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Nicole L. 83
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Envoyé le: mercredi 9 janvier 2008 13:58



Inscrit le: 12/09/2006
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Me revoilà Sylvie,
Alors, toi qui est dans la botanique Bourbonnaise ? T'as pas de Mouron là-bas ?
Tu sais où j'étais partie ? J'ai fais un copié/collé de tes recettes que bien sûr j'ai lu, et je viens d'en envoyer "juste 1" à mon MIMI!!! J'attends sa réaction, on va rigoler!
Pour le MOURON j'attends l'étymologie!!!
NINI
Hiding
Jean-Michel.B235
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Envoyé le: mercredi 9 janvier 2008 14:20



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Messages: 5 503

AU QUEBEC NICOLE

on dit se manger derrière la tête
j'm du 77
Les AD 75 sont en ligne

http://canadp-archivesenligne.paris.fr/

A LIRE IMPERATIVEMENT
http://www.genealogie.com/v4/forums/recherches-genealogiques-mains-tendues-plaquette-informative-des-ad-de-paris-recherche-avant-1903-1ere-page-t1056606.html

Avant 1860 pas nécessaire du N° arrondissement car dans les ACTES RECONSTITUES que 30% existants (classement Alphabétique ) les actes ne sont pas encore numérisés

Pensez à indiquer LA 1ère Fois votre adresse MAIL (sans @ )POUR QUE NOUS PUISSIONS VOUS CONTACTER sinon PAS DE RECHERCHE
Pas de demande en MP , en MAIL,SVP



Sylvie.C1126
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Envoyé le: mercredi 9 janvier 2008 14:31



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Messages: 5 775
Mouron
Nature : s. m.
Prononciation : mou-ron
Etymologie : Dérivé de more, à cause de la couleur foncée de l'animal
Nom de la salamandre terrestre, en Normandie

C''est-y ça?

Nièvre: Arbeault- Arbault- Angelier- Blot- Bernardin- Fayard- Guillaumin- Turpin- Berger- Bailli- Chapet- Gautier- Millin- Boniel- Juge- Marinier- Vernaison- Follereaux- Compoux- Simonet- Martin- Muniot
Allier : Lacroix
Saône et Loire : Martin- Clerjat- Girard- Chabeau- Bernard- Prost- Chandioux
Creuse: Coignat - Cadet-Mazière- Nizou- Orléange
Rhône : Rossary- Gonnet- Game- Bouchon- De Saint Jean- Vindry- Romand- Mayoud- Dugelas- Durand- Porcher
Haute Vienne : Coueignas- Vergne
Suisse : Guex Crosier- Pont- Rouiller- Darbellay- Berguerand- Morey- Pierroz- Frasserens
Puy De Dôme: Rossary- Marijon- Immarigeon- Cotte- Claustre- Dousson- Moron- Gouvernaire- Chataignier- Mathivet- Debiton- Beal- Darcis- Sauvageon- Fonlupt
Nicole L. 83
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Envoyé le: mercredi 9 janvier 2008 14:41



Inscrit le: 12/09/2006
Messages: 10 945
Et ben!!! Vous avez perdu!!!
Vous me devez plein de bisous bisous (mais pas en solde!)

MOURON : vient du latin MURAURIS signifiant oreille de souris ou de rat.
C'est d'ailleurs le nom qu'il a gardé en italien avec "oreicchio di topo".

A demain pour une autre devinette!
NINI vous dit bonne fin de journée!Hiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: mercredi 9 janvier 2008 14:47



Inscrit le: 12/09/2006
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CURIOSITE :
on ne badinait pas avec les coupeurs d'arbres en France au 18° siècle.
Voici le texte d'un arrêt de la Cour du Parlement :
"Nous condamnons Charles MOULIN à être attaché au carcan par l'exécuteur de la haute justice à un poteau qui, pour cet effet, sera planté sur la place publique de la ville de Coucy et y demeurera un jour de marché pendant 2 heures ayant un écrit devant et derrière portant ces mots : coupeur d'arbres, et audit lieu flétri des 3 lettres G A L ; ce fait être mené et conduit aux galères du roi comme forçat pendant 3 ans."

Ca rigolait pas hein!!!
NINIHiding
Jacqueline.M283
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Envoyé le: mercredi 9 janvier 2008 15:32



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Messages: 4 212
Coucou ...

C'est mieux que les "soldes" par "ICI ..." fouon sait tout, du temps qu'il fera à comment faire pousser les poils en passant par l'abondance des récoltes fou

Nicole, super ton illustration de la ménagère !
Tu as bien écrit "crachin de Normandie" !?! ... ouf! on l'a échappé belle, n'est-ce pas les bretons clinoeil

bisous Jacqueline
Jacqueline.M283
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Envoyé le: jeudi 10 janvier 2008 10:44



Inscrit le: 30/06/2006
Messages: 4 212
Bonjour Nicole, toutes et tous,

Vraiment, je la trouve géniale ton illustration de la "femme au foyer" et elle me fait bien rire fou... est-elle payée au moins !?!

