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"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but" mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55-52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52) PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45) - JOUBARD(56) - STOPHE(75) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56) SAVARD (45 et 1
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LA MEGISSERIE
Quelles peaux pour quels cuirs ?
La peau de buffle : fabriquer des objets nécessaires à l'équipement militaire et les cuirs de rasoirs
La peau de vache donne les cuirs dits mous et dont les usages sont multiples.
Les peaux de cheval, de sanglier, de porc et de mulet sont employés dans la sellerie.
La peau de taureau sert pour les capotes de voitures et les semelles intérieures de souliers
La peau de taureau est plus solide, plus indéformable et moins élastique que la peau de vache. La peau de vache est en effet un peu plus distendue et moins solide en raison des vélages.
Les peaux d'agneau et de chevreau sont utilisés à la fabrication des gants
La peau de chèvre sert à la chaussure et à la maroquinerie
La peau de chien , après corroyage, est travaillée par les cordonniers
La peau d'âne sert à garnir les caisses de tambour
La peau de cygne est réservée aux éventaillistes
La peau de requin sert sous le nom de galuchat (nom de son inventeur Mr Galuchat, qui, le premier utilisa les peaux de poissons de manière originale, autre que son utilisation comme abrasif, en chirurgie par exemple pour enlever les durillons et les cals) et divers usages en maroquinerie, en coutellerie et en ébénisterie, mais aussi dans l'industrie pour polir l'acier, faire des courroies, et garnir les pistons des pompes à eau
 le megissier reduit l 'épaisseur de la peau
 le polissonneur ouvre la peau cote chair
 le teinturier donne la couleur a l aide d'une brosse
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bonjour Claire je vais voir ce que je peux faire a+
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CLAIRE TON HISTOIRE EST PAS CLAIRE!!! JE NE TROUVE RIEN DE RIEN POUR LE METIER DE "BEZAUCHEUR" ES TU SURE DE L ORTHOGRAPHE SINON FAIS MOI UNE COPIE DU DOC SUR LA FILE JE CONTINUE A CHERCHER A+
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Bonjur,
Je ne vous ferais pas l'injure de vous dire ce qu'est un mineur de fond, tout le monde le sait.
Mon GP était mineur de fond, mes grands oncles, mes oncles.
Pas notre génération car les mines ont fermé et nos pères ne voulaient pas que leur fils aille dans le puits.
C'était à La Grand'Combe dans le Gard cévenol.
Une photo :

Bonne après midi. Janine
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Inscrit le: 10/04/2003 Messages: 3 577
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merci vero j'ai pas fais latin a l ecole mais cela va me donner une piste si tu veux tu me donne un coup de main sur la file car on ne sera pas trop de deux toi et ton erudition, moi ma passion de fouiller
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BINGO!!! J AI TROUVE BEZOCHEUR ]"OUVRIER QUI TRAVAILLAIT AVEC UNE BEZOCHE QUI EST UNE SORTE DE PIOCHE"[/color]MAIS MALHEUREUSEMENT JE N AI¨PAS DE PHOTOS J ESSAYE D APPROFONDIR
POUR LE MELOIR OU MELLOIR JE PENSE QU IL S AGIT PLUTOT DE TEILLOIR OUTIL QUI SERVAIT A DETACHER LE CHANVRE (LA FILASSE) DE L ECORCE DU BOIS

