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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Forums Généalogie

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 10:30



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour à tous

Toujours dans la liste fournie par Jean, je me suis penchée sur le fabricant de houppes.
J’ai cherché la définition du mot houppe, et j’en ai retenu deux qui nous permettent de découvrir deux métiers d’autrefois.

1)Houppe: Article de passementerie de formes variées, consistant en une touffe de fils de laine ou de soie, maintenus par un cordon, une bague de bois recouverte de fil ou un anneau de tissu. La fonction traditionnelle de la houppe est la décoration d’ameublement. On en fit grand usage à la fin du siècle dernier pour orner les cordons des rideaux drapés, les meubles rembourrés, les baldaquins et les portières. Les houppes sont également très prisées comme ornement militaire sur les uniformes et les caparaçons de chevaux.




Donc le professionnel qui fabrique ce type de houppe est un...

Passementier

Tisseur spécialisé dans la fabrication des passements et autres articles de passementerie et personne qui les vend.




Saint-Etienne était la capitale du ruban. C'est là qu'au XIXème siècle on trouve la plus forte concentration de passementiers. Leur dénomination vient du passement, ruban qui bordait les vêtements. Auparavant on les appelaient plus volontiers tissotiers ou ribandiers.

Le passementier, tout comme le canut, travaille sur un métier à tisser. Il est très dépendant du fabricant. C'est chez le fabricant que le passementier ira tout d'abord chercher l'ouvrage ; celui-ci lui lui fournit les fils de chaîne, parfois roulés sur les billots, les peignes, les cartons, et deux feuilles : la feuille de chargement qui indique le poids de la matière remise et les conditions de prix, et la feuille d'enfilage qui indique comment passer les fils dans les lisses.
Revenu chez lui, le passementier prépare son métier ; ce travail appelé "mise en train" peut durer de une à deux semaines. Sa femme ou ses enfants préparent les canettes. Le tissage proprement dit peut alors commencer. Il peut durer plusieurs mois pour un chargement.




Les autres ouvrages que peut fabriquer le passementier sont des guipures, des campanes, des crespines, des houpes, des gances, des lacets, des tresses, des aiguillettes, des cordons de chapeaux, des boutons, des cordonnets, des rênes, des guides & autres ouvrages & marchandises semblables.





Métier et bibliothèque de passementier.
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 10:33


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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 10:38



Inscrit le: 11/02/2006
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2)Houppe à poudre de riz.

Depuis l’utilisation de poudre pour poudrer les visages ou les perruques ,la houppe la plus appréciée fut la houppe de cygne.



Nana.Manet.1877.Dans sa main, Nana tient une houppe de cygne.

De fait,à part le cygne, on utilisait d’autres volatiles pour fabriquer ces houppes, par exemple l’oie.

Le professionnel concerné dans ce cas est...

le chamoiseur

D’abord un petit éclaircissement :
Le métier de blancher ou mégissier et celui de chamoiseur se rattachent à la tannerie, c'est-à-dire à la transformation des peaux en une matière imputrescible : le cuir. Mais la tannerie proprement dite s'effectuait autrefois à l'aide d'écorce de chêne pulvérisée, le « tan », alors qu'en mégisserie l'agent tannant est l'alun, un minéral translucide et blanc, et en chamoiserie, l'agent actif est l'huile de poisson. Autre différence entre la tannerie, la mégisserie et la chamoiserie : la première transforme principalement les grosses peaux de vache, veau, cheval, destinées aux semelles et dessus de chaussures, aux selles, colliers, harnais, etc., tandis que la mégisserie et la chamoiserie utilisent les petites peaux de mouton et de chèvre pour la ganterie, les doublures ou les culottes de peau.
A noter aussi que les peaux traitées par le mélange d'alun, de sel, de farine de froment, parfois aussi de jaune d'œuf et d'huile d'olive, présentent au terme de leur traitement une couleur blanche, d'où le nom de « blancher » donné à l'artisan qui les prépare de cette façon.

Le tanneur et mégissier ont été étudiés en p11 et 57

Chamoisage

Aprés leur passage dans les foulons pour qu'elles s'imprègnent d'huile, les peaux sont exposées au vent, pendant un jour ou deux et cela cinq à six fois.




Les peaux, désormais chamoisées, passent au palissonnage, opération d'étirage qui consiste à les passer, dans tous les sens, sur une large lame demi-circulaire, non coupante, fixée verticalement sur un billot.



Au 20ème siècle commença l'utilisation de meules en remplacement du ponçage manuel. Les meules, recouvertes d'émeri et entraînées par un moteur, tournent avec rapidité afin de supprimer les résidus du côté chair des peaux.