Le travail salarié féminin
Bien que l'histoire traditionnelle ait toujours enfermé les femmes dans les murs de la maison, elles ont néanmoins eu une présence active dans les villes. Les femmes ont travaillé dans la ville depuis son origine même si les villes n'ont pas eu la même importance dans toute l'Europe. En effet, les pays nordiques, en particulier la Finlande et la Norvège, ont toujours gardé une forte activité agricole. La première ville représentée par les fresques mycéniennes montrait des femmes porteuses d'eau.
Depuis ce temps, la majorité des femmes, celles des classes moyennes et modestes, ont occupé les rues, les places et autres centres des villes pour y travailler. Dans les villes européennes, aussi bien dans l'Antiquité qu'au Moyen-Âge et jusqu'au XXème siècle, certains lieux étaient fréquentés en majorité par les femmes et sont devenus des espaces de sociabilité féminine par excellence.
Il faudrait souligner tout d'abord l'importance des sources, lieu particulièrement lié aux femmes en collectivité. L'approvisionnement en eau est une des tâches réservées aux femmes depuis le début de la vie urbaine. Il faut noter le caractère collectif de l'activité relative à l'eau. La source a la même signification pour les femmes que la place publique pour les hommes, un lieu de rencontres pour échanger des opinions et des informations. C'est un lieu public, en majorité féminin et par conséquent inhérent au travail. Dans le même sens, il faudrait analyser les lavoirs ou les ateliers de filature ou de tissage. (Martinez Lopez 1995a : 14-19).
Alors que les hommes se rencontrent à l'agora, au tribunal, à la mairie ou au casino, la sociabilité féminine est en général liée au travail extérieur qui, en pratique, reste un prolongement du travail domestique, mais qui leur permet de rentrer en contact avec les autres femmes de la ville, de parler et d'échanger informations et sentiments. Le marché constitue un autre espace public lié au travail. Les femmes tiennent des étals de légumes, de volailles, etc. comme des marchandes des produits agricoles qu'elles cultivent, surveillent et préparent. Cette pratique s'est maintenue depuis l'Antiquité et tout au long de l'histoire des villes occidentales. Les marchés, avec des femmes marchandes, clientes, femmes des classes sociales les moins favorisées et, dans certains cas des classes élevées, sont à la fois des lieux de travail et des espaces de rencontre et d'information pour les femmes. (Martinez Lopez 1995b : 41-54).

Mais, outre ces travaux réalisés par les femmes dans les zones urbaines, il faut mentionner tout particulièrement leur présence dans les ateliers artisanaux et dans les activités dérivées, liées au développement des cités médiévales. En Italie, Angleterre, France, Hollande, etc. les femmes animent de nombreuses activités et, certains métiers sont même exclusivement féminins. Le Livre des métiers de Étienne Boileau, au XIIIème siècle, désigne comme métiers féminins ceux utilisant comme matière première la soie et l'or, c'est à dire, deux des matières les plus appréciées et recherchées à l'époque. Les archives de Paris de la fin du XIIIème siècle et du début du XIVème citent quinze métiers exclusivement féminins, dont ceux de batteuses d'or, batteuses de soie, batteuses d'étain, créatrices de chapeaux en or, ourdisseuse, cardeuse, etc. D'autres professions sont considérées comme mixtes comme par exemple la confection du linge blanc. Les métiers auxquels hommes et femmes pouvaient participer à égalité sont nombreux. A Francfort, entre le XIVème et le XVIème siècle, les femmes participaient à 201 types d'activités, elles en monopolisaient 65, étaient majoritaires dans 17 et étaient en nombre égal avec les hommes dans 38 (King 1993 : 91). A Strasbourg, au XVème siècle, les femmes figuraient sur les listes de travail en tant que forgerons, orfèvres, charretières, marchandes de céréales, jardinières, couturières et tonnelières. Plus d'un tiers des 1434 tisserands de la ville sont des femmes. A Gante, au XIVème siècle, les femmes abondent parmi les receveurs, prêteurs, hôteliers, etc. (King 1993 : 93).
Mais, dans de nombreuses villes, la présence féminine dans certains métiers n'était pas appréciée et les femmes se voyaient refuser l'accès à beaucoup de corporations. Ainsi, en Angleterre les femmes n'étaient admises dans une corporation qu'en de rares occasions, généralement quand elles étaient la femme ou la veuve d'un maître artisan. Cependant, dans de nombreuses villes françaises, les femmes ne se contentent pas de travailler mais créent également leurs propres corporations ou corps de métiers qui comptent des apprenties, des ouvrières et des maîtresses ainsi que leurs propres règlements intérieurs. Ces règlements stipulent notamment qu'en cas de problème, les femmes, même mariées, doivent assumer seules toute les responsabilités :
« Toute femme mariée qui exerce un métier en ville, dans lequel son mari n'intervient pas, devra être considérée comme une femme seule pour tout ce qui concerne son travail. Et en cas de querelle, elle devra répondre et assurer sa plaidoirie comme une femme seule, en acceptant la loi et en prenant sa défense devant le Tribunal par une plaidoirie ou un aveu. » (Cité dans Power 1979 : 73-74).
Ce type de règlements se retrouve dans de nombreuses villes européennes, tant françaises, qu'anglaises ou hollandaises.

C'est à partir du XVIème siècle, avec quelques différences selon les pays, que les femmes commencent à occuper d'autres postes que ceux qui leur étaient traditionnellement réservés. Mais, elles sont exclues de certains corps de métiers et rencontrent toujours plus de difficultés pour trouver du travail dans les ateliers. Les conditions de travail des femmes se détérioreront progressivement dans l'Ère Moderne, puisqu'elles ne conserveront que les tâches les plus ingrates, les plus mal payées et les moins prestigieuses. Au XVIIème siècle, les débuts de l'industrialisation ont accentué ces tendances en déplaçant les femmes vers les secteurs productifs les plus marginaux.

Nous allons maintenant examiner l'exercice de la prostitution, une activité qui a occupé un espace public important depuis l'Antiquité et tout au long de l'histoire. Depuis la création des villes, certains lieux sont destinés à l'exercice de la prostitution. Ces quartiers se sont développés en général aux abords des agoras, du forum ou de la place publique. À Athènes, la prostitution s'exerçait près du Céramique, le quartier proche de l'agora; à Rome, près du forum, c'est à dire à proximité des lieux fréquentés par les hommes. Dans les villes médiévales, elle prenait place près des marchés et des lieux de réunion politique. D'autre part, l'organisation de la prostitution est complexe comme le démontre la diversité des logements utilisés pour cet effet, de maisons parfaitement équipées pour une prostitution de "luxe", à des habitacles petits et insalubres des quartiers des prostituées pauvres, ou l'exercice individuel dans les espaces et rues publiques (arches, porches, etc...).

A suivre ... (ben oui, elle est "longue" notre histoire de femmes !)

Bonne journée, bisous Jacqueline
Nicole L. 83
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Envoyé le: vendredi 11 janvier 2008 16:46



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bisous à tous les fidèles!
Super ces femmes au foyer!!!

