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Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15 - Forums Généalogie

P.Fontelaye001
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 11 février 2008 14:19


Inscrit le: 31/01/2005
Messages: 203
coucou Joe

c'est encore moi...
je viens d'aller voir en page 9 oú j'ai vu une définition de Maréchal et maréchal des logis
mais si tu as un site à me donner pour avoir plus d'infos, je suis preneuse....

rebisous

Patriciabisous bisous
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 11 février 2008 14:23



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 2 963
bravo bravo Joelle
Heureusement que tu te reposes l'après-midi....

Pour continuer avec les:

Meuniers et Moulins.

Il existe environ trois types de moulins : le moulin à vent, avec ses grandes ailes , le moulin à huile, qui produisait principalement de l'huile de noix, et le moulin de rivière,construit à l'écart du village au bord de l’eau

La France d’autrefois était hérissée de moulins. Le géographe César François Cassini (1714-1784 dit Cassini III) qui établit les premières cartes scientifiques de la France au XVIIIème siècle, se servit d’eux comme principaux points de repère. En 1809, un recensement ordonné par Napoléon 1er comptait 100 000 moulins pour 22 millions d’habitants (soit en moyenne un moulin pour 300 habitants) dont 16 000 moulins à vent. Ceux-ci étaient principalement répartis dans le nord de la France, l’Ouest, la Beauce, le midi Toulousain et la Provence. Ils sont absents en Alsace, Franche-Comte et Savoie où existaient par contre de nombreux moulins à eau. Aujourd’hui on estime qu’il reste 3000 moulins à vent, 10 000 moulins à eau sur le territoire français.

Jusqu’à la Révolution,les seigneurs exercent un véritable monopole en instaurant l'obligation d'utiliser le moulin banal pour toute personne habitant dans l'aire du moulin dite banlieue, fixé aproximativement à une lieue. la destruction des petits moulins domestiques et ordonnée: tout contrevenant risque une amende et la confiscation des ses grains.Les paysans ont recours au moulin banal moyennant un prélévement sur le grain appelé émolument. Comme salaire le meunier touche une rétribution en nature. Souvent, il travaille avec un garde moulin, un apprenti qui prend progressivement en charge toute les tâches du moulin, parfois aussi un chasse-manée qui va dans les fermes chercher le grain, puis livre la mouture.
Au XIV éme siècles, pour éviter que le meunier ne prenne trop d'importance dans la filiére du pain, la profession de boulanger lui est interdite. Dés le XVII éme siécles, pour se diversifier, le meunier tente pourtant d'assurer le transport de la marchandise à sa clientèle boulangére et, par la suite de faire le commerce des grains et farines.




Le meunier :est un personnage important dans le village car c'est de lui que dépendait l'approvisionnement en pain. on lui prête souvent une réputation douteuse. Sur une rasière, soit 80 kgs, le client retrouve 51 kgs de farine et 21 kgs de son. 8 kgs servent à payer le meunier. Certains paysans trouvent que les poules du moulin sont nombreuses et bien grasses !
Il faut bien comprendre que la technique du meunier nécessite un savoir-faire particulier. Grosso-modo, il s'agit de verser du grain dans une sorte de gros entonnoir en bois (la trémie). Le grain tombe ensuite dans un auget qui le dirige dans un trou où il est broyé par deux meules. Un moulin c’est toujours le même système, deux meules, la dormante fixe sur le châssis et la volante qui tourne, le grain est broyé entre les deux meules (sachant q’une meule en silex pèse 1500kg).Ce qui diffère c’est le mécanisme qui fait fonctionner les meules, l’énergie employée, eau ou vent.
Le travail du meunier c'est aussi la réception des céréales par l'intermédiaire du cache-mannée, l'ensachage de la farine et la mise à jour des comptes et des registres.
Il doit faire attention aux incendies. Un bon meunier n'entasse jamais les sacs de farine lorsque le grain n'est pas assez sec, la fermentation s'y met et allume la toile des sacs.
Moulin à eau ou à vent, le meunier doit procéder à l’entretien de son moulin et aux réparations nécessaires.
Une bonne mouture exigeait des pierres en excellent état. S’il ne le fait pas lui-même ,le meunier peut faire appel à un rhabilleur de meules.