Du côté fleur, ce même travail d'amincissement de la peau se nomme « dolage » et est effectué à l'aide d'un « doloir », large couteau qui ressemble à une spatule et que l'on fait glisser sur la peau.



Les peaux destinées à rester blanches sont exposées à l'action de l'air et du soleil, étendues sur un pré.



Les peaux sont teintes par immersion dans le colorant.



(à suivre)
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 10:44



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Maintenant voyons plus spécifiquement le travail sur les peaux d’oies.

La transformation des peaux d'oie est une activité spécifique qui se développe dans la Vienne à partir des années 1880 : quelques établissements se consacrent à la fabrication de houppes à poudre et de passementeries en duvet, exportées dans toute l'Europe et aux États-Unis .

Durant le XIXe siècle jusqu'à la seconde guerres mondiale, Poitiers était réputé pour ses établissements de préparation de peaux d'oies pour houppes, fourrures et passementeries. Les peaux d'oies blanches étaient au départ traitées à la chaux et à l'alun, puis vendues essentiellement à Paris et Berlin. Puis dans les années 1860, la préparation s'est modifiée et perfectionnée (......)On évalue de 200 à 400 000 le nombre de peaux traitées chaque année, avant 1914, en Poitou. Les débouchés sont, par ordre d'importance : l'Amérique, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie et la Russie.

Les oies blanches proviennent des cantons de Mirebeau, Neuville, Gençay, Lusignan... Les corps d'oies dépouillés sont consommés sur place ou expédiés à Paris, tandis que la peau est clouée pour être séchée à l'air libre. Dans le procédé ordinaire, les plumes sont enlevées et l'on ne conserve que les duvets proprement dits. Les peaux, après avoir été soumises à un bain de chaux, sont écharnées, c'est-à-dire débarrassées de tous les débris fermentescibles, à l'aide de couteaux circulaires. Le traitement à la benzine nettoie et absorbe ensuite toutes les matières grasses, qui sont employées pour la savonnerie. La peau avec son duvet est enfin soumise à divers apprêts analogues à ceux de la chamoiserie, mais plus délicats, puis lavée et essorée.



Personnel d'une tannerie de peaux d'oies dans les années 1940 à Montmorillon (Vienne), dans Le pays montmorillonnais deux siècles d'histoire d'une société rurale, par Y. Jean et G. Touraine, Brissaud, 1989 © Reproduction Service régional de l'inventaire de Poitou-Charentes / M. Deneyer, 1995


Dans les procédés nouveaux, on utilise des appareils mécaniques de foulage, brassage, ventilation, séchage qui augmentent le rendement et assurent aux peaux une extrême souplesse. Ce sont des machines à laver dites "barbottes", des essoreuses, des séchoirs à vapeur, etc. La maison Hambis complète l'apprêt par l'application à la préparation des peaux d'oies du procédé Barbe qui consiste en trois opérations :
1 - Benzinage et foulage mécanique en vase clos : les peaux à laver étaient placées dans des cuves qui étaient amenées sous des réservoirs de benzine et remplies. Le bain terminé, les peaux étaient placées dans une essoreuse. Elles étaient ensuite mises à sécher dans des pièces ventilées.
2 - Travail dans une atmosphère d'acide carbonique ou tout autre gaz inerte
3 - Récupération complète par évaporation à chaud et condensation à froid du solvant ou hydro-carbure employé.
L'opération peut avoir lieu en une heure environ et évite les dangers d'intoxication du personnel et les chances d'incendie.

Le fondateur de la maison Baillargeau, Léon Baillargeau, invente en 1923 un procédé de teinture indélébile lui permettant de livrer aux différentes industries s'y rattachant des peaux duvetées teintes dans toutes les nuances.

Après la seconde guerre mondiale, l'arrivée de matériaux synthétiques fut en grande partie responsable de la disparition de cette industrie locale.

(Sources Razzatrimoine industriel de Poitou Charente)


Le fabricant de houppes,à partir des peaux de cygnes ou d'oies chamoisées, fabriquait les houppes.

Bon dimanche à tous.




bisous
Jean.V268
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:21



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Bonjour Bénédicte, bonjour Joëlle, bonjour Khalida, bonjour à tous et à toutes,

Quels beaux articles sur les houppes ! Je ne savais pas que l'on tannait les peaux de cygnes et d'oies.


Après les "Sécheur de drêches", les "Sécheuses de morues" ...