HUMOUR :
Dans l'argot militaire, on appelle "hôtel des haricots" la prison.
En 1815, lors des 100 jours,( vous savez que j'étudie les 100 jours de très près)..., la Garde Nationale de Paris, turbulente, frondeuse et difficile à diriger, était commandée par un général sévère et peu tolérant, le général Darricaud.
Avec lui, les gardes récalcitrants "n'y coupaient pas" et la prison devint l'"hotel Darricaud", puis l'hôtel des haricots, nom qui lui est resté dans les casernes.A +
NINI
Hiding
Sylvie.C1126
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Envoyé le: vendredi 11 janvier 2008 18:21



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bisous Ma Nini, Jacqueline et tous,

Voici ce que j'ai trouvé sous l'acte d'un aïeul:

Je sousigné certifie avoir publié au prône de ma messe paroissiale du 3ème dimanche d'avril l'Edit d'Henry Second concernant les femmes veuves et filles enceintes qui cèlent leur grossesse. Lurcy le 17 avril 1774. Taillefert curé.

Je vais vous donner le lien d'un site qui explique ce qu'était cet édit, et tout ça grâce à Véronick et Jean-Pierre de la file de Nevers!

http://acime.free.fr/pages/bifs/bif38.pdf

Sylvie


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Nicole L. 83
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Envoyé le: mercredi 16 janvier 2008 17:18



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Bonjour les fidèles lecteurs,

Qui connaît l'élixir de l'Electeur?
C'est une liqueur allemande qui se prépare en laissant longuement macérer dans 1/2 L d'alcool à 90° la moitié d'une orange fraîche (pas trop mûre) et 5 grs de zeste d'orange, 5 grs de zeste de citron, 25 grs d'eau de fleur d'oranger, 2 grs de cannelle et 1 gr de clou de girofle. Complétez le tout avec un grand verre d'eau contenant 400 grs de sucre dissous.
Mais... pourquoi l'appelle-t-on l'élixir de l'électeur ? Je ne sais pas, et vous?
NINIHiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: jeudi 17 janvier 2008 10:28



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Bonjour à tous les lecteurs,

En 1890, l'Etat s'octroie le monopole de la fabrication et la vente des allumettes, ce qui entraîne une forte contrebande de la part des "allumetaires" qui revendent sous cape leur production personnelle.

LE FEU VIVANT
Pour bien fonctionner, une cheminée doit bénéficier d'équipements qui servent à allumer et à entretenir le feu. Ces objets reflètent souvent le degré de richesse de leurs propriétaires : très simples dans les intérieurs ruraux, ils peuvent devenir luxueux chez les plus aisés.
Parmi les incontournables, on trouve les cheminées qui permettent de soutenir les bûches et de maintenir la circulation d'air. Les + pauvres utilisent simplement deux pierres, mais la plupart des foyers sont équipés de chenets simples (en fer ou en fonte) ou de landiers, chenets dont les montants se terminent par des paniers de fer forgés dans lesquels on tient au chaud un plat ou un galet qui servira à se réchauffer les mains. Certains même sont pourvus d'une boule de cuivre qui est dévissée le soir pour la glisser entre les draps.
Ces chenets peuvent être décorés de motifs sculptés, de têtes de sphinx. Les plaques de cheminée en fonte ou en pierre réfractaires renvoient, quant à elles, la chaleur vers la pièce. Simples pour la plupart, elles peuvent être ornées de scènes de chasse, de blasons ou de salamandres, cet animal étant censé résister aux flammes.
Pour allumer le feu, on utilise de l'amadou, substance provenant d'un champignon, l'amandouvier du chêne, qu'on enflamme à l'aide d'un briquet. Le tisonnier, la pelle à feu (appelée aussi tire-braises ou rispe) et le soufflet permettent d'attiser et de remuer les braises. Il existe 2 sortes de soufflets : à aile ou à bouche (le boufadou en Aveyron), ce dernier étant constitué d'une tige de bois creusé dans laquelle on peut souffler. Enfin, dans les ointérieurs les plus raffinés, on trouve des pare-feu brodés ou peints, qui cachent le foyer lorsque le feu est éteint.
A SUIVRE
NINIHiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: jeudi 17 janvier 2008 10:42



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PENDRE LA CREMAILLERE
Avant même de servir au chauffage, la cheminée permet de cuisiner. Elle est donc équipée d'un trépied ou + souvent d'une crémaillère à chaîne ou à dents qui sert à suspendre chaudrons et marmites au-dessus du feu.
La 1° est constituée d'une chaîne munie de crocs, la seconde est une tige en fer crantée.
La CREMAILLERE, élément fondammental de la cuisine d'autrefois, symbolise le foyer tout entier : pendre la crémaillère veut dire qu'on prend possession d'une maison. Placée sur un des crochets, l'anse servante ou la servante tout court (en langue d'oc c'est l'andillière ou l'andrelière maintient au-dessus des braises des récipients à manche, comme les poêles ou les casseroles.
La broche, tige de fer munie d'une poignée qu'on glisse entre les crochets des chenets, sert à rôtir les viandes. Dans les cuisines importantes, ces broches sont sophistiquées et possèdent plusieurs tiges permettant de faire cuire plusieurs pièces en même temps. Elles sont alors actionnées par un marmiton spécialisé, le tournebroche, ou par un petit chien faisant tourner une roue qui actionne l'ensemble. Il existe aussi des broches automatiues qui fonctionnent grâce à un mécanisme d'horlogerie avec remontoir et manivelle.