Pour ceux que les moulins interessent, l’excellente file de Sophie:


http://www.notrefamille.com/v4/forums/default.aspx?g=posts&t=946089&p=4

Amicalement






joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 11 février 2008 15:07



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 3 638
POUR PAT
http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/04histoire/dossierdushd/histoiregendarmerie/larrieu/11p1chapit3.htm

BISOUS

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55-52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45) - JOUBARD(56) - STOPHE(75) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
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P.Fontelaye001
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 11 février 2008 15:16


Inscrit le: 31/01/2005
Messages: 203
WOW

Merci Joe

Je vais de ce pas me connecter sur le lien que tu m'as donné

bisous

à plus tard

Pat
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 11 février 2008 16:47



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 2 963
Et pour terminer...

Un métier annexe : le rhabilleur de meule

La meule de pierre,striée ,sert à broyer le grain
Des deux meules,l'une est convexe et ne bouge pas : c'est la gisante ou dormante. L'autre, concave,tourne : c'est la tournante ou volante. Une gouttière permet à la farine de s'écouler. Mais les frictions entre les deux meules usent les stries. Il faut alors "rhabiller" ou recreuser les sillons. Un artisan, le rhabilleur de meule, se charge de reformer les sillons à l'aide d'une boucharde
et d'un marteau.Le rhabilleur de meules va de moulin en moulin.
Après avoir soulevé la couvrante, il marque la surface à battre au moyen d'une règle enduite de rouge. Les parties colorées sont martelées, puis l'ensemble est adouci, afin de rétablir la régularité et les stries de la meule. C'est un travail long et fatiguant, pratiqué à genoux sur un sac.
On reconnaissait le rhabilleur de meules à ses mains bleuies par les éclats.
bisous
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 11 février 2008 17:30



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 3 638
pour illustrer les propos de Benedicte


"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55-52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 11 février 2008 18:36



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 3 638
BONNE SOIREE A TOUS
A DEMAIN
BISOUS

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 11 février 2008 20:07



Inscrit le: 11/02/2006
Messages: 2 963
Bonne soirée Joelle.A demain
bisous
P.Fontelaye001
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 11 février 2008 20:25


Inscrit le: 31/01/2005
Messages: 203
Sleeping

bonne soirée et bonne nuit à tous

Patricia
sibie
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 11 février 2008 21:56



Inscrit le: 26/09/2006
Messages: 1 249
Hiding tout le monde
J'ai de la lecture pour demain toujours mon ordinateur qui me fait des misères peut etre à demain pour se soir
Sleeping Sleeping Sleeping BONNE NUIT




Michel.L2227
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: lundi 11 février 2008 23:28


Inscrit le: 11/12/2007
Messages: 493
merci Joelle
comme toujours parfait
bonne nuit
Michel
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 12 février 2008 08:13



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 3 638
Bonjour tout le monde
une fois n'est pas coutume je vous offre cafe et croissants
bisous bonne journee



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55-52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
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Anne Marie.P114
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 12 février 2008 09:49


Inscrit le: 10/09/2007
Messages: 224
Bonjour, passionnant votre fil ! Bravo pour les renseignements.
Je n'ai rien à vous offrir : tous mes anciens étaient Maçons(de la Creuse !!) ou tailleurs de pierre et agriculteurs, cultivateurs, propriétaires (selon ce qui est inscrit sur les actes !!!!)
J'ai juste trouvé dans la famille de ma GMM qui est bretonne un HONGREUR (qui chatre les chevaux et faisait office de vétérinaire)et encore c'était le mari d'une cousine !
Bonne journée et encore bravo
Anne Marie (familles Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, Barthot (23) Pécher, Gout, Peynoche,Deluchat, Legay, Robinet,Noel, Pigne (23) Chemin, Lépinay, Colliaux,Rihet Ille et Vilaine)
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 12 février 2008 09:54



