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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Forums Généalogie

kty2112
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 00:10



Inscrit le: 10/08/2006
Messages: 4 452
Bonsoir à tous ,
L'Inventeur ...

Parmi toutes les inventions , une fut capitale ,pour voir la Terre d'en haut :
La montgolfière




La montgolfière a été inventée par les frères Montgolfier, Joseph et Étienne, en 1782. Le 21 novembre 1783, François Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes s'envolent à bord d'un ballon à air chaud. Ils sont les premiers hommes à voler en ballon.





L'idée de remplir un ballon d'air chaud pour s'affranchir de la pesanteur revient aux frères Étienne et Joseph de Montgolfier, papetiers à Annonay, au sud de Lyon. Joseph fait d'abord monter jusqu'au plafond des ballons de taffetas.Le 5 mai 1783, il lâche un ballon de 11 mètres de diamètre chauffé par un feu de paille et de laine. Le 19 septembre 1783, Étienne lâche un ballon à air chaud dans la cour du château de Versailles.



Sous le regard bienveillant du roi Louis XVI et de la cour, la nacelle emporte un canard, un coq et un mouton, premiers passagers aériens de l'Histoire. Elle monte à 480 mètres et retombe en douceur dans la forêt de Vaucresson, à 1700 mètres de son lieu de départ. Les animaux, sauf le coq, survivent à l'aventure.





Vient le tour des humains. Pilâtre de Rozier, professeur de physique et chimie à Reims, et son compagnon s'élèvent jusqu'à 960 mètres au-dessus du château de la Muette, à l'ouest de Paris. Après vingt minutes, leur ballon atterrit paisiblement sur la Butte-aux-Cailles.fort, le 26 août 1785, un certain Jean-Pierre Blanchard traverse la Manche de Douvres à Calais à bord d'une «montgolfière», nom que l'on donne désormais aux ballons à air chaud en l'honneur des papetiers d'Annonay . En 1972, deux « inventions » allaient relancer la montgolfière : une fibre synthétique pour l'enveloppe, le nylon, et un gaz de pétrole liquéfié, le propane comme carburant. La montgolfière est un moyen de transport aérien, un aéronef plus léger que l'air aussi appelé aérostat. Le concept est simple, on gonfle une enveloppe grâce à de l'air chaud. L'air chaud étant plus léger que l'air environnant, le ballon s'élève donc dans les airs. L'air chaud a tendance à monter et l'air froid à descendre. En effet, sous l'action de la chaleur, l'air se dilate.






Ainsi, l'air chauffé devient plus « léger » que l'air froid. on remplit donc une montgolfière d'air chaud pour la faire s'élever dans les airs. C'est alors que la poussée d'Archimède intervient : « Tout corps plongé dans un fluide subit une force verticale, dirigée de bas en haut et elle égale le poids en fluide du volume immergé. » Lorsque l'air contenu dans le ballon est froid, sa masse est plus grande que s'il était chaud. Or, le poids de l'ensemble, ballon + air, dépend de la masse. Ainsi, en réduisant la masse de cet ensemble, soit, en chauffant l'air, on en diminue le poids. Par conséquent, cette force appelée « poussée d'Archimède » devient plus importante que le poids. C'est pourquoi une montgolfière peut voler en chauffant l'air contenu à l'intérieur du ballon.



( un petit clin d'oeil à Jean clinoeil )


Publié par Yogi


Bonne nuit à tous
bisous
Kty
Recherche JOUVE / CHANET , Montpellier , Carcassonne...
Jean.V268
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 08:18



Inscrit le: 01/09/2006
Messages: 3 024
Bonjour Bénédicte, boujour Kty, bonjour Joëlle, bonjour Khalinda, bonjour à tous et à toutes,