FOURNEAUX ET CUISINIERES
Le foyer ouvert des cheminées a pourtant des inconvénients : il fume souvent et des cendres volent et peuvent gâcher les aliments. C'est pourquoi un certain nombre de cheminées sont flanquées de potagers, sortes de fourneaux rudimentaires en pierre ou en faïence, cerclés de métal, pourvus de trous ronds ou carrés au-dessous desquels se trouve une grille qu'on garnit des braises de la cheminée voisine pour faire cuire les aliments.
Au 19° siècle, les fourneaux et les cuisinières en fonte émaillée et en cuivre se répandent dans les intérieurs les plus riches, p^renant parfois des proportions gigantesques, comme au château de Chenonceau. Ils représentent un réel progrès par rapport au foyer ouvert : ils chauffent mieux, assurent une réserve permanente d'eau chaude grâce aux bouillottes en cuivre dont ils sont munis et permettent de cuisiner plus facilement. Le four, en particulier, facilite la cuisson des pâtisseries et des volailles qu'on déguste maintenant tous les dimanches.
Accessoirement ce four sert aussi à chauffer les briques qu'on place ensuite dans les lits, remplaçant ainsi les anciennes bassinoires. Les campagnes mettent du temps à adopter ce nouveau mobilier, car on accuse ces cuisinières de consommer trop de bois.
Au début du 20° siècle, toutes les cuisines rurales possèdent leur cuisinière à bois ou à charbon sur laquelle on tient au chaud le ragoût du midi, la soupe du soir et le café !
NINIHiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: jeudi 17 janvier 2008 10:44



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LE LAIT FERRE
Il est recommandé contre les coups de froid et confectionné avec un bol de lait dans lequel on trempe un tisonnier porté au rouge et auquel on ajoute du miel!

Un grog contre le rhume en quelque sorte!

NINIHiding
Sylvie.C1126
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Envoyé le: jeudi 17 janvier 2008 11:03



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bisous Ma Nini!

Ouh lala, on en apprend des choses! la crémaillère je connaissais mais le lait ferré???? et l'élixir de l'électeur, je n'ai pas trouvé...on nous parle de l'électeur de Saxe et d'autres mais rien sur ce fameux élixir.

Belle journée!

bisous Sylvie

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Nicole L. 83
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Envoyé le: jeudi 17 janvier 2008 15:04



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Et bien voilà ma Sylviebisous
C'est pourquoi cette file existe!!!
bisous à toi et à Maxou!
NINIHiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: lundi 28 janvier 2008 15:16



Inscrit le: 12/09/2006
Messages: 10 945
NOS ANCETRES ETAIENT-ILS GASTRONOMES ?
Un bon repas, ce plaisir communément partagé... Quand la gastronomie, entrée au Dictionnaire de l'Académie en 1835 et définie par le Larousse du XX° siècle comme "l'art de la bonne chère", a-t-elle vraiment vu le jour ?
L'art culinaire n'a connu de véritable essor qu'assez récemment. Les abondants repas du Moyen-Age associaient des ingrédients dans un assemblage que nous jugerions aujourd'hui d'iincongru. Et ce sont les "officiers de bouche" des âbles royales et princières ou des chefs de grandes maisons qui, à partir du 17° siècle, ont joué dans la société française le rôle d'initiateurs à la gastronomie.

L'ANCETRE DE LA GASTRONOMIE : LA CUISINE DES ROIS.
Le premier traîté de cuisine, "le Viandier" paru vers 1368 est l'oeuvre d'un cuisinier de Charles V, Taillevent. La grande cuisine médiévale accorde une place de choix aux sauces épicées, aux ragoûts, potages, aux farces et autres hachis. Volailles et viandes (lapin, chapon, cygne, cigogne, héron..) rôtissent ou cuisent en bouillant. Oeufs et fromages se trouvent aussi à l'honneur, ainsi que des poissons de rivière : loche, lamproie, brochet, carpe, anguille, mais aussi turbot, hareng ou chien de mer.
Des saveurs souvent bien éloignées des nôtres... et les gastronomes d'aujourd'hui peuvent se reconnaître une dette particulière à l'égard de Louis XIV. Son appétit légendaire et son inépuisable curiosité encouragent en son temps toutes les expériences de culture de fruits et légumes qu'entreprend son jardinier, La Quintinie, à Versailles. Son goût immodéré pour la nouveauté explique l'introduction en France de denrées jusqu'alors inconnues ou peu répandues : asperges, petits pois, choux-fleurs, melons, pêches, figues... Ingrédients et modes de préparation vivent, en son temps, une véritable révolution.

A SUIVRE...
NINIHiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: lundi 28 janvier 2008 15:36



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DES CHEFS DE HAUT RANG.
dès lors, tout favorise l'apogée de la gastronomie que connaîtra le 19° siècle.
En 1651, La Varenne fait paraître un livre de recettes réédité à maintes reprises.
Au 17° et 18° siècles, de grands gastronomes contribueront à l'évolution de l'art culinaire : nombre d'aristocrates gourmands prodiguent aux cuisiniers de leur temps conseils et critiques.
Dans l'entourage de Louis XV, de hauts personnages prennent plaisir à se mettre aux fourneaux, se faisant chefs à leurs heures : le cardinal de Richelieu, Bernis, le duc de Soubise ; d'autres créent des plats ou leur donnent un nom. L'engouement pour la cuisine traverse tous les changements de société ; sans attendre la Révolution, l'art culinaire entre dans les Maisons Bourgeoises. Paraît en 1746, la Cuisine bourgeoise, de Menon, qui propose des recettes à portée d'un public plus vaste.
En dépit de la frugalité de Napoléon Bonaparte (repas en 15 minutes, préférence marquée pour le boeuf ou le mouton, les fèves, les lentilles ou les pommes de terre, le + souvent en salade. Talleyrand, grâce à son chef Carême, et Cambacérès tiennent les meilleurs tables de Paris.