Lorsque ma femme était écolière, son père la menaçait :

« Si tu ne travailles pas bien à l’école, quand tu seras grande, tu travailleras comme ouvrière au séchage des morues. »

Ils habitaient Bègles…

Cordialement

Jean
DOMY.S
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:26



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Bonjour et bon Dimanche à tous et toutes



L’histoire de la morue à Bègles
Bègles reste la capitale française de la morue durant près d’un siècle. Un statut original pour un port en eau douce, implanté bien loin des côtes atlantiques.

Si ce n’est la proximité de sa grande sœur Bordelaise, un des poumons du négoce au XIXe siècle, rien ne semble alors prédisposer Bègles à devenir en quelques années le grand centre morutier de l’hexagone.

C’est méconnaître les hommes d’affaires et leur logique mercantile qui propulseront ce discret port sur le devant de la scène en lui découvrant des atouts majeurs. Les terrains - ou "palus" - sont abondants et peu coûteux. Leur situation en bordure du fleuve permet l’accès direct des gabares à partir des voiliers. Le climat, doux et humide, est idéal pour le séchage qui se fait sur des pendilles, des galets ou plus simplement sur l’herbe. Les ruisseaux et les sources nécessaires au lavage et à la transformation du poisson sont omniprésents. La main d’œuvre est quant à elle importante et bon marché.

Le décor est planté, l’aventure peut débuter.


PendillesLa première sécherie - Varet et Cie - ouvre le 30 juin 1843. Leur nombre ne cessera de croître durant la seconde moitié du XIXe siècle : dix-neuf en 1876, trente-quatre en 1892. Elles reçoivent et travaillent près de 70% de la morue verte nationale. Cette intense activité positionne la ville et ses installations fluviales loin devant le port normand de Fécamp, ou le port basque de Bayonne, pourtant exposés aux embruns du grand large. Les effluves entêtantes de morue enveloppent Bègles. Au point que les Bordelais la surnomment avec une pointe de mépris "le faubourg des odeurs".

Le petit Port et le grand Port connaissent une impressionnante effervescence. Comme le note un chroniqueur de ce temps, "les morues sont transportées des voiliers ancrés en rade de rivière, en aval du pont Saint-Pierre (actuel Pont de Pierre), dans des gabares qui remontent lentement le fleuve jusqu’aux portes de Bègles. Elles y sont déchargées sur les épaules des Sangdious (portefaix) puis roulées en charrettes jusqu’aux sécheries (in "Fleuves et rivières du Sud-Ouest ; numéro d’hiver 1996). L’activité annuelle connaît deux grandes périodes de déchargement. En mai, les bateaux chasseurs - qui ravitaillent les goélettes en sel et apportent leur courrier - débarquent le fruit des premiers mois de campagne. En automne, les navires morutiers rapportent ce qu’ils ont pêché au cours des semaines précédentes. Durant le pic d’activité hivernal, le personnel dans les sécheries triple pour crever la barre des trois cents employés. Ouvriers, petits paysans béglais reçoivent le renfort de saisonniers originaires du Pays basque ou de l’Auvergne. Les journées de travail sont longues - douze heures quotidiennes, dimanche compris -, mais le salaire reste correct pour l’époque.

Une compensation minime pour un métier pénible.



La mémoire ne s’éteint pas
"La sécheuse de morue ’’ et la sécherie Sauveroche : deux hommages forts.
Digne dans son habit de fer, la Sécheuse de morue culmine à six mètres de haut, offrant son visage aux rayons de soleil comme aux coups de vent. A ses pieds, deux marins en cuivre semblent la soutenir. Elle trône au centre d’un rond-point, sur le chemin d’une zone d’activités. Mariage heureux du passé et du présent. La Sécheuse de morue est née en 2002, sous les outils du sculpteur béglais Michel Lecoeur. Elle rappelle à tous les automobilistes de passage que la morue a été laborieuse avant d’être gourmande et festive. Un bel hommage aux sécheuses, "héroïnes de l’ombre".

Quelques hectomètres plus loin, à proximité de la mairie, Sauveroche est devenue le site symbolique du patrimoine industriel local après la destruction de quasiment toutes les autres sécheries. Aujourd’hui, ses anciens couloirs de séchage intérieur et ses deux chambres froides ont été transformées en ateliers de sculpteurs, de verriers, de peintres. La vocation a changé mais le lieu reste chargé de souvenirs et de traces de son histoire. Principal témoignage de ce qu’il fut jusqu’au siècle dernier, une morue en céramique bleue et verte signée Buthaud, artiste bordelais internationalement reconnu, orne son fronton.