Liste des métiers & activités ouvrant droit à une exemption fiscale particulière

• Appréciateur au Mont-de-piété ou au Crédit municipal. Le droit proportionnel porte sur la valeur locative des locaux occupés au mont-de-piété par l'appréciateur.
• Boîte aux lettres (Tenant une).
• Pochettes surprises (Confectionneur de), vendant au détail. La taxe par salarié est réduite à 10F pour chacun des salariés occupés exclusivement à des travaux de confection ou de main-d'oeuvre
• Boucher en petit bétail.
• Boulanger en gros pain.
• Gants (Marchand de), en détail.
• Loueur de force motrice.
• Pension bourgeoise (Tenant).
• Tombes dans les cimetières (Entrepreneur de l'entretien des).
• Vérificateur de bâtiments.
• Abeilles (Marchand d').
• Chaises à porteur ou fauteuil roulants (Loueur de).
• Cheveux (Marchand de).
• Cierges (Marchande de petits).
• Instruments de musique (Rhabilleur d').
• Maréchal expert en hongrueur.
• Pantoufles, chaussons, sandales, espadrilles, croumirs, kneipps non ressemblables, galoches, sabots, socles (Marchand de), en détail.
• Passage gratuit (Entrepreneur ou surveillant de).
• Tonneaux (Marchand de), en détail.
• Troupes de passage (Entrepreneur du logement des).
• Vestiaires, lavabos, cabinets d'aisances et autres commodités, service des ouvreuses dans les théâtres, casinos et autres établissements privés (Concessionnaire ou exploitant de).
• Caillettes (Collecteur de).
• Horloger-rhabilleur, non marchand.
• Langueyeur de porcs.
• Chinchard (Marchand de), vendant par wagon, par péniche ou par quantités équivalentes, ou supérieures. Droit proportionnel : 40e.
• Marrons grillés (Marchand de).
• Modiste ne faisant que des arrangements.
• Mousse (Ramasseur de), pour la vente aux fleuristes.
• Oeufs de fourmis (Marchand d').
• Pédicure. Imposable même s'il travaille seul.
• Sable (Marchand de), vendant aux particuliers.
• Sciure de bois (Marchand de), en détail.
• Tonneaux (Marchand de vieux), en détail.
• Tombes dans les cimetières (Entrepreneur de l'entretien des).
• Échalas ou bois d'échalas, gaules ou perches (Marchand d'), vendant par wagon, par péniche ou par quantités équivalentes, ou supérieures. Droit proportionnel : 40e.
• Oeufs séchés (Marchand d'), en gros.
• Oeufs séchés (Préparateur d').
• Yeux artificiels (Fabricant d').
• Avions et autres appareils pour la navigation aérienne (Constructeur d').
• Cercueils (Fabricant de).
• Coupeur ou arracheur de poils.
• Crayons (Fabricant de).
• Crin frisé (Fabricant de).
• Cure-dents (Fabricant de).
• Cylindres et rouleaux pour industries textiles (Garnisseur de).
• Dépolisseur de verre.
• Fil (Retordeur de).
• Houppes (Fabricant de).
• Navires et bateaux en fer (Entrepreneur de la construction, de l'aménagement, de l'ornementation ou de la réparation des).
• Pantoufles, chaussons, sandales, espadrilles, croumirs, kneipps non ressemblables (Fabricant de).
• Piquettes (Fabricant de).
• Plumeaux (Fabricant de).
• Procédés pour queues de billard (Fabricant de).
• Récupérateur de matières.
• Go (Joueur de).
• Sécheur de drêches .
• Soufflets ordinaires (Fabricant de).
• Verres bombés (Fabricant de).
• Voitures automobiles, camions, tracteurs et autres engins motorisés à roues ou a chenilles (Constructeur de).
• Aiguilles à faire les bas (Metteur au point d').
• Blanchisseur de chapeaux de paille.
• Boutonnières (Fabricant de).
• Café (Décortiqueur de).
• Chapeaux (Garnisseur de).
• Echaudeur d'abats.
• Ferreur de lacets.
• Peignes (Finisseur ou décorateur de).
• Perceur, colleur ou enfileur de perles.
• Pierres fausses (Lapidaire de).
• Reperceur.
• Avions pour le transport des voyageurs ou des marchandises (Exploitant d'). Droit fixe : 50F par tonne ou fraction de tonne de la charge marchande utile des appareils. Pour le calcul de cette taxe - qui est établie au point d'attache de chaque appareil - il n'est pas tenu compte des avions desservant exclusivement des lignes reliant deux points sis à l'étranger. Droit Proportionnel : 60e.

(à suivre)

Cordialement

Jean
kty2112
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 09:08



Inscrit le: 10/08/2006
Messages: 4 452
Bonjour Jean , Bénédicte , Joëlle , tous et toutes ,

J'espère qu'elles n'ont pas croisé la route de Jack l'Eventreur ...




Sad

Kty
Recherche JOUVE / CHANET , Montpellier , Carcassonne...
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 10:46



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 2 963
Bonjour à tous

bravo Kty pour les Montgolfières
très jolies photos... ça donne envie.

Jean, je n'ai trouvé que la réference d'un article dans une revue.... je ne sais pas si ça peut t'aider..

LES ÉCRIVAINS CONTEMPORAINS SÉRIE HISTORIQUE. N°37 Amours Second Empire. *. Lorettes et courtisanes par Alain Decaux

Bonne journée.

bisous
Jean.V268
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 10:50



Inscrit le: 01/09/2006
Messages: 3 024
suite de la liste précédante,

• Barrage-réservoir pour la régularisation du régime des eaux (Concessionnaire ou exploitant de). Droit fixe : 20F+10F par salarié. Droit proportionnel : 60e.
• Bateaux en détresse (Entreprise d'assistance de).
• Batteur d'or et d'argent.
• Beurre (Malaxeur de).
• Bourre et poils (Collecteur de).
• Cabinets d'aisances et lavabos publics (Concessionnaire ou exploitant de).
• Chaises (Adjudicataire ou fermier de la location des).
• Chef d'institution.
• Déchets et vielles matières (Ramasseur de). Celui qui achète par petites quantités chez les producteurs, chez les utilisateurs ou chez les particuliers et ne vend habituellement qu'aux négociants grossistes ou demi-grossistes.
• Dessinateur de canevas.
• Égouts (Concessionnaire ou exploitant du service des).
• Escargots ou coquilles Saint-Jacques préparés (Marchand d'), en gros ou préparateur d'escargot ou de coquille Saint-Jacques, vendant en gros.
• Gabares, allèges, mahonnes, accons ou chinchards (Maître de). Droit fixe : 20F+10F par salarié. Droit proportionnel : 60e.
• Grenouilles (Ramasseur de).
• Liseur de dessins.
• Nappettes (Confectionneur de).
• Orchestre (Entrepreneur d').
• Piqueur de cartons.
• Pochettes surprises (Confectionneur de), vendant en gros. Droit fixe : 300F+80F par salarié affecté à l'exploitation commerciale+10F par salarié exclusivement affecté à des travaux de tirage. Droit proportionnel : 60e.
• Poils de lapin angora (Ramasseur de). Celui qui fait la collecte chez les éleveurs et revend aux ramasseurs demi-grossistes ou aux négociants grossistes.
• Produits radioactifs et chinchards irradiés (Loueur de)

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 13:35



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 2 963
Je vais vous parler d'un métier qui n'a rien à voir avec les montgolfières ni avec les courtisanes....