Inscrit le: 10/04/2003
Messages: 3 638
LES JARDINIERS

La profession consiste à exploiter au mieux le terrain pour avoir les meilleurs légumes au bon moment. on doit prévoir les récoltes successives pour que lorsqu'une culture se termine, une autre soit prête à prendre le relais. on récolte les salades pendant que les radis ou les carottes lèvent. Certaines cultures comme le melon demandent beaucoup de travail : fumier, arrosage, récolte...
La vente des légumes sur le marché est souvent le travail des femmes et des enfants. Tout l'art de la vente consiste à tirer le meilleur prix des légumes, tout en vendant le maximum pour éviter la perte. La concurrence est rude et certains cassent les prix...
Le travail est essentiellement manuel. Avant la mécanisation, les familles avaient en général un cheval, un mulet ou un âne, pour labourer ou tirer une charrette pour transporter le fumier et les légumes. L'animal servait aussi à entraîner une pompe à manège pour remonter l'eau du puits, avant que l'usine électrique de Melun n'alimente des pompes plus faciles d'emploi. Plus tard les motoculteurs remplaceront ces animaux. Les camionnettes remplaceront les charrettes.



Certains transports se faisaient à dos d'homme avec une hotte (comme celle de la photo), à la main avec de grands paniers en osier, avec des charrettes à bras, avec des brancards (pour le transport des cloches par exemple) ou avec des brouettes (en bois à roue en fer, puis à roue à pneu)...
Les principaux outils et accessoires sont : l´arrosoir (au début en cuivre puis en fer galvaniséWink, la bêche, le râteau, la fourche pour épandre le fumier, les cloches en verre et les châssis vitrés pour forcer les cultures avec le rayonnement solaire en les préservant du froid. Assez caractéristique de cette profession, on trouve en haut des jardins un réservoir (ou cuve) au sommet d´une tour, que l´on remplit avec une pompe plongeant dans le puits indispensable aux cultures, pour alimenter en eau les points d´arrosage. Cette réserve permet aussi de réchauffer l'eau pour ne pas arroser avec une eau trop froide. L'arrosage est un point très important. Dans certains jardins il y a plusieurs puits répartis sur la surface du terrain.
L'arrosoir ci dessous était appelé aussi “sauteuse” à cause du geste qu'il fallait faire pour le retourner.



En effet, on trempait l'arrosoir dans un bassin, anse vers le bas, pour le remplir. on le tenait par l'anse située près de la pomme, celle-ci tournée vers l'arrière, pour se rendre au point à arroser. Ensuite il fallait d'un geste, le lancer en l'air en le faisant pivoter pour le rattraper par l'anse arrière et vider l'eau contenue. Les garçons jardiniers s'entraînaient de longues heures avant d'y arriver. on notera la taille du tuyau et de la pomme qui devait fournir un gros débit, la contenance étant d'un dizaine de litres. on peut imaginer qu'ils arrosaient avec un arrosoir dans chaque main. Cet arrosoir n'était pratiquement plus utilisé au début du 20ème siècle. on avait adapté aux sauteuses une anse amovible comme celle d'un seau ou on utilisait des arrosoirs aux formes plus proches de celles de maintenant.

Les maraîchers n'étaient pas toujours propriétaires, ils louaient souvent leurs jardins à des propriétaires quand ce n'était pas à leurs parents. Les baux nous donnent des renseignements intéressants
.


sources les moulins melannais

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joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 12 février 2008 09:57



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bonjour anne marie
merci de tes encouragements et félicitations
on va te trouver qq chose sur les hongreurs
bonne journee
amicalement

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Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 12 février 2008 10:10



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Bonjour à tous

Bonjour cousine Anne Marie

Bonjour Joelle, merci pour le petit déjeuner.

Avec ton jardinier, tu parles de brouette, aussi je vais mettre là une définition que j'avais cherchée pour Jean de la file des "Perles généalogiques(rien à voir avec le jardinier...):

Brouteur de bière (pour brouetteur)

“On appelle encore aujourd’hui à Tournai brouteurs au boire les hommes de peine qui vont prendre les tonneaux de bière aux brasseries pour les transporter chez les consommateurs. Le mot boire vient de l’ancienne locution boire de grain, par laquelle on désignait cette sorte de boisson”





bisous

joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 12 février 2008 10:51



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SALUT BENE

Le Hongreur


Personnage important de nos campagnes, il castrait chevaux, cochons, ou veaux en opérant avec pour seul attirail un bistouri et de l'eau de javel ! C'était le vêto de l'époque...

