|
Profil de l'utilisateur Jea-Louis.A
|
|
| Total des Messages Envoyés |
2 [0,00% de tous les messages / 0,00 messages par jour] |
| Date d'Adhésion |
dimanche 26 novembre 2006 |
| Dernière Visite |
vendredi 8 août 2008 09:01 |
|
|
|
|
|
| |
| Site perso :
|
| |
| Profession :
|
| |
| Rang :
Débutant
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
Les 10 dernières discussions auxquelles il a participé
|
Après 25 ans, je contacte mon fils bio sur « copains d'avant ». Il ignore qui je suis, car il ne connait pas sa réelle identité biologique, ses parents ont apparemment bien gardé le secret. Lors de nos quelques échanges de mail, je lui donne au compte-gouttes quelques informations précises sur lui et son univers. Je ne peux pas lui dire qui je suis réellement. Je souhaite simplement éveiller sa curiosité. A mon dernier message, je l'invite à questionner sa mère sur mon existence. A sa naissance, il a été reconnu par son beau père. Il n'a aucun moyen de connaître sa réelle filiation biologique que par nos déclarations. N'est-il pas en droit de connaître désormais la vérité et d'avoir le choix de connaître ou non son père bio ? Qui doit décider de lever le secret ? Ne serait-ce pas le rôle de la mère ou de ses parents ? Pourtant, je me suis manifesté plus d'une fois auprès de cette famille mais sans réponse. Je crois qu'il est bien temps de lui dire la vérité. Il m'a été demandé si j'étais bien le père. Je n’en ai pas la preuve scientifique. Par contre si je vous montre la photo du père et celui du fils, vous serez convaincu. De plus l'historique ne laisse aucun doute. J'ai essayé de contacter la mère de la cigogne en 1983 (naissance du poussin), elle m'a répondu gentiment de ne plus essayer de prendre contact. En 1994, 11 ans après, j'ai rappelé la mère de la cigogne, discussion cordiale et évasive mais sans plus, et sans parler du poussin. Pendant cette même année, je l'ai localisé à 500km de la maison. J'ai fait un aller-retour pour le voir et je l'ai vu, il ressemblait comme deux gouttes d'eau à un de mes frères (qui à mon portait craché . Ce jour là, j'ai vu son beau-père, discussion stérile et loi du silence appliquée. Dans ces circonstances, il ne m'est pas facile de me rapprocher de ses parents. Pour ce qui est de la méthode à employer, je suis attentive à toutes vos propositions. Je ne crois pas au hasard et le fait de le retrouver inscrit sur "copains d'avant", je pense qu'il s'agit pour moi d'une opportunité pour briser la loi de l'omerta. Lorsque j'ai connu la cigogne, nous étions chacun étudiant, notre relation a duré le temps d'une année scolaire. Je garde encore en mémoire les paroles suivantes dites à la volée : » si j’ai un enfant de toi, j’aimerais qu'il ait tes yeux ». A l'époque, j'ai trouvé cela flatteur mais je ne savais pas qu'au bout de quelques mois de relations, elle aurait été enceinte. L'arrivée du poussin n'a pas été à l'époque d'un commun accord et ce dans un contexte particulier.
|
Christiane, Mon fils a déjà 25 ans, et je désirerais qu'il l'apprenne avant 50 ans. D'ici là, je ne serais peut-être plus là, et je dois lui donner le choix de me connaître ou pas. J'ai relevé dernièrement sur le net les observations suivantes :
Avez vous imaginé un seul instant dans votre vie, une fraction de seconde :
- vous regarder dans le miroir chaque matin sans reconnaître les traits de tel ou tel membre de votre famille,
- ne pas savoir de quelle nationalité vous êtes, être né sans avoir aucune référence ni trace des générations passées, comme un pays sorti de nulle part,
- ne pas connaître les circonstances de votre venue au monde,
- ne pas pouvoir parler avec vos enfants de similitude entre leur regard et celui d’un ancêtre ou reconnaître dans leur caractère celui que vos aïeuls vous auraient décrits,
- ne pas pouvoir transmettre à vos enfants, petits enfants, votre histoire qui est la leur aussi,
- vivre chaque jour entourés de parents adoptifs, d’amis, de connaissances qui font référence à LEUR famille et LEUR histoire et ne pouvoir que répondre, soit par la divulgation de cette abîme qui nous donne le vertige soit par le silence,
- savoir que quelque part vit une sœur, un frère qui vous ressemble, une femme ou un homme de qui par la loi et les décisions d’adultes vous serez à jamais séparés.
Maintenant, vous éprouvez le sentiment du culpabilité. Mon intime conviction en ce qui me concerne est que la mère de mon fils doit un jour ou l'autre dire la vérité sur ses origines, c'est un devoir de parents. Maintenant, décider de quand lui annoncer, c'est une question de bon sens et d'opportunité, je crois. Bon courage. Jean Louis.
|
|
|