Résinier ou gemmeur




Le gemmage remonte sans doute à l'apparition de la forêt elle-même, c'est-à-dire à aussi loin que les hommes s'en souviennent ! Contrairement en effet à ce qui est encore affirmé régulièrement aujourd'hui, une partie non négligeable de cette forêt existait déjà bien avant la loi de Napoléon III de 1857. Les forêts du Maransin, dans les Landes ou, plus près de nous, les forêts usagéres de La Teste et de Biscarosse, couvraient déjà depuis bien longtemps plusieurs dizaines de milliers d'hectares.



Les résiniers au 18ème siècle - Vieille gravure du 18ème siècle illustrant le travail des résiniers en forêt de Gascogne. (on peut remarquer sur la gauche un résinier perché sur un "pitey"Wink
© Claude Courau - Collection privée

De nombreuses archives précisent également quels étaient les produits qui étaient alors extraits de la résine ainsi que l'évolution de leurs utilisations au fil des ans: principalement la fabrication de torches, de bougies, de chandelles ou de vernis destinés aux instruments de musique ou aux bateaux. Certains sous-produits de la résine étaient également utilisés pour calfater la coque des bateaux. Les habitants de la région utilisaient aussi certains de ces produits pour soigner des affections pulmonaires, ou encore les furoncles. Toujours est-il que les rapports entre résine et médecine ne date pas d'hier(Ces vertus curatives attribuées à la résine furent en grande partie à l'origine du développement de la ville d'Arcachon)

Les campagnes de gemmage commençaient vers la fin du mois de janvier, et se terminaient généralement fin novembre.





Le résinier préparait d'abord les pins qui devaient recevoir les "carres". Pour ce faire, il procédait aux opérations de "pelage" puis de "cramponnage".



Les pots en terre cuite destinés à recevoir la résine pouvaient alors être mis en place. Ces travaux devaient être achevés dans la première quinzaine de mars.
A partir de la mi-mars, le gemmeur donnait les premières "piques", et réalisait les carres à l'aide d'un outil appelé hapchòt.



Le "crampon", lamelle de zinc, guide la coulée laiteuse jusqu'au "cutchot", pot de terre cuite.





Le résinier fait alors la tournée des "cutchots" pour les vider dans des récipients en zinc ou bois de 16 litres , la "couarte ou escuarte". Les "couartes" sont alors vidées dans des "barcous", barriques de 350 litres...



Cette opération de récolte de la résine, que l'on appelait "l'amasse", était très souvent effectuée par la femme du résinier car celui-ci devait continuer à pratiquer de nouvelles piques.



Le résinier ravive la "carre" pour remettre le bois à nu et permettre ainsi à la sève de s'écouler à nouveau. En Gironde, les nouvelles piques se succédaient à un intervalle de 8 jours, alors que dans les Landes, ce délai tombait souvent à 4 jours.
Les "barcous" seront livrées dans les distilleries pour le traitement et distillation de la résine...







La campagne touchait à sa fin à partir de la fin du mois d'octobre, et le gemmeur aidé de sa femme procédait alors au "barrasquage". Cette dernière manipulation, assez pénible, consistait à racler la résine durcie qui s'était formée le long des carres durant toute la campagne.

Pendant les mois de novembre et décembre,la plupart des résiniers continuaient à travailler en forêt, à l'entretien des sites, à l'abattage des pins ou à l'éclaircissement des semis. Pendant ce temps, les femmes coupaient de la bruyère ou des hautes herbes devant servir de litière au bétail. Ces activités permettaient aux résiniers de vivre jusqu'à la reprise d'une nouvelle campagne de gemmage.



Transport du bois.


Récupération de la graine du pin.

(à suivre)

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 13:41



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 2 963



Utilisations de la résine

A l'état brut, la résine a peu d’utilisations, mais après distillation, on obtient en revanche deux produits essentiels que sont l'essence de térébenthine d'une part, et la colophane ou brai d'autre part. Ces deux produits de base peuvent à leur tour être transformés en produits dérivés. Les possibilités d'utilisation de l'ensemble de ces produits, essentiels et dérivés, sont aujourd'hui innombrables.
L'essence de térébenthine se retrouve notamment dans les peintures, les vernis et dans de nombreux produits d'entretien. Après transformation, les dérivés obtenus permettent également de fabriquer des composés entrant dans la formulation de parfums ou d'arômes. Des composés tel que le citron, le lilas, le muguet ou encore la violette sont par exemple issus des dérivés de l'essence de térébenthine. Il existe également des applications médicales. Le citral, qui est aussi un dérivé de l'essence de térébenthine, est par exemple utilisé comme matière première dans l'élaboration de la vitamine A, qui est très utilisée en pédiatrie, en dermatologie ou même maintenant en cancérologie.
Quant à la colophane, elle intervient principalement dans la fabrication d'adhésifs, de colles, de papiers ou d'encres d'imprimerie. on peut même citer l'exemple de la gomme entrant dans la fabrication des célèbres chewing-gum ! Compte tenu d'ailleurs du nombre de chewing-gum consommés dans le monde à l'heure actuelle, cette utilisation des produits issus de la colophane n'est plus du tout considérée comme marginale par les spécialistes.