LA GASTRONOMIE ENTRE AU CLUB.
1825 : le magistrat Brillat-Savarin fait paraître anonymement, De la psychologie du goût ou Méditations de gastronomie transcendante.
Parallèlement à l'ouverture des restaurants, le 19° siècle voit l'éclosion des clubs de gastronomes.
Le + célèbre, sinon le premier, doit le jour à Alexandre GRIMOD de la Reynière, créateur de l'Almanach des gourmands
servant de guide dans le smoyens de faire de bonne chère par un vieil amateur, publication comportant un "itinéraire nutritif", qui, de 1804 à 1812 recommande restaurants, produits et recettes à ses lecteurs.
Son jury dégustateur a pris l'habitude de se réunir au "Rocher de Cancale" pour y goûter mets et victuailles avant de faire tomber son verdict. Un jury au nombre desquels on compte le prince Cambacérès, le marquis de Cussy, le médecin Gastaldy. Un engouement qui fait dire à La Reynière " le coeur des Parisiens devient un gosier..."
J.F. Reichardt, séjournant à Paris en 1803, relate un dîner chez un vieux maître d'école : "le menu, servi dans des plats immenses, se composait en partie de mets préparés à la maison, suivantles recettes de la vieille cuisine française : boeuf bouilli à outrance, dont l'excellent bouillon assaisonnait une épaisse panade au pain mélangée de légumes ; veau aux épinards ; mouton aux haricots blancs.
Puis, des pâtés chauds, des fricassées, des tourtes, venant évidemment de chez le traîteur et se faisant attendre.

En Février : "on voit arriver à Paris ces énormes boeufs de l'Auvergne et du Cotentin, chargés de graisse succulente et dont les flancs recèlent ces aloyaux divins, le premier fondement d'un bon repas
(tiré de l'Almanach des Gourmands)


A SAVOIR AUSSI :
Au début du 20° siècle, un club se crée sous l'impulsion du journaliste Louis Forest et de deux de ses amis. Les membres du "Club des Cent" parcourent la France en voiture pour repérer les bonnes auberges ou les tables de restaurants de qualité ; leurs recommandations figurent ensuite dans la plaquette que la société Michelin offre à ses clients...

Très bone lecture et à très bientôt.
NINIHiding
Sylvie.C1126
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Envoyé le: lundi 28 janvier 2008 16:37



Inscrit le: 12/06/2007
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bisous ma Nini!

Mais tu nous donnes faim!
C'est vrai que la France est le pays des plus grands chefsChef

Et toi, tu es une SUPER-CHEF !!!!

bisous Sylvie

Nièvre: Arbeault- Arbault- Angelier- Blot- Bernardin- Fayard- Guillaumin- Turpin- Berger- Bailli- Chapet- Gautier- Millin- Boniel- Juge- Marinier- Vernaison- Follereaux- Compoux- Simonet- Martin- Muniot
Allier : Lacroix
Saône et Loire : Martin- Clerjat- Girard- Chabeau- Bernard- Prost- Chandioux
Creuse: Coignat - Cadet-Mazière- Nizou- Orléange
Rhône : Rossary- Gonnet- Game- Bouchon- De Saint Jean- Vindry- Romand- Mayoud- Dugelas- Durand- Porcher
Haute Vienne : Coueignas- Vergne
Suisse : Guex Crosier- Pont- Rouiller- Darbellay- Berguerand- Morey- Pierroz- Frasserens
Puy De Dôme: Rossary- Marijon- Immarigeon- Cotte- Claustre- Dousson- Moron- Gouvernaire- Chataignier- Mathivet- Debiton- Beal- Darcis- Sauvageon- Fonlupt
Nicole L. 83
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Envoyé le: lundi 28 janvier 2008 17:23



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Eh oui, ma Sylvie,
La France est renommée pour être le "pays de la bonne bouffe"!
Mais nous ne sommes pas une file de recettes... je le dis de suite, car ici, cela n'intéressera personne!
Nous parlons de la "gastronomie de nos aïeux"!
A +
NINIHiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 07:15



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SUR LES IMPOTS :

Agrier :
Du latin agri, champ. Sous l?Ancien régime, nom donné localement au droit seigneurial appelé ordinairement Champant.

Aides :
Originellement, contribution pécuniaire que tout vassal devait à son suzerain dans des cas bien précis. A partir de 1360, des aides furent levées régulièrement pour le compte de la monarchie. Il s?agissait de taxes portant sur les objets de consommation, principalement les boissons.

Ban de vendange :
Comme les bans de fauchaison et de moisson le Ban de vendange est un vieux droit féodal qui avait surtout pour but de faciliter au seigneur la perception de la dîme et de lui permettre, en devançant ses vassaux, de vendre plus tôt et plus cher sa récolte. La loi du 28 septembre 1791 abolit le Ban de vendange.

Boues et Lanternes :
Taxe que devaient acquitter tous les propriétaires parisiens pour l?enlèvement des boues et le nettoyage des rues, ainsi que pour l?entretien des lanternes de l?éclairage public. Laquelle taxe perdure aujourd?hui sous l?appellation d?Impôts locaux.

Pour en savoir plus : aux AN, consultez les cotes « KK/1016 » à « KK/1037 ».

Cens :
Le cens était une redevance en argent ou en nature due à un seigneur (laïc ou religieux) par tous ses sujets. Le censitaire était celui qui payait le cens, dont il pouvait s?affranchir par le déguerpissement, l?abandon de la possession de son bien.

Pour en savoir plus :
. aux AD, consultez les séries « E », sous-séries Famille, et « J »
. aux AN, on peut trouver des états de Cens dans la série « KK » Monuments historiques.

Censive :
Territoire dépendant d?un seigneur qui percevait le cens.

Champart :
Aboli à la Révolution, ancien droit levé ordinairement sur les récoltes de grains.

Cherche de feux :
En Bourgogne, état nominatif par chef de famille, rédigé en vue de l?assiette d?impôts directs comme les aides, fouages, etc.

Aux AD relevant de cette région, les documents sont à consulter en série « B »

Collecteur :
Habitant, élu par l?assemblée villageoise pour une durée de temps, chargé du recouvrement de l?impôt et de la tenue des registres de sa collecte. Les collecteurs n?étaient pas exempts de payer l?impôt et exerçaient une charge redoutée d?eux, car responsables du recouvrement.

Pour savoir si un ancêtre a été élu collecteur :
. aux AD, consultez la série « C »
. aux AN, pour la région parisienne et un peu plus, la série « Z/1/g ».