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Inscrit le: 14/08/2007 Messages: 2 035
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Joepiednoir, Véro, SUPER ! Je m'endormirai moins idiote ce soir ! Un grand MERCI pour l'explication de l'origine du métier : BÉZOCHEUR. MELOIR / MELLOIR : je persiste car ces 2 mots sont bien mentionnés ainsi dans une "prisée" de 1891 dans la Vienne. J'ai installé ce document dans ma file "Perles généalogiques" en octobre. Bonne fin de journée. Amicalement - Claire.
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Inscrit le: 11/02/2006 Messages: 2 855
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Bonjour Claire
Selon le Lexique de l'Ancien Français (Frederic Godefroy 1901)
le melloir est une claie en osier servant à faire secher des fruits.
Cordialement Bénédicte.
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Inscrit le: 11/02/2006 Messages: 2 855
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et pour completer la réponse de Joelle:
"bezocheur,le plus souvent désigné sous le nom de "besseron".Les besserons les plus renommés venaient de Bretagne. C'était des besserons bretons qui,en Poitou, creusaient généralement les fossés autour des prairies..."
L'agriculture et les classes paysannes.. (Paul Raveau 1926)
Bénédicte
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Inscrit le: 10/04/2003 Messages: 3 577
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pour veronique
j ai fini par touver sur ce site www.cevenols.com/vieuxmetiers.htm quant au meloir j y etais presque je pensais bien que c etait un panier ou qq chose dans le genre
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veronique et benedicte vous êtes de vrais puits de science merci pour le coup de main
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de rien Joelle.... c'est Internet qu'il faut remercier... quel formidable outil..!!!
Bénédicte.
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Inscrit le: 10/04/2003 Messages: 3 577
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j'ai telecharger le lexique cela pourra m aider plus tard
je remercie encore la formidable entraide de ce forum
bisous

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autant pour moi j ai rectifie il manquait juste une ptit qq chose à la fin
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Fondeurs de cloches ambulants
arkblue"> Les premières cloches apparurent en Campanie au Ve siècle et les premiers clochers au IXe siècle en Italie. Ils se répandirent au début du XIIe siècle; d'abord indépendants de l'église, véritables tours protectrices, comme le clocher de Damblain qui doit être de cette époque. Au moins depuis la fin du XVe siècle et pendant des siècles les fondeurs de cloches ambulants sillonnèrent la France et l'Europe, transportant de ville en village leur matériel, se réduisant à peu de chose, en dehors de la planchette en bois gravée comprenant lettres, chiffres, éléments de décor et marque. Ils venaient souvent du Bassigny lorrain, entre Damblain et Bourmont (Colombey, Breuvannes, patrie des derniers fondeurs, Levécourt, Champigneulle et Damblain entre autres). Ils partaient chaque printemps et faisaient le moulage sur place. Ils signaient les cloches de leur nom suivi de la mention du pays d'origine ou de leur marque.
Au XIXe siècle les derniers fondeurs installèrent des ateliers fixes dans diverses villes comme les Perret à Auch, les Bollée à Orléans. Deux fils Vouillemot s'étaient établis à Montpellier au XVIIe siècle.
Les artisans fondeurs étaient appelés clochetiaux en Lorraine ou seintiers (du latin médiéval sein qui voulait dire cloche; d'où le mot tocsein : toque sein). Ils étaient très considérés et le titre de bourgeois leur était parfois décerné.
Les clochetiaux ont disparu, de même que la plupart des ateliers fixes installés au siècle dernier. Les cloches de Damblain, qui avaient été fondues sur place en 1735, puis en 1812, ont été coulées à la fonderie Cornille-Havard à Villedieu les Poêles (Manche) après l'incendie du clocher en 1976.
Il existe encore un atelier à Orléans, la fonderie Bollée. Les Bollée originaires de Breuvannes, fondeurs de père en fils depuis 1715, et dont Dominique Bollée est de la 8ème génération) ; à Annecy la fonderie Paccard et il y a peu à Hérépian (Hérault) la fonderie Garnier. on y travaille toujours suivant les méthodes traditionnelles,
La fabrication des cloches se faisait sur place, au pied du clocher par le maître fondeur et son aide. Ils recevaient l’appui des villageois pour hisser la cloche à sa place définitive. Aujourd’hui les techniques et les méthodes de fabrication qui datent de plusieurs siècles n’ont pas changé.
Si à l’exemple de François Peigney en Poitou, on travaillait dur et dans la sobriété pendant toute l’opération de moulage et de coulée, après le baptême des cloches c’était la grande fête avec les villageois et le vin coulait alors à flot.
le saintier