Histoire sociale du gemmage

Le métier de résinier reposait sur un grand savoir-faire.
Pour savoir correctement aiguiser un hapchòt par exemple, il fallait compter au moins trois ans. Certains n'y parvenaient d'ailleurs jamais et préféraient arrêter le metier.




Ce savoir-faire se retrouvait également dans la bonne gestion des arbres. Il fallait faire les piques aux bons moments, afin que le pin gemme dans les meilleures conditions. Déterminer à quel moment le pin devait se reposer était aussi très important pour un bon gemmeur, et les exemples de pins ayant pu ainsi être résinés pendant plus de cent ans ne sont pas rares.

Il ne faut pas oublier qu'à la grande époque du gemmage, le fait pour un propriétaire forestier d'être obligé de couper un pin qui ne résinait plus, ou mal, était ressentie comme une diminution de son patrimoine, même si le bois était vendu. Il fallait en effet attendre plus de 30 ans avant qu'un pin nouvellement planté puisse être résiné ! Le savoir-faire des bons gemmeurs était donc très apprécié et recherché.
Le rôle des femmes a toujours été très important, au point que l'on parlait fréquemment de "couple de résiniers". Il faut savoir que pour gagner sa vie, un résinier devait gemmer environ 6000 à 7000 pins par semaine. Dans ces conditions, le ramassage de la résine incombait très souvent à la femme du résinier, ou même parfois à sa mère, lorsqu'il était encore célibataire.





lors d'une campagne de gemmage, les résiniers ne percevaient leur première paye qu'à l'issue de la première récolte, c'est-à-dire en général vers le début du mois de mai. Or ces campagnes débutaient dès la fin du mois de janvier ! De ce fait, les résiniers et leurs familles se trouvaient dans l'obligation d'économiser pendant la campagne précédente ou pendant les mois d'hiver pour arriver à "tenir”

De surcroît, le montant de leur salaire dépendait non seulement de l'importance de leur récolte, mais aussi très souvent du cours des produits de la gemme au moment de la paye!

Dans ces conditions, il est naturel que les gemmeurs aient cherché à obtenir de meilleures conditions de travail et une plus grande sécurité financière, alors surtout qu'ils voyaient de nombreux gros propriétaires s'enrichir considérablement grâce aux fruits des récoltent successives.

Les actions menées par les gemmeurs ont donc été nombreuses, et parfois fort rudes. on peut par exemple citer les émeutes qui se sont déroulées à Sabres en 1863, où plusieurs gemmeurs ont été arrêtés puis condamnés à de la prison ferme avant d'être graciés par Napoléon III. La célèbre manifestation de Mont-de-Marsan du 18 mars 1934, qui a réuni plus de 30 000 gemmeurs et petits propriétaires à une époque où la ville ne comptait que 12 000 habitants ; ou bien encore les grèves très dures de 1919 et de 1937 qui ont duré près d'un mois.




Ces luttes entre propriétaires et gemmeurs se retrouvaient aussi parfois dans les villages, où lors des élections municipales, la liste menée par les uns s'opposait à celle conduite par les autres. La vie des habitants en était parfois affectée. on a vu le cas d'une fille de propriétaire qui a été obligée de quitter le domicile familial parce qu'elle fréquentait un résinier!

Les avancées sociales furent très lentes, même si la création de syndicats de gemmeurs ou celle de groupements réunissant l'ensemble des acteurs de la filière ont pu parfois faire avancer un peu les choses. Il fallut cependant attendre 1968 pour qu'une convention collective vienne réglementer la profession et mette ainsi un terme à certains abus. Mais il était sans doute trop tard, car déjà à cette époque, la mort du gemmage était programmée et organisée en coulisse par l'Etat et les gros propriétaires forestiers.

Métier maintenant pratiquement disparu... les produits dérivés de la résine ayant été remplacés par des produits pétroliers...




khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 15:12


Inscrit le: 04/04/2008
Messages: 988
bonjour tout le monde



Merci à Tous, pas le temps de tout lire pour l'instant
pour faire vite....je ne vous oublie pas je suis simplement
très occupée au travail (rentre tard)

Heureusement que Béné, Jean et Kty sont là pour faire vivre la file. Un grand merci à vous
à bientôt.
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
Jean.V268
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 18:18



Inscrit le: 01/09/2006
Messages: 3 024
Et l'écailler, alors ! C'est pas un beau métier, ça ! Et puis dangereux : on se blesse au moindre faux mouvement...
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 21:20



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 2 963
Ecailler
Personne chargée d'ouvrir les huîtres.





L’écaille étant l'ancien nom donnéà l'huître.
En deux petits coups de couteau virevoltants puis circulaires, l'homme de l'art transforme le plus obtus des bivalves en gentille huître prête à gober.


Mais le rôle de l’écailler ne se borne pas à ouvrir les huitres.
Le rôle de l’écailler est de gérer le stock de fruits de mer.
Il réceptionne et contrôle la fraîcheur des produits.



Il élabore les plateaux de fruits de mer à la commande. Il manipule des produits frais avec des gestes techniques qu’il connait par coeur.
Aucune formation particulière n'est nécessaire. L'atout essentiel dans ce métier tient dans l'expérience acquise au cours des passages effectués dans des restaurants connus, spécialisés en fruits de mer.