En outre, la ville abrite des maisons bourgeoises et prospères. Appelées "maisons de morues", propriétés de riches industriels ou négociants, elles ont fait l’objet d’une reconversion. Pour exemples les bâtiments qui hébergent l’école municipale de musique et le commissariat.




nous naissons, nous vivons, nous mourrons au milieu du merveilleux.


DOMY.S
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:27



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séchage de la morue à Bègles

nous naissons, nous vivons, nous mourrons au milieu du merveilleux.


DOMY.S
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:30



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Gaspésie > Gaspésie (général) [ - ]

La transformation de la morue ou le travail à la chaîne avant l'invention du mot

La préparation de la morue séchée-salée est un « travail à la chaîne »nécessitant un personnel qualifié et polyvalent.

La préparation de la morue séchée-salée est une opération complexe que les pêcheurs basques ont développée au cours des générations et montrée aux Canadiens à la faveur d’une cofréquentation des côtes de la Nouvelle-France. Il existe tout un personnel attaché à la capture et à la transformation de la morue. Cette dernière passe par plusieurs étapes et nécessite le recours à des travailleurs spécialisés autant que de haute compétence. Or, il arrive que le procédé de préparation du poisson s’exécute dans un enchaînement de gestes répétitifs, courts et précis qui ne sont autre chose, en fait, qu’un travail à la chaîne.

Préludes


La pêche et le dépeçage de la morue en Gaspésie
Gravure de P. Fermagalli.
Crédit : Musée de la Gaspésie
Gaspésie (général) []
Nicolas Denys, et plusieurs autres informateurs après lui, fournissent une excellente description des opérations de transformation de la morue séchée-salée, de l’habillage de la morue, pour emprunter au langage des spécialistes de l’époque. Et pour poursuivre dans la même veine, il convient d’appeler le produit fini, soit le poisson sec, la merluche. La description que Nicolas Denys fournit de sa préparation est celle d’un homme d’expérience et non seulement d’un visiteur de passage.

Le poisson conservé pour la préparation de la merluche est plus petit que celui retenu pour la morue verte. Les pêcheurs de Percé ont comme habitude de les échanger avec leurs confrères des bancs à raison de deux petites morues pour une grande. La raison en est que, plus grande et plus épaisse, elle se prête mal au séchage. En plus, elle serait gâtée par les vers avant qu’elle ne soit à point. Et si les pêcheurs ne peuvent l’échanger, ils la mettent quant même au vert, faute de mieux. Cette manière de transformer le poisson ne peut se faire que sur la côte en raison des besoins en espace. Elle oblige les pêcheurs à s’installer au même endroit pendant des mois et à l’aménager en fonction du travail à accomplir. Ce type d’opération demande des dépenses beaucoup plus considérables que la pêche sur les bancs. En effet, alors que cette dernière demande vingt-cinq hommes pour un navire de 200 tonneaux, il en faut cinquante pour s’adonner au travail de sécher le poisson à terre. Les coûts financiers en sont d’autant plus importants, puisqu’un équipage doit apporter des provisions de bouche pour six à huit mois. Il lui faut aussi deux fois plus de sel que sur les bancs où il mettra en cale de quarante à cinquante mille poissons alors que les morutiers impliqués dans la pêche sédentaire en embarquent jusqu’à 200 mille.

Le personnel d’accompagnement


Pile de Poisson
Une fois séchée, la morue est empilée sur la grave.
Crédit : Coll. Mario Mimeault
Gaspésie (général) []
Faire fonctionner un établissement de pêche sédentaire demande, en dehors des officiers du navire, un personnel hautement spécialisé. Le capitaine assure la charge de Maître de grave : il dirige et supervise à terre toutes les étapes de la préparation du poisson. Il doit, pour ce faire, coordonner le travail de plusieurs corps de métier. Le personnel des cuisines est sous la responsabilité du Maître-valet. Complètement étranger à la capture et à la transformation du poisson, celui-ci est plutôt responsable des installations destinées à assurer l’alimentation des hommes pendant tout l’été. Il peut également se procurer un peu de viande fraîche dans les bois environnants et ensemencer un jardin près de la cuisine pour agrémenter l’ordinaire des officiers. La qualité de son travail est importante, dans la mesure où elle peut largement contribuer au retour des travailleurs de qualité la saison suivante. Des charpentiers accompagnent chaque équipage pour monter les chaloupes à leur arrivée en Amérique et les réparer au besoin. Leur revient aussi le soin d’ériger les échafauds, quais dont le plancher est ajouré, et les bâtiments pour abriter les hommes. Le canonnier a pour sa part la tâche d’assurer la défense de l’établissement à l’aide de pièces d’artillerie. Il peut également participer à la pêche. Tous, en fait, font double, sinon triple ou quadruple emploi. C’est ainsi le cas du chirurgien. L’armateur est obligé par la loi d’en engager un et de lui fournir un coffre d’instruments chirurgicaux, mais c’est lui qui trouve ses médicaments. Il doit manier aussi bien le couteau que le scalpel puisqu’il est aussi appelé à remplir la fonction de décolleur, c’est à dire couper le cou de la morue au moment de son habillag. S’ajoute à son travail l’obligation de faire la barbe et les cheveux à l’équipage. Dans ses temps morts, il travaille également au transport de la morue à terre.