la cloche dans son moule

le demoulage

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la gravure et le polissage

la signature du fondeur

la benediction de la cloche et son bapteme

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BONNE SOIREE A TOUS A DEMAIN POUR DE NOUVELLES AVENTURES

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BONSOIR JOELLE,
Je ne suis pas revenu sur la file depuis le 13 décembre......je m'exclamais alors : dommage que cette file si enrichissante et nécessaire péréclite! Je vois que tu as pris "le taureau par les cornes" et quel résultat! Reçois là mes plus vives et sincères félicitations.....elle revit grace à toi, tes connaissances, ta volonté et la synergie que tu crées auprès des demandeurs..... Bien que fort occupé, tu peux compter sur ma disponibilité.... Tu as parlé des cloches.....je complète en revenant sur une société et fabrique qui m'est chère: leadeur mondial, je veux parler de la fonderie PACCARD..... Historique de la Fonderie PACCARD Il était une fois, au bord du Lac d'Annecy...
Créée en 1796, la fonderie PACCARD est aujourd'hui l'un des fleurons de l'industrie française. Détentrice d'un savoir-faire ancestral transmis de père en fils depuis 7 générations, elle incarne le mariage réussi de la tradition et de la modernité.
La Fonderie PACCARD compte en effet plus de deux siècles d'existence puisqu'elle fut fondée par Antoine PACCARD en 1796. A cette époque, la commune de Quintal (Haute-Savoie) réclamant à l'évéché un prêtre pour sa paroisse, s'entendit répondre par l'évêque
"vous aurez un prêtre, quand vous aurez une cloche à votre clocher". La commune s'adressa alors à un maître-fondeur de Carouge, près de Genève, nommé Jean-Baptiste PITTON. C'était encore le temps où la fonte des cloches se faisait à pied d'œuvre. Jean-Baptiste PITTON eut besoin d'un apprenti, le syndic de la commune s'offrit et c'est ainsi qu'Antoine PACCARD, fondateur de la maison, fit son apprentissage et créa la Fonderie de Quintal. A sa mort, ses fils Jean-Pierre et Claude PACCARD continuèrent l'exploitation de la fonderie. Devant l'extension prise par la nouvelle industrie, Georges fit transférer l'usine de Quintal à Annecy-le-Vieux entre 1854 et 1857.
Georges, Francisque et Victor PACCARD, fils de Jean-Pierre, firent prospérer l'entreprise qui, dès la fin du XIXème siècle, acquit une réputation mondiale. Georges s'occupait de la direction technique; il présida ainsi à la coulée de plus de 10 000 cloches. C'est à lui que l'on doit la beauté des formes des cloches PACCARD, la justesse de leur tonalité, l'ampleur de leur timbre et de leur harmonie. Il fut en France le principal promoteur des carillons dont la vogue venait de Belgique et qui s'est répandue dans tout l'Occident.
En 1891, il fondit la plus grosse cloche de France : la "Savoyarde" du Sacré-Cœur de Montmartre. Georges PACCARD travailla avec ses fils, Joseph et Louis, les guidant de ses conseils André
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Inscrit le: 10/04/2003 Messages: 3 577
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MERCI ANDRE TES FELICITATINS ME VONT DROIT AU COEUR JE FAIS DU MEIUX QUE JE PEUX ET JE SUIS LA REINE DE LA FARFOUILLE SUR INTERNET; CE QUE J AI DE MIEUX : LES IDEEES BONNE JOURNEE A TOUS
JE REVIENS AVEC D AUTRES NOUVELLES
 allumeur de reverberes
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LE MARCHAND DES 4 SAISONS