Compoix ( compoids) :
Registre rédigé en vue de l?assiette de la Taille. A partir du 16éme siècle, le compoix ne concernait plus que les immeubles.

Pour en savoir plus :
. aux AD, consultez la série « C »

Corvée
:
on appelait corvée les services de corps auxquels étaient astreints les habitants de certains domaines, les vassaux de condition inférieure vis-à-vis du souverain. Il y avait les corvées publiques, dues au souverain, aux pouvoirs publics, et les corvées particulières, dues aux seigneurs particuliers. Le corvéable, celui soumis à la corvée, devait travailler du lever au coucher du soleil. Les corvées furent abolies par l?Assemblée Constituante dans la nuit du 4 août 1789, et par la loi du 15 mars 1790.

Les principales corvées peuvent être groupées en quatre catégories :

transports , par lesquels le paysan effectuait les transports demandés par le seigneur ;
exploitation agricole ;
entretien des bâtiments seigneuriaux ;
commissions, dans lesquelles étaient comprises le port des lettres, la garde des moissons, les secours en cas d?incendie.
Il y avait également des corvées municipales pour l?entretien des bâtiments municipaux, des murs d?enceinte.

Dîme
Ancien impôt prélevé par l?Eglise et les seigneurs, représentant une part quelconque de la récolte, en général dixième ou portion d?un revenu, payé à titre d?impôt. Contrairement à l?étymologie de ce mot, la dîme sous l?Ancien régime était inférieure au dixième des revenus. Suivant les coutumes locales, la dîme était d?ailleurs diversement répartie et perçue.
Celui qui percevait la dîme se nommait le décimateur. Le décimateur de droit était le curé de la paroisse. Mais, pour diverses raisons, il arrivait que la dîme soit versée directement entre les mains des évêques ou des abbés de certains monastères, qui recevaient alors le nom de gros décimateurs. on appelait portion congrue la part qu?ils abandonnaient à l?ecclésiastique chargé de remplir en leur nom les fonctions curiales.

Toutes les dîmes ecclésiastiques furent abolies par la loi du 4 août 1789.

Pour en savoir plus :
. aux AD, consultez les séries « G », Clergé séculier, ou « H » Clergé régulier ;
. éventuellement, consultez les Archives diocésaines.

Estime
Dans le Midi, registre rédigée en vue de l?assiette de la taille.
Pour en savoir plus : aux AD, consultez la série « C

Intéressant non ?
Bonne journé&e
NINI
Hiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 09:52



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L'emblème des brasseurs est souvent l'étoile à 6 branches (double triangle de Salomon), signe alchimiste qui fait référence aux 3 éléments eau, air, feu) nécessaires à l'élaboration de la bière.
A +
NINIHiding
Jacqueline.M283
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 11:39



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Ouah! de la lecture fort intéressante ce matin ...

Bonjour Nicole, toutes et tous,

C'est jours-ci je me disais qu'il serait bien que je trouve quelque chose pour alimenter cette bonne file ... ouf! Nicole est passée par là, enfin je veux dire par "Ici tout ce que vous ..." clinoeil
J'ai copié ces définitions dans mes p'tites notes ... j'avais peut-être déjà mais mieux vaut deux fois que pas ...

Bonne journée, bisous Jaqueline
Nicole L. 83
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 12:44



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Les PAPIERS DE FAMILLE

Le livre de raison

Transcription de faits marquants de l?histoire d?une famille avec les baptêmes, mariages et décès, accompagné parfois de généalogies plus ou moins complètes. Le livre de raison peut être un ouvrage complet transmis de génération en génération ou simplement quelques lignes au début d?une bible.

Pour les familles importantes on peut trouver aux AD des livres de raison en série « J ». Série des AD concernant les documents entrés par voies extraordinaires. Le chercheur ne trouvera pas de sous-séries bien définies, mais une suite de fonds d?archives au contenu très variable selon les dépôts d?archives. La série « J » mérite néanmoins que l?on s?intéresse à elle. Pour plus de détail sur la série « J », consulter l?inventaire de cette série et le Guide des Archives du département de vos recherches.

Image pieuse

Généralement nous la trouverons dans une Bible, un Missel ou dans un livre à caractère religieux, parfois même comme marque-page dans un dictionnaire. C?est une petite image, au format vertical, et qui rappelle un événement religieux, le principal étant la communion.

Ce petit document est à prendre en considération, car il peut être utile au chercheur, il représente au recto un motif religieux et au verso une annotation, par exemple : Souvenir de ma profession de foi faite en l?église de ?.le?



La Carte d?Identité


La carte d?identité créée en 1916, fut modifiée sous Vichy par la loi du 27 octobre 1940. La Libération la conserva mais ne la rendit plus obligatoire. La loi du 1 er janvier 1956 lui donna son nom actuel Carte Nationale d?Identité.

Il arrive parfois d?en trouver dans les papiers de famille et dans ce cas elle devient un document intéressant pour le chercheur. La CNI mentionnera : nom, prénom, adresse, date et lieu de naissance du titulaire, sa signature, et, selon les époques, son empreinte digitale (inusitée de nos jours) et une photo d?identité, enfin date, lieu et autorité qui a délivré le document.




Le livret de Caisse d?Epargne

A la fin de l?année scolaire, certains élèves se voyaient remettre un Livret de Caisse d?Epargne avec une somme d?argent fixé par le donateur. Ce livret, bien qu?il ne comporte, en principe, que le nom et les prénoms de l?élève et sa résidence (qui donnera accès aux Listes électorales), peut aider le chercheur. Ce document peut être accompagné d?un petit diplôme comportant, l?année scolaire, le nom de l?élève, l?école, le montant attribué, la date et lieu de délivrance.

Pour en savoir plus :

. aux AD, consultez la série « T » sous série Enseignement et « M » sous-série Elections.

. aux archives communales, la série « R » Instruction publique.

La série « T »des AD concernant l?Enseignement, les affaires culturelles et le sport, et comprenant les sous-séries :

Enseignement. Fonds de l?Inspection académique ; personnel (dossiers individuels), instructions, correspondances, dossiers par établissement, etc. ; fonds des établissements : registres d?élèves, de professeurs, comptabilité.