Le "Bistournage"
Le terme bistournage est à traduire littéralement par « déformation par torsion ».
Si l’opération de castration est maintenant réalisée au moyen d’une pince écrasant les cordons testiculaires, il n’en a pas toujours été ainsi.
Traditionnellement, cette opération effectuée par un hongreur se passait en deux temps.
- Dans un premier temps, les animaux à castrer étaient réunis dans le bouvau *, ou devant la jasse *, dont l’entrée était fermée par une charette.
Une corde, passant à travers les rayons de la roue d’une charette, servait à attacher le taù. Cette longe était passée autour des cornes du taù et ramenée jusqu’à la charette. Ainsi maintenu, il restait à le coucher à terre. Pour ce faire, le manadier passait la sabatière * autour des pattes arrière, faisant un noeud coulant. Quelques hommes renversaient alors le taureau.
Une fois immobilisé, le hongreur pratiquait le bistournage *.
Il faisait tourner chaque testicule sur lui même, puis faisait pivoter celui-ci à l’intérieur du sac testiculaire, coupant la circulation. Enfin, une corde venait enserrer le scrotum dans le but de maintenir les testicules en position contrainte. L’animal était ensuite relaché.
- Dans un second temps, les bêtes étaient à nouveau capturées, mais simplement maintenues debout, le temps pour le manadier de couper la corde posée une semaine plus tôt.





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Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 12 février 2008 11:30



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Boudiou! Si j'aurais su que ça soye ça.... j'aurais point v'nu!!

bisous
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 12:38



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Bon, le hongreur a fait fuir tout le monde.... tant pis, j'en rajoute:

voici les pinces du hongreur
,des casseaux





bisous
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 12 février 2008 14:09



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Ça va être l'heure de la sieste (pardon à ceux qui doivent aller travailler...)
Alors voici:

Matelassier(ère)

Celui, celle qui fait et qui refait des matelas

L’histoire du matelas est lié à celui du lit.
Le mot lit est issu du latin lectus, que Festus dérive de legere, pris dans la signification d'amasser, parce qu'on ramassait les choses dont il était primitivement composé, c'est-à-dire des feuilles et de la paille. La sédentarisation de l’homme a sans nul doute poussé ce dernier à rechercher des formes plus complexes que la simple couche posée au sol pour des raisons aussi diverses que : s’extraire de l’humidité du sol, se protéger des animaux, se cacher de la lumière, se reposer à l’abri… Les lits des Grecs étaient déjà constitués d'une couchette sanglée, garnie de matelas et de couvertures.
Il y a toujours eu deux types de lit : ceux des riches et des nobles et ceux des populations plus ordinaires.Au Moyen Age,pour les premiers, l’usage du lit, raffiné et extravagant, qui existait dans les civilisations anciennes, va continuer sous d’autres formes. Pour les seconds, les lits les plus courants étaient un sac de toile, de la paille et un endroit où dormir. on cherche le confort de la chaleur pour passer la nuit.





Avec la Renaissance, les chevets de lit vont devenir des supports de décors sculptés. Du fait de sa valeur, le lit fait désormais partie du mobilier familial et on le mentionne souvent dans les testaments.
Pour ceux que ça intéresse:

http://www.meublepeint.com/histoire-lit.htm

Donc durant des siècles, on dormit sur des paillasses bourrées de varech, de balle d'avoine ou de paille,posées directement sur le bois du fond du lit,ordinaire ou plus raffiné.
Le matelassier permit d'introduire un plus grand confort dans les foyers. Les matelas furent alors remplis de crin, de bourre ou de laine.

Voyons en ce qui concerne la laine.
Le matelassier était souvent ambulant, surtout en milieu rural (mais pas seulement)


Matelassière ambulante à Toulouse.


Une autre à Paris.

(à suivre..)

Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mardi 12 février 2008 14:29



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(suite)

En milieu rural,le matelassier se rend dans les fermes pour rénover les matelas.
Ou bien le matelassier installe son métier à carder(1) sur la place du village et se met au travail.Il utilise de la laine préalablement lavée . Déjà, la laine, nettoyée de ses impuretés et aérée après être passée sous cette étrange planche munie de gros clous et mue par la main de l’homme,le peigne à carder(2), s’amoncelle. Il y en aura bientôt assez pour confectionner un matelas.






Matelassier en train de carder


Matelassière lozérienne peignant la laine

La confection d’un matelas occupe une journée entière. Après le cardage qui dure de une heure et demi à deux heures, vient le moment important du remplissage de la toile : le matelas est mis en forme et la laine doit être harmonieusement répartie pour un bon équilibrage et assurer par la suite le meilleur confort possible. Il faut 21 à 22 kg de laine pour un matelas deux places. Cette seconde phase achevée, il passe au long travail de couture des bourrelets qui maintiendront la laine sur les côtés et contribueront à l’esthétique du matelas.



Enfin, dernière opération, le capitonnage permet de maintenir la laine à l’intérieur même du matelas, à l’aide de deux capitons de tissus reliés par un fil ( 24 paires pour un matelas de 140 cm)



Bonne sieste.

Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 18:06



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etThumb Up
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 18:29



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desolee ben de t'avoir lacher cet apres midi
mais du boulot
je penses qu'on a bien bossé ce matin cela devrait sufir pour aujourd'hui
pas de nouvelles demandes
demain il fera jour
je ne serais pas là demain matin courses à Tarbes
bisous et bonne soirée à tous

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Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 18:34



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bisous Joelle.
J'espère que tu auras beau temps demain à Tarbes;ici il pleutSad

A demainSmile
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 18:42



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pOUR UNE FOIS QU'IL PLEUT EN ESPAGNE !!!
IL EN FAUT UN PEU D'EAU
BISOUS BONNE SOIREE

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joepiednoir
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 19:37



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hop

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P.Fontelaye001
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 21:09


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Messages: 203
Hiding Hiding

coucou Béné, Joe et toute la file

Juste un petit bonsoir rapide pendant que mon fer à repasser chauffe....

Peut être à + tard

bisousbisous bisous

Patricia
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 22:07



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Messages: 2 963

Bonne nuit à tout le mondeSleeping Sleeping

A demain

bisous
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 13 février 2008 07:46



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bonjour les amis
BONNE ET FRUCTUEUSE JOURNEE POUR VOS RECHERCHES
A TOUT A L HEURE

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55-52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45) - JOUBARD(56) - STOPHE(75) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 1Cool
joepiednoir
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 13 février 2008 08:29



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Les Rebiqueurs
(de Numa Magnin)




Des ambulants se livraient à un pittoresque métier, celui de la rebique, monopole des rebiqueurs, qui formaient une véritable corporation, avec ses règlements, ses coutumes, son langage inintelligible au profane.

L'argent était rare; on comptait par sous et par liards. Il fallait vivre tout de même. Pour éviter la dépense, on prolongeait à l'extrême, l'existence des meubles, des outils, des habits. Aujourd'hui on remplace; autrefois on réparait. Le rebiqueur était l'homme à tout faire, il raccommodait, rajustait, rafistolait les seaux, les paniers, les pendules, la vaisselle, les parapluies. Il était boisselier, vannier, horloger, vitrier. Il parcourait une région plus restreinte que le roulier et s'arrêtait à chaque étape en quête de travail.

C'est ainsi que La Bique fit, à dix-huit ans, le tour de Franche-Comté, avec Jouffroy, son patron, suivant un itinéraire jalonné, dans ses grandes lignes, par le cours capricieux du Doubs.

Jadis, les ustensiles de ménage étaient en bois. Pendant les soirées d'hiver les vieillards polissaient à loisir les douves sur leur établi, leur "bintset", les assemblaient en cuves, seilles et baquets. Durant l'été, ces récipients économiques se desséchaient, se fissuraient, dansaient dans leurs cercles. Au moindre choc, ils tombaient comme des châteaux de cartes, et c'était toute une affaire de les remonter. Le rebiqueur s'y entendait à merveille.