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LE POSTILLON
Le postillon était un homme chargé de mener une voiture hippomobile, tout comme le cocher. Mais alors que le cocher conduit l'attelage depuis la voiture, assis sur un siège, le postillon monte le cheval, ou l'un des chevaux qui tirent le véhicule, et que l'on appelle le porteur.
Les chaises de poste étaient généralement menées par un postillon (ce qui explique l'origine du nom) : on appelle attelage en poste tout attelage mené par un ou plusieurs postillons. Les grandes diligences du XIXe siècle nécessitaient souvent la présence simultanée d'un cocher et d'un postillon (attelage en demi-poste) : dans ce cas le cocher avait toujours la prééminence. Les cochers considéraient souvent les postillons avec condescendance. Le postillon montait le timonier (on appelle ainsi les chevaux attelés au plus près de la voiture) de gauche. Ses conditions de travail étaient assez rudes, puisqu'il devait passer de longues heures à cheval, par tous les temps, sans protection contre les intempéries. Il mettait ses pieds dans de grandes bottes de cuir bouilli, avec lesquelles il lui aurait été impossible de marcher, mais qui étaient fixées sur les flancs du cheval. Les postillons des grandes compagnies de diligences portaient une livrée caractéristique. Ils utilisaient un cor de poste (ou cor de postillon) afin de prévenir les relais de leur arrivée, et aussi de se signaler dans les passages dangereux.
Le travail du postillon de relais était d'accompagner les voyageurs qui louaient des chevaux de selle (les bidets) entre deux relais, soit environ deux lieues (8 km), et de ramener ensuite les chevaux au pas, après un repos. C'est lui qui réglait l'allure, et il était interdit de lui demander d'accélérer, sauf à lui payer « double poste ». Il pouvait accompagner six chevaux, le maximum estimé pour pouvoir les ramener au pas. En contrepartie des désagréments du métier, le postillon était considéré comme un joyeux drille, aimant boire et plaisanter.
Au XIXe siècle, dans les sociétés aisées, les bonnes manières imposaient des types de voitures et d'équipages très spécifiques, demandant des cochers, des postillons (ou pas, la mode sportive voulant que les propriétaires conduisent eux-mêmes certaines voitures). Ainsi, une calèche attelée à la d'Aumont était tirée par quatre chevaux, deux à deux, chaque cheval de gauche étant monté par un postillon.
VOITURES DE POSTE


BOTTE DE POSTILLON constituée de 7 epaisseurs de cuir qu'il mettait par dessus ses bottes pour le proteger et branches et en cas de chutes

COR DE POSTILLON pour prevenir les gens de son arrivée ou sonner l'heurede départ de la voiture