Imprimerie, librairie, presse. Affaires générales, dossiers de contrôles, brevets d?imprimeurs et de libraires, journaux et revues.

Pour plus de détail sur la série « T » consultez l?inventaire de cette série et le Guide des Archives du département de vos recherches.

La série « M » des AD concernent l?Administration générale et l?économie. Autre série visitée par les généalogistes pour les listes électorales et les recensements de population qu?elle renferme. Nous rencontrons en principe les sous-séries suivantes : Personnel, Elections, Police, Hygiène et santé publique, Population, Agriculture, eaux et forêts, Commerce et Tourisme, Industrie.

Série « R » est la série des AD concernant les affaires militaires. Contrairement à ce que l?on pourrait croire, la série « R » ne renferme pas à proprement parler les archives de l?Armée. Pour cela il faut aller au Service Historique de l?armée de Terre, au service historique de la Marine, Service historique de l?armée de l?Air. Cette série renferme l?intervention des affaires militaires dans la société civile. Avec quelques variantes selon les départements, le chercheur consultera dans cette série : Préparation militaire et recrutement de l?armée, Organisation de l?Armée, Anciens combattants et victimes de guerre, Garde nationale et corps spéciaux, Gendarmerie, Sapeurs-pompiers, Marine et garde-côtes, Occupation de la France par les armées ennemies, Prisonniers de Guerre ennemis, Organismes temporaires du temps de guerre (1914-191.

Le livret de famille

Le livret de famille fut institué en 1872 pour le seul département de la Seine, par la Commission de reconstitution de l?état civil parisien brûlé sous la Commune. La France entière en sera dotée en 1877. Le créateur du Livret de famille semble être un certain M. Métayer qui eut droit d?édition et de vente par autorisation de Jules Simon, Président du Conseil et Ministre de l?Intérieur en date du 10 avril 1877.

Pour le généalogiste c?est un document précieux, les parents et leurs enfants u ont tout leur état civil, avec, selon les époques les fameuses mentions marginales. Il ne restera qu?à rechercher les actes d?état civil et religieux, des personnes citées.

Sont mentionnées dans le livret de familles, pour les mariés : noms, prénoms, date et lieu de naissance, filiation, indication éventuelle de veuvage, profession, domicile, le contrat de mariage, date et lieux de décès de chaque conjoint. Pour leurs enfants : nom et prénoms, date, heure et lieu de naissance, date et lieu de décès encas de décès du vivant des parents.

Trop récent, le livret de famille ne concerne que les générations mariées depuis la fin du 19éme siècle.

Malgré cela le chercheur doit tout entreprendre pour en trouver. Les liens de famille noués ou renoués au début de ses recherches l?y aideront.



Le Livret militaire

Ce livret que les hommes doivent garder toute leur vie, vous donnera l?état civil, la grade, le ou les régiments, les campagnes (les blessures peut-être), les villes de garnison, une description physique du titulaires, ses vaccinations, ses décorations éventuelles. C?est un document à garder précieusement et à bien analyser pour en exploiter les indications qu?il comporte.

Pour en savoir plus :

. aux AD, consultez la série « R » affaires militaires

. aux AN, la côte « BB/18/6135 » Affaires d?altérations de livrets militaires 1876-1902

Le Livret ouvrier

Une loi du 22 juin 1854 et un décret du 30 avril 1855 imposaient à une certaine catégorie de travailleurs (notamment aux ouvriers attachés à un établissement industriels) la possession d?un livret d?ouvrier, délivré par les maires ou le préfet de police. Le titulaire était tenu, toutes les fois qu?il changeait d?employeur, d?y faire inscrire son départ par l?ancien patron et son arrivée par le nouveau. Une loi de juillet 1880 a abrogé ces dispositions et fait rentrer dans le droit commun les engagements entre employés et patrons. Un droit spécial reste consacré, celui, de la part de l?employé, d?exiger de son employeur un certificat contenant la date de son arrivée, celle de son départ et l?emploi occupé : il s?agit du certificat de travail.

Pour en savoir plus :

. aux AD, consultez les séries « O », par commune, et « M », sous-série travail.

La série « O » des AD concernent l?administration communale. C?est dans cette série que l?on trouve, par commune, les plans des cimetières, avec l?indication des concessions, et le registre des inhumations. Ce dernier est également dit des entrées et des sorties, c?est à dire des inhumations et des transferts.

Nous pouvons trouver les sous-séries suivantes à l?intérieur desquelles les communes sont classées alphabétiquement : biens et travaux communaux, inventaires des archives et du mobilier des communes, vicinalité, dons et legs, budgets communaux, comptes de gestion des communes.

En plus du Livret ouvrier, il est possible de mieux connaître un ancêtre ouvrier, syndicaliste ou non, par la consultation d?un dictionnaire en 44 volumes, classés par période, où vous attendent plusieurs milliers de notices détaillées, comportant les sources consultées : Jean Maitron ? Dictionnaire biographique du monde ouvrier ? Ed. Ouvrières. Paris

Vous trouverez dans notre bibliothèque cet ouvrage sous CD-ROM, le demander lors des permanences à un des bénévoles.

Le Livret scolaire

Sous différents noms (Livret de correspondance, Carnet de notes, etc.). le livret scolaire est un carnet sur lequel sont mentionnés : pour l?établissement scolaire, nom et adresse, et les coordonnées du directeur ; et pour l?élève ses nom et prénoms, ses notes et ses places, les annotations de l?enseignant, le nom du maître ou du professeur. Le Livret enseigne sur le niveau scolaire d?un ancêtre et peut indiquer la matière où celui-ci était le meilleur ou l?inverse.

Pour en savoir plus :

. aux AC, consultez la série « R » Instruction publique »

. aux AD en série « D » Instruction publique, sciences et arts pour l?Ancien régime et en série « T », Instruction publique, depuis 1800.

