se trouvait à leur convenance.

    

Une nuit qu’ils retournaient à l’Abbaye après une abondante cueillette, il virent l’âne qui paissait au pied du moulin, et ils se dirent :

- Il faut prendre cet âne pour porter notre butin et, quand nous n’en aurons plus besoin, nous irons le vendre.

- Bien, dit le supérieur ; mais pour qu’on ne s’en aperçoive pas, tu vas, dit-il à un des moines, te mettre à la place de l’âne, attaché comme lui, et quand le meunier viendra, tu lui diras que tu avais été changé en âne et que ton temps est fini.

     

A deux heures du matin, le meunier eut besoin de son âne, et il sortit pour le prendre ; mais à sa place il vit au clair de lune un moine.

- Qui est là ? cria-t-il.

- Votre âne, répondit le moine d’un ton de pénitent.

- Par ma fa, mon fû, dit le meunier, mon âne prêche don’ asteure. (1)

- J’étais condamné, dit le moine, à faire pénitence de mes péchés sous la forme d’un âne ; mon temps est fini, et je suis redevenu moine.

- Par ma fa, mon fû, répondit le meunier, tu peux t’en aller ; j’nai pas affaire de ta ; n’est pâ ta qui iras me queri’ des pouchées ni les porter su’ ton dos. (2)

 

Le moine retourna à son couvent ; quand il fut jour, le meunier dit à sa femme :

- Dis don’, Félie, sais-tu ben, notre âne ! Hé ben ! ’était un moine qu’était à faire pénitence en âne, et quand il la za zeue finie, il a été démorphosé et est redevenu moine.

- Par ma fa, mon p’tit fû, dit la femme, j’étas ben en païne c ’qu’il avait à batt’e si souvent d’la goule : ’est qui disait son bréviaire. (3)

 

Quand arriva l’été, les moines qui n’avaient plus affaire de l’âne allèrent pour le vendre à la foire de Plouër et, comme

c’est le pays aux ânes, le meunier y vint aussi pour en acheter un. Lorsqu’il vit celui que les moines avaient amené, il dit à sa femme.

- Ergarde, Félie, Dieu me danse , mon fû, paraît que l’moine ara cor fait queuque bêtise, le v’la cor tourné en bourrique.

    

En voyant un de ses voisins, il lui dit :

- Par ma fa, mon fû, n’allez pas acheter une bête de même ; n’est pas qu’o (qu’elle) ne vaut ren ; mais en lieu d’eune âne, dans huit jou’s, v’arez un moine à vot’e porte ; regardez-le : i’ bat cor des lèvres, il est à dire son bréviaire.

 

Pendant toute la foire, il resta auprès de l’âne, et quand il voyait quelqu’un s’approcher pour le marchander, il lui racontait les mêmes choses, de sorte que personne ne voulut l’acheter, et les moines furent obligés de le ramener à leur couvent.

 


(disponible pour TOURNAI et MONS (B) et épisodiquement LILLE
Janine-marie-eudoxie
Tour de France des noms SAINTS de VILLES ou VILLAGES !
Envoyé le: dimanche 10 décembre 2006 13:23



Inscrit le: 27/10/2005
Messages: 12 104
Bonjour,
Il y a bien des villes se nommant :

Sainte Eulalie

Région : Rhône-Alpes
Département : Ardèche (07)
Code postal : 07510
Habitants : 302
Surface : 22 km²

pas grand chose sur cette petite ville, mais pleins d'autres Sainte Eulalie sur Google.

A tout à l'heure.


Janine