Dans les montagnes, à défaut d'osier, on tresse les corbeilles avec des lanières de coudrier détachées de longues branches flexibles en pleine sève. Ces paniers étaient commodes pour butiner dans les jardins et les vergers, cueillir la fraise ou la noisette, mais ils étaient vite percés. Le rebiqueur les réparait d'une main experte.



Les parapluies de pacotille qu'on achète au bazar sont à la merci d'un coup de vent qui les renverse ou les disloque. Les rayons se brisent comme verre. Autrefois, ces rayons étaient de vraies baleines, solidement assemblées. Elles résistaient à toutes les sommations de la tempête. Sous leur ampleur protectrice, les parapluies abritaient une famille; ils eussent abrité une escouade et duraient une génération. Ils étaient aussi lourds que des fusils et se portaient également en bandoulière. Ils subissaient à la longue, quelques avaries. Le rebiqueur changeait l'étoffe, remplaçait le manche, cousait au sommet un capuchon. Les baleines supportaient deux ou trois rhabillages; elles étaient rentoilées en vert, puis en bleu, puis en rouge, de décade en décade. Quand enfin elles étaient hors d'usage, les enfants en découpaient des tronçons et les fumaient; elles avaient un goût saumâtre qui rappelait de loin l'océan d'origine, piquait la langue, donnait la nausée; c'était le comble de la jouissance.

Le paysan ne se résignait pas à jeter au tas de pierres, au "murget", les vases brisés ni la vaisselle fêlée. Lorsqu'une soupière vénérable, qui avait longtemps présidé aux repas de famille, recevait un heurt qui la fendait, la ménagère la mettait en lieu sûr, à l'abri de nouveaux outrages, en attendant le rebiqueur. Celui-ci étudiait la pièce avec l'attention concentrée du chirurgien devant une fracture. Il la palpait, la percutait, l'auscultait. Si le dommage n'était pas sans remède, il s'armait d'un poinçon dont il appuyait le gros bout contre sa poitrine blindée d'une plaque d'acier, et d'un archet qui entrait en danse et faisait tourner le poinçon. Il perçait ainsi des trous imperceptibles dans la faïence ou la porcelaine, ajustait des crampons, cimentait les brèches. La soupière ou le saladier reparaissaient étanches, sur la table, entourés des égards dus aux mutilés.

A l'occasion, le rebiqueur était rempailleur de chaises, étameur, chaudronnier, "magnin". Il excellait à remonter les horloges fourbues ou asthmatiques, à les rajuster, à les équilibrer d'un coup d'oeil prompt et sûr, à remettre en marche les plus récalcitrantes, à réveiller dans les vieilles demeures les carillons assoupis.



Si le caillou d'un enfant s'égarait dans un carreau et l'étoilait de meurtrissures, on n'allait pas chercher le vitrier, pour l'achever et le remplacer. on se contentait de coller des bandes de soutien, sorte de pansement provisoire, puis le rebiqueur intervenait, plaçait deux rondelles de cuivre, l'une au dehors, l'autre au dedans, les unissait par une vis, les boulonnait, et la vitre se trouvait consolidée jusqu'à la chute d'une nouveau caillou.

Le raccommodage ne déshonorait pas plus un objet que le ressemelage une paire de chaussures. A force de pièces et de morceaux, il ne restait rien de l'original, à l'exemple du couteau légendaire dont Jeannot remplaçait alternativement la lame et le manche, et qui était toujours le couteau de Jeannot.

Il en était de même des habits, bien que leur entretien ne fût pas de la compétence du rebiqueur. Certes, il était humiliant de porter du linge douteux ou des effets déchirés, attestant la négligence de la ménagère, mais le rapiéçage ne se dérobait point. Il s'étalait par devant et par derrière. La superposition des morceaux donnait aux vêtements une rigidité telle qu'ils se tenaient debout, comme une armure. N'est-ce pas un préjugé ruineux qui les fait mettre à la réforme dès qu'apparaissent les cicatrices du travail ? Les jeunes filles du monde et même du peuple se croiraient déchues par les traces d'un stoppage trop visible. Elles en éprouvent plus de honte que d'une mauvaise action. Les paysans n'y regardaient pas de si près.