Les hommes engagés à la capture

La capture du poisson se fait sur les bancs situés à proximité des côtes de la Gaspésie, à l’aide d’embarcations. Chacune est sous la responsabilité d’un Maître de chaloupe. Il a à son bord deux hommes. Le premier, agissant comme bossoint, a la charge d’aller chercher, dès les premières heures du matin, les provisions de bouche pour la journée à la cuisine, et tient son nom de sa fonction de responsable de la bosse de la chaloupe, c’est-à-dire du cordage fixé à l’avant et au bout duquel est attaché un grappin. Le bossoint jette alors l’ancre à l’eau une fois arrivé sur le banc tandis que le second, l’arrimier, assis à l’arriève, attache la barque à l’échafaud au moment du retour à terre. . Les deux hommes pêchent le temps nécessaire pour remplir leur bateau. Au retour, ils déposent leur morue sur l’échafaud avec l’aide de deux garçons de grave attachés au service de la chaloupe à terre. Une fois celle-ci vidée de sa cargaison, le bossoint la met à l’ancrage et la nettoie. Il place ensuite le mât au fond de la barque, plie les voiles et les range le long d’un des côtés de l’embarcation puis il accroche les rames à leur place, de l’autre côté. Ce travail accompli, l’équipage se transforme en habilleurs, c’est-à-dire qu’ils s’occupent d’évider la morue.

Les habilleurs

Quand le poisson s’accumule sur l’échafaud, les Maîtres de chaloupe, arrimiers et bossoints se placent à l’étal, une grande table de travail, revêtent un costume approprié et aiguisent leurs couteaux. Les garçons de grave, engagés exclusivement pour la manutention, leur apportent les morues à l’aide de boyards (civières). L’habillage proprement dit commence alors et se déroule en trois temps : la première étape relève du piqueur qui tranche le cou du poisson, lui ouvre le ventre jusqu’au nombril puis coupe un os à la hauteur des ouies. Il passe ensuite la morue à son voisin, le décolleur. Celui-ci la vide de ses viscères, mais prend soin de récupérer le foie et les raves, ou œufs, pour les déposer séparément dans des récipients spécifiques. Ceci étant fait, il retourne la morue sur le ventre, lui détache la tête du corps et la pousse à l’habilleur, placé de l’autre côté de la table. Ce dernier décharne l’arrête du poisson de sa chair à l’aide de son couteau puis la jette à sa droite dans une brouette destinée à cet effet.

Les saleurs et le personnel d’appoint


Chafaud à Grande-Rivière, ca 1900
Travail de la morue sur échafauds ca 1900 à Grande-Rivière
Crédit : Photo F.-X. Labelle. Coll. Mario Mimeault
Grande-Rivière []
Le salage de la morue s’effectue sur le même échafaud. Les garçons de grave transportent le poisson dans leur brouette jusqu’à la saline. Deux ou trois hommes l’étalent alors par terre, tête contre queue, la peau en dessous. Le saleur peut dès lors le saupoudrer de sel comme il le juge à propos : ni trop, pour ne pas le brûler, ni trop peu pour qu’il ne se gâte pas. Les hommes procèdent ensuite à une seconde couche qui reçoit à son tour son quota de sel et ainsi de suite jusqu’à ce que la pêche de la journée soit entièrement apprêtée. Quand le travail est accompli, souvent très tard le soir, les jeunes garçons nettoient les étals, lavent les tabliers des habilleurs et les mettent à sécher. Ils grattent ensuite le plancher de l’échafaud puis, alors seulement, ils vont manger. Si jamais l’un d’eux n’a pas accompli sa tâche à la satisfaction du capitaine, il est soumis au fouet, de même que ses compagnons, « par compagnie », comme l’écrit Nicolas Denys.