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HISTOIRE DES RAMONEURS (texte tiré de "L'héritage de la terre Franc-Comtoise" par Bernadette Maréchal=
arkblue">Les ramoneurs sont nés il y a plus de quatre cents ans. Ils protègent les foyers contre le feu, ce qui leur vaut une popularité sans égale et leur attache la réputation de porte-bonheur. Origine du mot "ramoneur" :
XIIIe :"ramoner" signifie balayer, puis le sens originel de balayer tombe dans l’oubli. Ce n’est qu’en 1606 qu’on peut lire dans le Trésor de la langue française de Jean Nicot (1) au mot ramoneur : "est indifféremment appelé quelconque qui use du Ramon", mais le français l’a restreint à "celui qui ramone les cheminées"
Fin XVIIe (1694) le Dictionnaire de l’Académie française donne la définition suivante "Ramoneur : celui dont le métier est de ramoner les cheminées, les ramoneurs viennent presque tous de Savoye".
Au XVIIIe, la révolution de la cheminée atteint sa pleine ampleur par l’invasion des demeures bourgeoises et des habitations collectives à étages peuplées de cheminées qu’il faut débarrasser de la suie. Le ramonage devient une activité courante, puis obligatoire.
Au XIXe, en 1870, le Dictionnaire Universel de Pierre Larousse, fait de savoyard un nom commun, "savoyard :.fumiste, ramoneur, la Savoie, fôurnissant un grand nombre d’hommes et d’enfants qui exercent cet état".
D'où viennent les ramoneurs ?
Aux XVIIIe et XIXe, les petits ramoneurs se répandent à travers la France, traversant les campagnes pour terminer leur course dans les grandes villes. Au XVIIIe l’expatriation des ramoneurs est entrée dans l’usage et est une source de revenus réguliers pour bon nombre de paroisses. Sous la Restauration, puis dans la moitié du XIXe, on compte un demi-millier de partants. Le maximum est atteint sous le Second Empire.
Les petits ramoneurs et bergers, étaient souvent savoyards, mais leur recrutement se fait dans trois régions : la Maurienne, la Tarentaise et la vallée d’Aoste; enfants de familles pauvres, ils quittaient leur maison vers l'âge de dix à treize ans. Les filles, quant à elles, étaient placées dans quelque maison bourgeoise. Certaines trouvaient de bons et généreux patrons et patronnes, d'autres vivaient sous la dictature de maîtres méprisants et méprisables, un esclavage que leur très jeune âge et la séparation de leurs parents rendaient insupportable.
Chaque semaine ou pour certains, chaque mois, ces pauvres petits ramenaient à la maison le maigre salaire que leur avait rapporté un travail péniblement démesuré pour leur âge. Les familles étaient nombreuses, frères et soeurs vivaient souvent grâce aux revenus des plus grands. Nos petits ramoneurs étaient souvent embauchés par les marchands de bois ou de charbon. Levés à six heures et équipés de genouillères, de raclettes et de cuirasses, ils partaient avec leur chef, qui lui portait le hérisson et la tringle à nettoyer les tuyaux. Les gosses montaient dans les conduites des cheminées, en s'aidant des genoux et des coudes : à mesure qu'ils montaient, ils raclaient la suie. Ils n'étaient habillés que des vêtements que les gens voulaient bien leur donner. Ils usaient beaucoup, leurs vêtements étaient toujours déchirés et noirs de suie. Sur la tête, ils coiffaient un bonnet qu'ils tiraient jusque sous le menton lorsqu'ils montaient dans les cheminées. on reconnaissait facilement les nouveaux venus parce que leurs genoux étaient écorchés, le patron leur passait la peau à la flamme d'une chandelle. Au bout de quinze jours, elle s'était durcie et ne craignait plus les rudesses du métier. Oui le métier était rude, et dangereux. Certaines cheminées dépassaient le toit de plusieurs mètres et il leur fallait y grimper pour tirer le hérisson. Certaines autres étaient trop étroites et même les plus petits ne pouvaient s'y glisser. Un d'entre eux racontait un jour, comment resté coincé dans une conduite, terrorisé à l'idée de la réprimande du chef, il était resté là, pleurant sans oser redescendre.
Le jour de la Saint Gras (2) en général, les troupes de petits Savoyards s’en vont par les chemins, suivant un itinéraire précis. Chaque maître ramoneur a sa tournée et malheur à qui s’avisait d’aller chasser sur les terres d’autrui. Des rixes violentes s’ensuivaient. La saison d'été se passait en ville, celles d'automne et d'hiver en campagne, durant lesquelles ils traversaient plusieurs départements à pied, même pieds nus pour économiser les sabots. Ils abattent des étapes de 40 à 50 kms par jour, les plus forts chargés de marchandises. Souvent ils marchent la nuit pour échapper à la police, à l’affût de toute sorte de mendicité. Même quand circulèrent les chemins de fer, on fit encore à pied le voyage aller; pour le retour, les ramoneurs obtenaient du PLM un permis à demi-tarif pour être rapatriés comme chômeurs. Lors de leurs déplacements ils tiraient derrière eux une charrette sur laquelle ils entassaient la suie récoltée. cette suie était ensuite expédiée au Creusot pour la trempe des aciers. Ils dormaient dans les granges ou dans les écuries, parfois dans des hangars où, loin de la chaleur des bêtes, ils devaient se couvrir de leurs sacs à suie pour ne pas grelotter de froid. Leurs repas étaient composés des dons que les paysans leur faisaient : pain, lard, parfois du vin. Voyageant ainsi de commune en commune, ils frappaient tout d'abord à la porte du maire qui leur indiquait chez qui ils devaient aller. Les habitants de certaines communes se montraient plus généreux que d'autres. En général aussi, bourgeois et châtelains se révélaient méprisants et avares alors que les petits propriétaires et ceux qui avaient peu pour eux-mêmes, cherchaient avec bon coeur et générosité à faire plaisir et consoler.
On demandait au ramoneur de chanter lorsqu'il atteignait le haut de la cheminée, alors avec courage, il faisait marcher sa raclette et arrivé au sommet, il s'asseyait sur le rebord et chantait tout son répertoire; les chansons étaient plutôt osées, mais les enfants qui écoutaient ne comprenaient pas, ce n'était donc pas grave ... L'hiver était redoutable, alors que le chef portait un long manteau de cuir, les petits ramoneurs tremblants de froid, n'avaient sur les épaules qu'un sac. Ils ne pouvaient se réchauffer que dans les cheminées encore vivantes du feu que l'on venait d'éteindre. Il leur fallait de plus tirer, parfois dans la neige épaisse, leur lourde charrette de suie.
Se mettre à table avec un ramoneur portait bonheur. on l'invitait à dîner les jours de noce s'il se trouvait d'être là. Le dimanche ils ne travaillaient que jusqu'à dix heures, puis ils quittaient leurs bonnets, coiffaient leurs casquettes et sortaient en ville.