Une bonne connaissance des fruits de mer, une rapidité d'exécution et de bonnes jambes font de lui un bon écailler.

Il existe un championat du monde d’écaillers et certains virtuoses ouvrent des centaines d’huitres en quelques minutes.
Mais présenter le métier d'écailler en se résumant à parler d'un individu sachant manier avec dextérité le couteau à huîtres serait simpliste. Imaginez avec moi : Que l'écailler soit tout comme le sommelier, amené à présenter aux clients ses huîtres. Imaginons qu'elles arrivent, sur un chariot habillé d'une nappe blanche,q'elles reposent sur un lit de glace, rangées par origine. Imaginons qu'avant de dresser l'assiette du client, l'écailler lui fasse une description des particularités de l'huître présentée. Imaginons que tirant sur la bague, dans un geste sur, il viderait la première eau dans un bol en porcelaine qu'avec classe, il dresserait une assiette ou se marieraient différents goûts. Imaginons la satisfaction qu'il aurait a voir le client se délecter et le remercier de ses bons conseils......


Pour ceux qui ouvrent leurs huitres eux-mêmes,quelques conseils. Tout d’abord,utilisez un couteau à huitres.



Technique de l'ouverture :
1- Placez votre huître dans la main protégée par un torchon, la partie pointue vers vous.
2- Positionner votre couteau à lame rigide en le tenant par la lame (à un ou deux centimètres de la pointe) au 2/3 de la hauteur de l'huître.
3- Sans forcer introduisez doucement le couteau dans la coquille.
4- Une foie la lame introduite d'un ou deux centimètre couper le muscle qui maintient les deux parties de la coquille.



Votre huître peu maintenant s'ouvrir facilement et offrir aux amateurs sa saveur incomparable.
Petite histoire.
Pemiers ostréiculteurs d’Europe, les Grecs, non seulement les appréciaient, les élevaient, mais s’en servaient-même comme bulletin de vote…
En effet, dans la Grèce antique, notamment à Athènes, le vote se faisait en écrivant sur des coquilles d’huîtres. on bannissait ainsi les hommes politiques que le peuple souhaitait voir écarter pour un certain temps dans l’intérêt du bien public… (le nom est resté en français avec “l’ostracisme” qui est le fait de voter l’exclusion d’un individu de la communautéWink.





Bonne nuit.A demain.



bisous
Jean.V268
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 22:21



Inscrit le: 01/09/2006
Messages: 3 024
Superbe ! Magnifique !

Pour ma part, je préfère utiliser un couteau à huître avec garde comme celui-là.


khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 22:52


Inscrit le: 04/04/2008
Messages: 988
trop fortebravo bravo BénédicteThumb Up

Chef idées recettes huîtres chaudes: Chef
- huitres égoutées + pesto + confits de tomates séchées
- 15 min four chaud
- râper peu de grana padano sur les huîtres encore chaudes servir rapidement (les huîtres refroidissent vite)

C'est top en entrée si vous y ajoutez quelques toasties de pain ( italien) préparé en bruschetta (simplement pain aillé et mouillé d'un filet huile d'olive)
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 23:31


Inscrit le: 04/04/2008
Messages: 988
profession CIRIER, CHANDELIER :



Bougies, chandelles et cierges sont des objets d’une importance capitale dans une France encore tributaire de l’éclairage du soleil. Mais le cirier n’est pas seulement un fabriquant de bougies. Il est également chargé de l’ensemble des réalisations de cire, du sceau à la tablette…




Deux professions de mèche
Cirier et chandelier sont des métiers voisins, mais qui ne sont pas identiques. Le cirier travaille avec de la cire d’abeille. Il la purifie pour la rendre utilisable aussi bien dans la fabrication de cierges que dans toutes ses autres utilisations.



Le chandelier, quant à lui, travaille avec du suif. Celui-ci est obtenu à partir de graisses animales fondues et clarifiées ou épurées. Le chandelier se cantonne à la transformation du suif en chandelle.
Le terme bougie n’apparaît pas avant le XVIème siècle. À l’origine, il désigne de la cire pour cierge importée de la ville de Bougie en Algérie. Bientôt, il remplace le terme de cierge, laissé au vocabulaire religieux.
Cependant, ces deux métiers se rejoignent sur bien des points. Étant donné que ni l’un ni l’autre ne se chargent de la récupération de la matière première, ils sont tous deux confrontés au même travail de purification et tous les deux élaborent de façon quasi similaire bougie, chandelle ou cierge.

Trafic de cire...
Le cirier et son homologue chandelier n’ont pas la charge de récupérer eux-mêmes la matière première dont ils ont besoin pour travailler. La récolte de la cire, sa séparation d’avec le miel ou la manière de la mettre en pains sont du domaine de l’apiculteur, et non du cirier. Il en est de même de la préparation du suif.
L’acquisition, sur le marché, de pains de cire ronds est donc la première et non la moins importante des étapes du travail du cirier. Celui-ci doit en effet choisir la cire dont il a besoin parmi un grand nombre de variétés. Selon sa provenance, la cire est de qualités très diverses : sa pureté et sa rapidité à blanchir fluctuent. En France, ce sont souvent les régions du Midi et de l’Ouest qui fournissent la meilleure qualité de cire.
À ces considérations géographiques s’ajoutent les nombreuses manipulations effectuées par des marchands peu scrupuleux. Il n’est pas rare que la cire soit coupée avec de la pomme de terre, du suif de mouton ou encore de la résine.
L’expérience, ainsi que certaines méthodes de vérification, permettent cependant au cirier d’éviter ces supercheries. Le goût et le grain de la cire sont de bons révélateurs. Une autre technique consiste à regarder la couleur et la qualité de la fumée de la cire fondue.