"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
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Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 13 février 2008 10:27



Inscrit le: 11/02/2006
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Bonjour à tous.

Bonjour Joelle; pour illustrer:


Le raccomodeur de parapluies.



bisous
Benedicte.V5
Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé le: mercredi 13 février 2008 11:34



Inscrit le: 11/02/2006
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Ajourd'hui je vais vous parler du:

Chapelier

Celui qui fait ou vend des chapeaux.

Selon la définition ,le chapelier réalise des chapeaux en série tandis que le ou la modiste est un créateur de chapeaux, lesquels sont souvent vendus en tant que pièce unique.Bien souvent cette distinction n’existe pas et on parlera de chapelier(ère) modiste.

Historique

Le métier de chapelier se divisait au moyen âge en plusieurs branches. Il y avait les chapeliers « de fleurs », les chapeliers « de coton », les chapeliers « de paon », les « faiseuses de chapeaux d'orfrois », et enfin les chapeliers « de feutre », qui finirent par se substituer à tous les autres chapeliers.
Dans le haut moyen âge, le terme chapeau s'entendait aussi bien d'une couronne de métal ou de fleurs que du véritable couvre-chef, et l'usage du chapeau-couronne semble remonter fort loin : quelques auteurs en ont attribué l'invention aux gaulois. Sans rien affirmer à cet égard, disons seulement que la mode en persista très longtemps au moyen âge : comme on portait les cheveux très longs, il fallait les retenir et les empêcher de tomber sur les yeux.



Les Chapeaux de fleurs furent plus tard remplacés dans la classe riche par des cercles d'orfèvrerie ornés de perles précieuses. Toutefois le « chapel de fleurs » resta à titre de redevance féodale, et fut considéré comme une marque d'honneur et de respect. A la fin du quinzième siècle, les dames de Naples offrirent à Charles VIII, à son entrée dans leur ville, une couronne de violettes.
Les chapeaux de paon et d'orfrois ne furent portés que par les femmes. Sans doute les plumes de paon étaient alors plus coûteuses qu'elles ne le sont aujourd'hui, bien que le noble oiseau figurât souvent sur la table des grands seigneurs. Quoi qu'il en soit, c'était un ornement réservé aux grandes dames, qui s'en servaient pour décorer les coiffures compliquées dont elles s'affublèrent au quatorzième siècle et surtout au quinzième siècle.


Quant aux chapeliers de coton, il ne vendaient pas à vrai dire de chapeaux, mais des bonnets et des gants de laine.
Les premiers statuts des chapeliers de feutre et ceux d'une corporation qui n'était pour ainsi dire qu'une dépendance de leur métier, celle des fourreurs de chapeaux, datent à Paris d'Etienne Boileau, c'est-à-dire de la fin du règne de Saint-Louis ; ils furent plusieurs fois modifiés ou confirmés, notamment en 1324, 1325, 1367 et 1381.
D'après les plus anciens statuts, le maître chapelier ne pouvait avoir qu'un seul apprenti. L'apprentissage durait sept ans pour ceux qui n'étaient ni fils ni parents de maître ; il était gratuit, si le maître y consentait ; mais dans tous les cas il fallait verser dix sous à la caisse de la confrérie.
Deux prud'hommes nommés par le prévôt de Paris étaient chargés de veiller à l'exécution des règlements, qui, du reste, n'étaient ni très nombreux, ni très compliqués. Défense de faire entrer dans la confection du feutre autre chose que du poil d'agneau ; défense de vendre de vieux chapeaux reteints, d'ouvrir boutique le dimanche, et de travailler avant le jour : telles étaient les principales dispositions des statuts.
Ceux des fourreurs de chapeaux étaient à peu près semblables. Cependant chaque maître pouvait avoir deux apprentis qui, au bout de cinq années, devenaient compagnons ; se qui s'explique facilement, si l'on songe que leur métier était beaucoup moins compliqué que celui des véritables chapeliers : ils n'avaient qu'à garnir les chapeaux qu'on leur apportait tout préparés.(...)
On avu qu'il était défendu aux chapeliers de faire du feutre avec autre chose