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AUTRES PHOTOS DE PETITS RAMONEURS




"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but" mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55-52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52) PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45) - JOUBARD(56) - STOPHE(75) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56) SAVARD (45 et 1
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CHERCHEUR D'OR EN FRANCE
Certaines idées reçues ont parfois la vie dure, dans le domaine de l'orpaillage comme ailleurs. Pour la majorité de nos concitoyens, parler de chercheurs d'or évoque aussitôt la Californie et la ruée vers l'or de 1846, Far-West, cow-boys, chemises à carreaux et revolvers. A les entendre, on pourrait penser que l'histoire de l'or débute au 19ème siècle dans les vastes contrées de l'Ouest américain. L'habillement, pour ne pas parler parfois de l'accoutrement de certains orpailleurs d'aujourd'hui rencontrés au hasard des championnats ou le long des rivières françaises ne peut que consolider cette image largement colportée par les articles de presse. Non l'histoire de l'orpaillage n'a pas débuté en 1846 mais semble bien remonter à la nuit des temps classant cette activité parmi les plus vieux métiers du monde.
L'or en France C'est souvent sous forme de paillettes et plus rarement de pépites ou de grains que l'on peut rencontrer l'or dans le sable des rivières françaises. L'or est largement distribué dans les cours d'eau de notre pays mais il est possible de distinguer trois secteurs aurifères importants par leur étendue et leur richesse. Ce sont les Pyrénées, la bordure sud-est du Massif Central (Cévennes) et le Massif Armoricain. A ces grands districts, il faut ajouter le Limousin, quelques rivières du Puy-de-Dôme, du Cantal, la plaine du Rhin, la Savoie et le Rhône et quelques autres d'importance plus modeste. Dans notre pays, le lavage des sables des rivières semble remonter à l'Antiquité, il sera pratiqué au Moyen-Age et se poursuivra jusqu'à la fin du 18ème siècle. Depuis 1975, on assiste au renouveau de l'orpaillage comme activité de loisir essentiellement.
Historique Période antique : intense activité Il semble bien que la richesse aurifère de la Gaule fut l'une des causes de l'invasion romaine, il y a environ 2 000 ans. Les écrits de nombreux auteurs antiques, (Strabon, Possidonios, Diodore de Sicile, Pline, …) attestent de la prospérité de la "gallia aurifera". Les vestiges des exploitations antiques gauloises si souvent évoquées sont toutefois difficiles à localiser précisément. Des recherches archéologiques récentes apportent la preuve que 400 ans av JC, les Gaulois creusaient le sous-sol du Limousin à la recherche du métal précieux. Dans les Pyrénées, près de Cambo, dans la région des Aldudes et le long du Rio Arizacun subsistent des haldes considérables qui semblent bien être les vestiges d'exploitations alluvionnaires antiques.
Moyen-Age (4ème / 14ème siècle) Nous ne possédons que très peu de renseignements sur l'exploitation de l'or à cette époque. Il semble bien que 'après la chute de l'Empire romain, l'exploitation minière se soit totalement éteinte. Les raisons de cette extinction restent mystérieuses. Le lavage des sables des rivières semble avoir subsister et s'est certainement développé principalement le long du Rhin, dans les Alpes, les Cévennes, les Pyrénées et le Limousin.
15ème / 18ème siècle : âge d'or de l'orpaillage C'est de cette période que datent les premiers actes, décrets et document écrits qui concernent l'orpaillage et commencent à régir légalement cette activité. L'activité des orpailleurs atteindra son apogée à cette époque le long du Rhin, du Rhône et de ses affluents, dans les Cévennes et les Pyrénées. D'après les textes anciens, il semble bien que la récolte des paillettes d'or soit toujours restée une activité annexe permettant aux bergers, agriculteurs ou pêcheurs d'améliorer leurs revenus.
19ème siècle : disparition des orpailleurs Jusqu'en 1810, date de promulgation de la loi sur les mines et carrières, l'orpailleur travaillait sous le régime des patentes royales. Fournisseur du trésor du roi, il était détenteur de certains privilèges dont celui de pouvoir choisir librement ses gisements et de les exploiter sans tenir compte de l'avis du propriétaire du lieu. La loi de 1810 supprima les patentes, l'autorisation des propriétaires riverains des cours d'eau aurifères fut alors nécessaire et bon nombre de chercheurs d'or furent alors chassés impitoyablement. Malgré le grand nombre de personnes qui pratiquèrent la recherche de l'or alluvionnaire, cette activité resta toujours au stade de l'exploitation individuelle et la faible productivité du chercheur isolé explique aussi cette disparition. on estimait la production individuelle des orpailleurs du Gardon ou de la Cèze (Gard) à environ 2 ou 3 g par jour. Seuls quelques orpailleurs isolés subsistèrent encore quelques années mais ils disparaîtront à l'aube du 20ème siècle.