Des différentes utilisations de la cire
La cire, une fois traitée et blanchie, peut faire l’objet de différentes transformations. Dans la plupart des cas, elle est transformée en toutes sortes de bougies pour les églises ou les particuliers, mais elle peut aussi servir à l’élaboration de la cire à cacheter ou de tablettes de cire.
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 16 juillet 2008 23:44


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en botanique le cirier est un arbre

Arbre à suif, le cirier
nom binominal : Morella cerifera

L'arbre à suif, aussi appelé cirier ou arbre à cire (Morella cerifera (L.) Small, syn. Myrica cerifera L.) est une espèce d'arbuste de la famille des Myricacées, dont la baie donne une cire utilisée dans la fabrication des chandelles.

L'arbre atteint 10 mètres de haut. Il a des feuilles lancéolées, étroites, de petites fleurs jaunes, unisexuées en chatons. Le fruit est une baie globuleuse, grise, d'aspect cireux. L'arbre à suif pousse dans les régions côtières de l'est et du sud des États-Unis, jusqu'au Texas.
Ordre : Fagales,
Famille : Myricaceae


Propriétés médicales

En automne ou au printemps, on récolte l'écorce de la racine, à laquelle on attribue des vertus astringentes, émétiques et oniques. Ses constituants chimiques principaux sont les triterpènes, les flavonoïdes, les tanins, les phénols, les résines et de la gomme.

En médecine traditionnelle, elle est prescrite comme traitement contre la grippe, les maux de gorge et la diarrhée. Elle est déconseillée pendant la grossesse.
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: jeudi 17 juillet 2008 07:49


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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: jeudi 17 juillet 2008 07:49


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"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: jeudi 17 juillet 2008 07:56


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allez on continue pour rattraper le retard....


"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: jeudi 17 juillet 2008 08:20


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un métier que beaucoup aurait voulu faire

l'alchimiste

Alchimie. Art dont les buts étaient la transmutation des métaux en or par la pierre philosophale, la découverte de la panacée. »

définition de la panacée :
Remède universel capable de guérir tous les maux aussi bien corporels que mentaux.

L'alchimie était une science ou une technique mais également une discipline ésotérique dont l'objet est l'étude spirituelle de la matière et de ses transformations. L'un des objectifs de l'alchimie est le grand œuvre, c'est-à-dire la réalisation de la pierre philosophale permettant la transmutation des métaux, notamment des métaux nobles l'or et l'argent. Un autre objectif classique de l'alchimie est la recherche de la panacée (médecine universelle) et la prolongation de la vie via un élixir de longue vie.
FLAMEL
Elle repose sur un ensemble de pratiques et sur une philosophie particulière, l'hermétisme, qu'on peut définir comme "une vision du monde fondée sur les correspondances et 'sympathies' unissant macrocosme et microcosme". La quête alchimique est parfois vue comme étant associée à une transformation spirituelle de l'alchimiste lui-même.
laboratoire d'alchimiste
Bien que des pensées et des pratiques de type alchimiques ont été présentes dans d'autres civilisations, notamment en Chine (dès le IVe s. av. J.-C.) et en Inde (dès le VIe s.), l'alchimie à proprement parler est vraisemblablement apparue dans l'Égypte hellénistique des Ptolémées entre -100 (avec Bolos de Mendès) et 300 (avec Zosime de Panopolis). Elle s'est ensuite développée dans le monde arabe puis européen durant le Moyen Âge et jusqu'à la Renaissance. Vers la fin du XVIIe siècle l'alchimie connait une phase de déclin sans toutefois disparaître totalement. L'alchimie et la chimie sont difficiles à distinguer jusqu'au XVIIIe siècle et l'alchimie est généralement considérée comme étant à l'origine de la chimie moderne. La dimension spirituelle et philosophique de l'alchimie explique qu'elle continue de nos jours à être pratiquée, par des personnes le plus souvent intéressés par son aspect ésotérique.
william fettes, alchimiste
Le mot "alchimie" vient du mot arabe: الكيمياء, "al-kimia". Le terme est arrivé en français au XIVe siècle, en passant par l'espagnol et le catalan (fin du XIIIe siècle grâce à Raymond Lulle), puis le latin médiéval alchemia. Les mots alchimie et chimie sont restés synonymes jusqu'au XVIIIe siècle et l'apparition de la chimie moderne.
jabir ibn hayyan, alchimiste
Différentes hypothèses ont été avancées pour l'origine du mot en arabe. Le mot arabe proviendrait du mot grec khemeioa, désignant également l'alchimie dans son acceptation moderne. Le philologue Hermann Diels dans son Antike Technik (1920) y voyait la "fusion" (du grec ancien chumeia/chêmeia signifiant "art de fondre et d'allier les métaux"Wink. Pour le chimiste et historien des sciences Edmund Oscar von Lippmann (1857-1940) et le philologue Wilhelm Gundel (1880-1945), kimiya viendrait de l'égyptien Kam-it ou Kem-it, "Noir", ce qui évoquerait "La Terre Noire". Le Le Robert historique cite également l'hypothèse d'une évolution du mot à partir d'un radical arabe "kama", "tenir secret".