Les hommes laisseront la morue s’imprégner ainsi de sel afin de la faire « suer », c’est-à-dire de perdre son eau. Après un jour ou deux, il reste à la laver et à l’étaler sur la grave ou sur des vigneaux pour lui donner le soleil et la faire sécher. Après quoi, les garçons de grave en feront des piles en attendant de l’embarquer dans le navire à la fin de l’été.

La capture et la transformation de la morue en poisson séché-salé demande donc un personnel nombreux et aussi qualifié que polyvalent. Les étapes à suivre dans le processus sont rigoureuses et la qualité du produit final autant que les profits anticipés dépendent de la bonne coordination de chacune. C’est aussi de la sorte que la succession des tâches liées à ce processus peut être présentée comme un travail à la chaîne.


nous naissons, nous vivons, nous mourrons au milieu du merveilleux.


Jean.V268
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:33



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Bravo Dominique !

Le mari d'une mes cousines possède une entreprise de transformation de morues à Bègles. Il achête les morues à Boulogne.

Il a failli se faire acheter par les Japonais... la somme proposée pour son entreprise était vraiment allèchante.

La morue de Bègles faite par les Japonais, l'idée me paraît un tantinet étonnante !

Sur la carte postale ce n'est pas mon épouse... Ce n'est pas non plus ma cousine, elle n'a jamais travaillé à la morue, elle était
secrétaire.
DOMY.S
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:33



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la peche et le dépeçage de la morue.


pile de poissons. une fois séchée, la morue est empilée sur la grave.


travail de la morue sur échafauds.

nous naissons, nous vivons, nous mourrons au milieu du merveilleux.


DOMY.S
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:42



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Ayant été un des tout premiers ports de la pêche à la morue à Terre-Neuve, au moins à la charnière des XVème et XVIème siècles (La Catherine de Binic est signalée à Terre-Neuve en 1523), Binic continua cette activité jusqu'aux alentours de 1920. L'apogée fut atteinte au XIXème siècle, Binic devenant même en 1845 le premier port français de grande pêche, avec 37 navires. Le port recevait annuellement de150 à 160 bâtiments. L'activité se partageait alors entre la pêche à Terre-Neuve et le cabotage (importation de sel, de vin, de bois du Nord, de sable coquillier que venaient prendre environ 20000 charettes par an, et exportation de graines, farines et légumes). 5 à 600 ouvriers travaillaient au port à l'armement des terreneuviers sur lesquels embarquaient chaque année 1800 hommes. Détail significatif, en 1850, Binic comptait 37 débits de boisson !

Le recrutement pour Terre-Neuve se faisait dès novembre : les hommes recevaient une avance appelée "denier à Dieu". Après la bénédiction des navires et la revue d'armement, l'appareillage des bricks et des trois-mâts, montés par des équipages de 25 à 75 hommes, avait lieu de la fin février aux premiers jours de mai. La traversée durait de 20 jours à un mois ou davantage. La campagne durait six mois. La pêche à Terre-Neuve se pratiquait soit à bord de chaloupes et à l'aide de sennes, soit avec les fameux doris que les hommes, deux par deux, amenaient à l'aviron vers les lieux de pêche où ils devaient tendre leurs lignes, dans la brume et le froid bien souvent. A terre, les novices, certains âgés de 12 ans, avaient pour tâche de faire sécher la morue sur la grave ou grève de galets. L'expression bénicasser ou bénigaser fut longtemps en usage chez les terre-neuvas. Toutefois, on ne sait plus s'il s'agissait d'une méthode spéciale de conservation ou d'une concertation entre les capitaines...




Dans la seconde moitié du XIXème siècle, Binic envoya en Islande un grand nombre de goélettes, dont certaines étaient d'ailleurs construites dans les chantiers binicais. Ces navires, aussi élégants que rapides, mesuraient de 30 à 35 mètres de longueur, l'équipage comptait en moyenne 26 hommes. L'appareillage avait lieu en février, après le traditionnel pardon. La traversée ne prenait que 8 à 10 jours. Le retour d'Islande se faisait en août. Là-bas, on pêchait la morue du bord même de la goélette : les hommes, postés le long de la lisse, passaient en moyenne six heures consécutives à filer les lignes et à les relever. Binic comptait 12 goélettes islandaises en 1865, 18 en 1895 et seulement 5 en 1913. Le produit de la pêche, tant à Terre-Neuve qu'en Islande, était vendu généralement dans les grands ports : Marseille, Bordeaux, La Rochelle, Nantes. Vers la fin du XIXème siècle, certains armateurs se mirent à traiter eux-mêmes leur pêche : la morue en caisse.