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JE VOUS ABANDONNE POUR CE SOIR MON HOMME RENTRE DE DEPLACEMENT JE DOIS FAIRE LA SOUPE BONNE SOIREE A DEMAIN

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UN PETIT DEJEUNER POUR COMMENCER LA JOURNEE

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LE LAITIER

LA LAITIERE

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ET SI AVANT DE METTRE NOS SOULIERS DANS LA CHEMINEE on PARLAIT DES "SABOTIERS" Les sabotiers
Les sabotiers travaillaient souvent en équipe de 3 ouvriers. L'ébaucheur ou équarisseur, dégrossissait à la hache une pièce de bois pour lui donner une forme primitive. Le pareur utilisait un paroir pour affiner les surfaces extérieures gauches et droites du sabot et commençait à le creuser. Le troisième ouvrier à l'aide de mèches, de cuillères et de gouges évidait l'intérieur du sabot. Le maître sabotier tel le maître bottier, effectuait le travail sur la qualité du chaussant, apportant au sabot toute l'ergonomie et le confort requis pour le bien être du pied. Les fleuristes en sabot exécutaient des motifs décoratifs fleuris à l'intention des femmes qui les portaient le dimanche pour se rendre à l'église. La fabrication du sabot était un travail entièrement fait à la main et représentait une tâche pénible.
 maison des sabotiers
 travail a la gouge
 travail au paroir
 le fleuriste en sabot est passe par là
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Le Sabotier :
Louis XIV en 1669 par ordonnance royale interdit à tous les métiers utilisateurs de bois : Sabotiers, Verriers, Cercliers, Potiers de "tenir atelier à moins d'une demi-lieue de la forêt" soit deux kilomètres, afin sans doute de prévenir les incendies.
Les sabotiers de Fougères continuèrent cependant à loger dans leurs huttes en forêt dont ils ne sortaient que le dimanche. Ils étaient considérés comme des marginaux. Les frères Chéenne de Fougères sont issus d'une longue lignée de Sabotiers et perpétuèrent ce métier. Ils ont reçu le titre de Meilleur Ouvrier de France en 1961 et 1965.
De quel bois je me chausse ?
Chaque région utilisait le bois le plus courant sur son terroir : frêne, érable, bouleau, merisier, peuplier.
Le bois préféré des Sabotiers de Fougères était le hêtre si répandu en forêt. Chaque essence a ses qualités et ses défauts. Le "retrait" c'est-à-dire la rétraction du bois lors du séchage ( 2 à 3 mn ); Il faut en tenir compte pour le calcul de la pointure ! Le peuplier, bois tendre, permet au sable et au gravier de s'incruster; ceci augmente sa dureté et empêche de glisser ( utilisé pour chausser les marins-pêcheurs, et mariniers ...); Ces sabots de labeur étaient taillés dans la partie du tronc la plus proche des racines, réputée plus dure. La question du poids du bois avait également sont importance étant donné que les personnes ne quittaient pas leurs sabots de la journée. Le frêne donnait des sabots plus résistants à l'eau pour les paysans et le merisier des sabots vernis pour les |