Définitions

Le premier type de définition possible est technique, se focalisant sur les objectifs de l'alchimie. Un de ceux ci est le Grand Œuvre, c'est-à-dire la réalisation de la pierre philosophale permettant la transmutation des métaux "vils" (plomb, étain, fer, cuivre, mercure), en métaux nobles (argent, or). Un autre objectif, plus tardif (1584) , est la médecine universelle ou un élixir de longue vie, qui guérirait ou qui prolongerait la vie. on peut donc présenter techniquement l'alchimie comme l'art occulte dont l'objectif consiste à réaliser la transmutation des métaux ou la découverte de l'élixir de vie.
laboratoire d'alchimie
Un deuxième type de définition possible est philosophique. on verra dans l'alchimie la synthèse entre, d'un côté l'enquête ou le travail sur des réalités chimiques, minérales ou naturelles, de l'autre des croyances spirituelles, une quête initiatique sur soi, Dieu, la nature, appuyée sur l'hermétisme et le gnosticisme, sur la mystique, égyptienne, grecque ou chrétienne. Selon Serge Hutin par exemple

« Les alchimistes (…) étaient des 'philosophes' d'un genre particulier qui se disaient dépositaires de la Science par excellence, contenant les principes de toutes les autres, expliquant la nature, l'origine et la raison d'être de tout ce qui existe, relatant l'origine et la destinée de l'univers entier. »
amphithéâtre d'alchimie

L'alchimie s'est donné des buts distincts, qui parfois coexistent. Le but le plus emblématique de l'alchimie est la fabrication de la pierre philosophale, ou « grand œuvre », censée être capable de transmuter les métaux vils en or, ou en argent. D'autres buts de l'alchimie sont essentiellement thérapeutiques, la recherche de l'élixir d'immortalité et de la Panacée (médecine univierselle), et expliquent l'importance de la médecine arabe dans le développement de l'alchimie. Derrière des textes hermétiques constitués de symboles cachant leur sens au profane, certains alchimistes s'intéressaient plutôt à la transmutation de l'âme, c'est-à-dire à l'éveil spirituel. on parle alors de "l'alchimie mystique". Plus radical encore, l'Ars Magna, une autre branche de l'alchimie, a pour objet la transmutation de l'alchimiste lui-même en une sorte de surhomme au pouvoir quasi-illimité. Un autre but de l'alchimie, introduit par Paracelse, est la création d'un homme artificiel de petite taille, l'homonuclus.

La médecine universelle et l'élixir de longue vie

Les arabes sont les premiers à donner à la pierre philosophale des vertus médicinales et c'est par leur intermédiaire que le concept d'élixir est arrivé en occident.La quête alchimique, de métallique aux origines, devient médicale au milieu du XIVe s., avec le pseudo-Arnaud de Villeneuve et Petrus Bonus. Paracelse va encore plus loin, en rejetant la transmutation comme but de l'alchimie, pour ne garder que les aspects thérapeutiques. Il a résumé ainsi sa pensée : "Beaucoup ont dit que l’objectif de l'alchimie était la fabrication de l’or et de l’argent. Pour moi, le but est tout autre, il consiste à rechercher la vertu et le pouvoir qui réside peut-être dans les médicaments." En un sens Paracelse fait donc de l'iatrochimie (médecine hermétique), plutôt que de l'alchimie proprement dite.

La légende veut que l'alchimiste Nicolas Flamel ait découvert l'élixir de jeunesse et l'ait utilisé sur lui-même et son épouse Pernelle. De même la légende du comte de Saint-Germain marqua l'alchimie, il aurait eu le souvenir de ses vies antérieures et une sagesse correspondante, ou aurait disposé d'un élixir de longue-vie lui ayant donné une vie longue de deux à quatre mille ans selon lui.


PARACELSE : Paracelse, né en 1493 ou 1494 à Einsiedeln en Suisse centrale, mort le 24 septembre 1541 à Salzbourg en Autriche), fut un alchimiste, astrologue et médecin suisse, d'expression allemande (dialecte alémanique).

Cet esprit rebelle et magique, typique de la Renaissance, est à l'origine de pensées très modernes, telles que la médecine du travail, l'homéopathie.



PARACELSE insiste sur la conscience du médecin.
"Je vous recommande de ne pas être âpre au gain, de mépriser le superflu et la fortune, de voir quelquefois des malades gratuitement, préférant le plaisir de la reconnaissance à celui d'un vain luxe... on ne peut point aimer la médecine sans aimer les hommes." "Tu ne dois pas seulement regarder l'homme, mais aussi la nature et ce que cache le ciel (...). Car l'homme en est composé."

Voici quelques citations reprises par les professeurs en médecine ou pharmacie de nos jours.

* « Mes écrits dureront et subsisteront jusqu'au dernier jour du monde comme véritables et incontradicibles. »
* « Tout est poison, rien n'est poison, tout dépend de la dose. »
* « Je fais serment de ne pas faire de supposition, mais de savoir. »
* « Les grandes écoles font des médecins qui sont incapables, inefficaces, et sans conscience. C'est un vrai péché contre l'Esprit, le vrai médecin voit. Ceci découle de la connaissance allumée en nous par la nature. »
* « Chaque heure apporte avec elle du neuf, de sorte que rien ne demeure identique à soi. Car, s'il en était ainsi, le malade demeurerait malade et ne connaîtrait ni amélioration, ni aggravation; et l'homme bien portant demeurerait bien portant. »
* « On ne peut pas guérir une maladie avant l'heure. Il faut le temps. »
* « Les blessures et les plaies ont leur loi de réparation. »
* « La nature ne suit pas l'homme c'est l'homme qui doit la suivre. »......