La pêche morutière à voiles périclita aux alentours de la Guerre 1914-1918, pour plusieurs raisons : la concurrence des chalutiers à vapeur, la hausse des coûts d'armement, l'usure rapide des navires, les réglementations, sans oublier les fréquents et meurtriers sinistres. Après une longue période de cabotage avec la Grande-Bretagne et les îles Anglo-Normandes (importation de sel et de bois du Nord, exportation de céréales, de primeurs et de volailles), le port de Binic retrouvait une bonne activité à partir des années soixante. D'abord avec le dragage de la coquille Saint-Jacques en baie de Saint-Brieuc, puis de façon plus constante avec le développement de la plaisance. En effet, Binic a su jouer la carte touristique pour devenir, grâce à ses sites pittoresques et à ses aménagements, une station balnéaire renommée, Le grain de beauté des Côtes d'Armor.



nous naissons, nous vivons, nous mourrons au milieu du merveilleux.


DOMY.S
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:44



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nous naissons, nous vivons, nous mourrons au milieu du merveilleux.


Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 14:56



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bravo Domy

Je vois qu'entre toi,Khalida et Jean,le maintien du fil est assuré jusqu'au retour de Joelle...

Moi je pars en vacances mardi jusqu'à la mi-septembre.
Je pourrai vous faire de petits coucou, mais pas de haut débit pour faire des articles....


bisous
Jean.V268
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 15:13



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Je pense que la Papeterie de Bègles (la Cenpa qui comme son nom ne l’indique pas sentait horriblement), la Savonnerie et la
Manufacture d’allumettes de Bègles n’étaient pas pour rien aux "odeurs" de la commune.

Bègles :


Sècherie


Sécheuses


Statue

Boudiou ! Heureusement que mon épouse n’a pas fait ce métier, je la vois mal travaillant en équilibre en haut d’un mât !
Jean.V268
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 15:15



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Eh ! Je ne sais pas si je vais trouver encore des métiers non étudiés... la liste des métiers traitées est bien longue.
Jean.V268
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 15:38



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Toutes ces odeurs, c’était bien commode, allez. Mes beaux-parents n’avaient pas besoin de girouette pour savoir d’où venait
le vent.

Odeur de choux et d’œufs pourris, c’était la Cenpa, le vent venait de l’est.

Odeur d’huiles et de graisses, c’était la Savonnerie, le vent venait de l’ouest.

Odeur de chocolat, c’était la Chocolaterie, le vent venait du nord.

Odeur de soufre, c’était l’usine de produits chimiques, le vent venait du sud.

Hélas ! Trois fois hélas ! Le bon temps est terminé : la Cenpa et la Chocolaterie ont fermé et les usines actuelles font tout
pour ne pas sentir, y compris l’usine de traitement des ordures ménagères qui pourrait, quand même, faire un petit effort
pour parfumer Bègles.
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 18:31



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Ben moi Jean, je préfère la girouette pour savoir d'où vient le vent.....



Est-ce une morue?

Bonne après-midi.

bisous
Jean.V268
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 18:55



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Pour la girouette, je ne saurais dire car la morue se présente, étrangement, sous trois aspects complètement différents !


Morue jouant au cabillaud


Morue profitant du soleil non loin de la plage


Morue jouant à la brandade
Benedicte.V5
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Envoyé le: dimanche 20 juillet 2008 21:48



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Bonne nuit à tous.

A demain.

bisous
khalida.137
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 08:03


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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Jean.V268
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 08:51



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Bonjour Khalida, bonjour à tous et à toutes,

Une photo des bateaux morutiers – Terre-Neuvas – dans le port de Bordeaux au début du XX° siècle.






J’ai trouvé le métier de veraisseur dans les offres d’emplois du périodique"Les Affiches d’Angers"
– numéros de décembre 1773


Cordialement

Jean
kty2112
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 09:04



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Bonjour à tous ,
Dés le matin , entre l'odeur de la morue et celle de la poudre de riz ....je choisis la poudre de riz , bien entendu celle que se mettait ma mère, avec sa houpette ...là aussi une odeur qui a disparu ...
Encore merci à Bénédicte et Jean pour leurs petits mots de réconfort .
Bonne journée à tous
Kty
sibie
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 11:36



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Hiding et bonjour à tous

Ah l'odeur de Morue WOW je vais la retrouver dans 1 semaine et demi, mon cher mari est portugais et pour eux la morue Very Happy, moi j'adore surtout la brandade de morue les beignets enfin tous c'est un vrai délice et les sardinesWOW
Encore une fois jolis travail bravo bravo à tous.
bisous à tout le monde et à tout à l'heure

Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 11:47



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Bonjour à tous

Jean,Khalida,Kty,Sibie...