Aujourd'hui plusieurs laboratoires pharmaceutiques (Weleda, Phylak...), revendiquant l'héritage de Paracelse, de Rudolf Steiner, d'Alexander von Bernus, de Zimpel, poursuivent cette tradition alchimique médicale.


"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
khalida.137
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Envoyé le: jeudi 17 juillet 2008 08:44


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à tout à l'heure
Khalida
"Il faut être passionné pour réussir sa vie."
kty2112
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Envoyé le: jeudi 17 juillet 2008 08:52



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Bonjour Khalida , Bénédicte , Joëlle , Jean , tous , et toutes ,
Tu commences fort ce matin Khalida !
Pour compléter tes recherches , voici "l'Alchimiste " de Adriaen Von Ostade , une peinture qui date de 1661 .



Bonne journée à tous
bisous
Kty
Recherche JOUVE / CHANET , Montpellier , Carcassonne...
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 17 juillet 2008 09:56



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Bonjour à tous

Joelle,Jean,Kty,Khalida...

matinales ces dames....

Un autre "alchimiste".....



Bonne journée.

bisous
Jean.V268
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Envoyé le: jeudi 17 juillet 2008 10:30



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Bravo pour les alchimistes ! Je crois que j’ai en réserve un autre alchimiste de Franquin.

J’ai trouvé dans un numéro de décembre 1773 du périodique "Les Affiches d’Angers"

ouvrier à la Manufacture Royale de clincaillerie d’Amboise.
Jean.V268
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Envoyé le: jeudi 17 juillet 2008 10:48



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J'ai fait erreur : "Le faiseur d'or" est de Fournier et non de Franquin.


kty2112
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Envoyé le: jeudi 17 juillet 2008 14:45



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Un faiseur d'or ...eilles

Sire Guillaume allant en marchandise,
Laissa sa femme enceinte de six mois;
Simple, jeunette, et d'assez bonne guise,
Nommée Alix, du pays champenois.
Compère André l'allait voir quelquefois
A quel dessein, besoin n'est de le dire,
Et Dieu le sait: c'était un maître sire;
Il ne tendait guère en vain ses filets;
Ce n' était pas autrement sa coutume.
Sage eût été l'oiseau qui de ses rets
Se fût sauvé sans laisser quelque plume.
Alix était fort neuve sur ce point.
Le trop d'esprit ne l'incommodait point:
De ce défaut on n'accusait la belle.
Elle ignorait les malices d'Amour.
La pauvre dame allait tout devant elle,
Et n'y savait ni finesse ni tour.
Son mari donc se trouvant en emplette,
Elle au logis, en sa chambre seulette,
André survient, qui sans long compliment
La considère; et lui dit froidement:
Je m'ébahis comme au bout du royaume
S'en est allé le compère Guillaume,
Sans achever l'enfant que vous portez:
Car je vois bien qu'il lui manque une oreille
Votre couleur me le démontre assez,
En ayant vu mainte épreuve pareille.
Bonté de Dieu ! reprit-elle aussitôt,
Que dites-vous ? quoi d'un enfant monaut
J'accoucherais ? n'y savez-vous remède ?
Si da, fit-il, je vous puis donner aide
En ce besoin, et vous jurerai bien,
Qu'autre que vous ne m'en ferait tant faire.
Le mal d'autrui ne me tourmente en rien;
Fors excepté ce qui touche au compère:
Quant à ce point je m'y ferais mourir.
Or essayons, sans plus en discourir,
Si je suis maître à forger des oreilles.
Souvenez-vous de les rendre pareilles,
Reprit la femme. Allez, n'ayez souci,
Répliqua-t-il, je prends sur moi ceci.
Puis le galant montre ce qu'il sait faire.
Tant ne fut nice (encor que nice fut)
Madame Alix, que ce jeu ne lui plut.
Philosopher ne faut pour cette affaire.
André vaquait de grande affection
A son travail; faisant ore un tendon,
Ore un repli, puis quelque cartilage;
Et n'y plaignant l'étoffe et la façon.
Demain, dit-il, nous polirons l'ouvrage,
Puis le mettrons en sa perfection;
Tant et si bien qu'en ayez bonne issue.
Je vous en suis, dit-elle, bien tenue:
Bon fait avoir ici-bas un ami.
Le lendemain, pareille heure venue,
Compère André ne fut pas endormi.
Il s'en alla chez la pauvre innocente.
Je viens, dit-il, toute affaire cessante,
Pour achever l'oreille que savez.
Et moi, dit-elle, allais par un message
Vous avertir de hâter cet ouvrage:
Montons en haut. Dès qu'ils furent montés,
On poursuivit la chose encommencée.
Tant fut ouvré , qu'Alix dans la pensée
Sur cette affaire un scrupule se mit;
Et l'innocente au bon apôtre dit:
Si cet enfant avait plusieurs oreilles,
Ce ne serait à vous bien besogné.
Rien, rien, dit-il; à cela j'ai soigné;
Jamais ne faux en rencontres pareilles.
Sur le métier l'oreille était encor,
Quand le mari revient