Jean, ne serait-ce pas plutôt le métier de vernisseur? Voir p 68 et 69.

A ce sujet, un livre de 1803:

http://books.google.es/books?id=T60IAAAAIAAJ&pg=PR3&lpg=PR3&dq=vernisseur
Bonne journée à tous

bisous
Jean Pierre.S253
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 11:59

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Les fabriquants de bas sont soit des petites entreprises ou particuliers qui faisaient des bas sur des metiers a tisser.
je suis de la Somme(80)et mes ancetres étaient fabriquants de bas.
Benedicte.V5
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 12:17



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Bonjour Jean Pierre.
En effet ,le fabricant de bas était un bonnetier ou un badestamier.
Voir badestamier en page 43.
Amicalement.





Pour quoi utilisait-on la bruyère?

Moij'ai trouvé ceci:

Des litières pour les animaux des fermes.
Des tapis pour de la cloture et pour des toitures coupée ou non.
La bruyere peut aussi être assemblée pour constituer des balais.
Dans le broussin de la bruyère on peut tailler des pipes .

Si vous connaissez d'autres utilisations.....

bisous
Jean.V268
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 13:56



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C’est tout à fait possible.

J’ai, en rechange, un salpêtrier à proposer
Jean.V268
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 14:05



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Pour la bruyère

En vrac trouvé sur Internet

1 ----- La Corneille perchée sur la Racine de La Bruyère boit l'eau de la Fontaine Molière

2 ----- L'utilisation de la bruyère dans le brassage de la bière moderne est soigneusement réglementée. La bruyère doit
être soigneusement nettoyée avant le brassage

3 ----- PROPRIÉTÉS MÉDICINALES
Matthioli, au xvr siècle, assure avoir connu plusieurs personnes guéries de la pierre pour avoir usé simplement de décoction
de bruyère. Peu à l'honneur chez les médecins, jusqu'à Cazin (1850) qui en obtint de bons résultats dans la gravelle, la cystite
et dans un cas d'albumlnurie, la plante doit aussi au Dr Leclerc d'avoir été redécouverte au xx' siècle. Ce médecin a montré
que la bruyère est bien un diurétique puissant et un bon antiseptique des voies urinaires. Sa décoction à 0,5-1 %
(bouillir jusqu'à réduction d'un tiers; à prendre dans la journée) dans laquelle on peut faire infuser, à la fin de
l'ébullition, une bonne pincée d'aspérule odorante, sera très utile dans la cystite, même avec infection grave et émission de
pus dans les urines. Le même praticien en a obtenu des résultats particulièrement satisfaisants dans le traitement de la cystite
des prostatiques. Dans la cystite chronique, ou pourra associer la bruyère et les stigmates de maïs.
Quant à l'action de la
bruyère dans la lithiase urinaire, elle n'est pas clairement définie. La propriété de dissoudre les calculs, que lui prêtaient
les anciens, est surfaite. Mais dans une maladie où l'action des diurétiques est essentielle, on ne négligera pas cette plante
- que les vieux rhumatisants peuvent aussi utiliser, en compagnie des feuilles de cassis et des sommités de reine des prés.
Voici une infusion composée utile, en adjuvant, dans la gravelle et les coliques néphrétiques (plantes sèches) : aunée,
racine concassée, 30 g; bruyère, sommités, 30 g ; pariétaire, pl. entière, 60 g ; prêle, pl. entière, 30 g ; bien mêler
les pl. brisées; 2 cuillerées à soupe du mélange pour 200 g d'eau bouillante; infuser à la tiédeur 1/2 h ; 3 à 5 fois par jour.

4 ----- AUTRES USAGES
La callune, comme plusieurs espèces de bruyères, s'utilise pour la fabrication des balais. Dans certaines régions de France
où elle est commune, comme en Bretagne, on peut voir encore des granges qu'elle recouvre en guise de chaume et des
huttes forestières construites de ses rameaux grossièrement tressés. Dans les magnaneries des Cévennes, c'est, entre
autres, sur les rameaux de callune qu'on fait "monter le ver à soie" ; la chenille, nourrie de feuilles fraîches de mûrier,
cesse un jour de manger pour s'élever sur les plantes dressées à son intention, où elle tissera son cocon blanc. Quand
chaque pied de bruyère porte des dizaines de cocons, cette floraison étrange a quelque chose de féerique.
La décoction de la calI une peut teindre les étoffes en brun, en jaune avec adjonction d'alun, en noir avec du sulfate de fer.
Jean.V268
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Envoyé le: lundi 21 juillet 2008 14:19