La série « D » des AD concernent l?instruction publique et les arts avant 1790. Cette série est très diversement constituée suivant les dépôts d?archives. Nous pouvons y rencontrer les sous-séries : faculté de droit, faculté de médecine, faculté de théologie, petites écoles, théâtres, sociétés savantes.

Dans ces sous-séries le chercheur peut trouver des recueils de thèses, liste d?écoliers, registres d?inscriptions, PV d?examens, délibérations, etc.



Le Certificat d?études primaires



Le bon vieux « Certif » qui couronnait les pénibles premières années d?école primaire ! Nos anciens, fiers de leurs instruction, le faisait encadrer et suspendre au dessus de leur lit. Aujourd?hui disparu (1989), le Certificat d?études fut créé par la loi du 19 mars 1874. Il fait partie de ces papiers de famille qui fleurent bon le passé, et nous livre sur son détenteur : nom et prénoms, date et lieu de naissance, parfois nom et adresse de l?établissement scolaire, l?académie, date et canton de l?examen.

Pour en savoir plus :

. aux AD, consultez la série « T » Enseignements, affaires culturelles et sports.

. aux AC, la série « R ».

Distribution des prix
Depuis l?instauration de la scolarité obligatoire les bons élèves ont été récompensés. Les Prix pouvaient être de superbes livres accompagnés d?un bulletin mentionnant l?établissement scolaire, prénom et nom du titulaire, le Prix obtenu par l?élève, l?année scolaire. Ce petit bulletin peut être une piste de recherche.

Pour en savoir plus :

. aux AD, consultez les séries « D » Instruction publique avant 1790 et « T » Administration communale, pour les délibérations de Conseil municipal.

Nicole L. 83
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 12:54



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La Carte d?Alimentation

Mise en service durant la Première et la Seconde Guerre Mondiale pour cause de restriction, elle peut donner des renseignement sur son titulaire (l?adresse pendant la guerre) : c?est donc un document à rechercher au cours des enquêtes dans la famille pour son aspect documentaire, outre le fait qu?elle peut entrer dans la composition des archives familiales. A côté de la carte d?alimentation ont existé les cartes de textile, de charbon, etc.

Pour en savoir plus : aux AD ; consultez la série « R », affaires militaires

Carte syndicale

Groupement de défenses d?intérêts professionnels communs. Les Syndicats d?employés et professionnels sont une autre source documentation à exploiter.

. Dans la série « AS » et « MI » les Archives nationales conservent quelques archives syndicales.




La Carte d?Ancien Combattant

La Carte d?Ancien Combattant a été instituée au lendemain de la 1ére Guerre Mondiale. Tout homme ayant participé à des actions de guerre est dit ancien combattant selon des critères définis par la loi. Les anciens combattants se regroupent en associations, fédérées au niveau national, et dépendant tous du Ministère des Anciens Combattants.

Pour en savoir plus :

. aux AD, consultez la série « R », affaires militaires.

. L?Annuaire du Combattant peut être consulté aux AD en série « T» , dans les Maisons du combattant, ou dans les associations d?anciens combattants.

. parmi la presse dit combattante nous pouvons citer l?Ancien d?Algérie.

. la consultation du Minitel vous permettra de trouver les associations d?anciens combattants de votre département.

Carte d?électeur

Document officiel permettant de participer à un vote. La carte d?électeur, conservée dans les familles, peut aider le chercheur en livrant nom, prénom, adresse du titulaire, date de naissance, signature.




Carte nationale de priorité des mères de famille

Cette carte, barrée à l?origine obliquement de nos trois couleurs, fut créée le 1 er octobre 1940, par décret du Gouvernement de Vichy, à l?usage de famille nombreuse. Cette carte, nous livre nom et prénom, adresse et signature de sa détentrice, ses enfants avec leurs nom prénom et leur date de naissance, sans indication de lieu de naissance. La date de délivrance et l?autorité compétente sont mentionnées au dos, avec les mêmes informations encas de renouvellement, ce qui permet de découvrir les adresses successives d? une personne durant la période de l?occupation.

Carte d?invalidité

Résultant de l?article 173 du code de la famille et de l?aide sociale, la Carte d?invalidité nous renseigne sur son titulaire (qu?il soit un parent direct ou un collatéral), et peut offrir l?opportunité de débloquer une situation par de nouvelles pistes de recherche.

Passeport intérieur

De la Révolution jusqu?au milieu du 19 ème siècle, nos ancêtres, pour voyager, avaient l?obligation d?être détenteurs d?un passeport intérieur.

Votée par l?assemblée législative, la loi du 10 vendémiaire de l?an 4 créa les passeports intérieurs, obligatoires pour tous ceux, sans exception aucune, qui devaient se déplacer hors de leur canton. La loi de l?an 4 et les textes de 1807 et 1811 qui suivirent n?ont jamais été abrogés, bien que le passeport soit tombé en désuétude vers 1860.

Le passeport, livre les nom et prénom de son titulaire, son âge et son lieu de naissance, sa profession, sa signature, sa taille et son physique, assez détaillé, puis selon son utilisation, les destinations et le motif des déplacements. Manquent la photo et les empreintes digitales inconnues à l?époque.

Dans les archives, les passeports sont rangés par ordre alphabétique de nom. Pensez aux variantes orthographiques du nom de vos ancêtres et aux noms composés : De La Motte sera peut-être à la lettre D, ou à la lettre L, ou à la lettre M.

Pour un savoir plus :

. aux AD, consultez la série « M »

. aux AN, la série « F/7 » (inventaire rouge référence F7/101).

Faire-part

Document imprimé annonciateur d?un événement pas toujours heureux. Nous pouvons distinguer plusieurs sortes de faire-part :

. naissance : dans lequel nous trouvons les parents et leur adresse, la date et le lieu de naissance ; le poids du bébé, et, accessoirement, sa taille, précieuses informations généalogiques à noter, comme l?heure de naissance, pour les généalogistes amateurs d?astrologie.

. baptême : celui-ci nous donne les parents et leur adresse, la date et le lieu de naissance, l?église choisie par la famille pour célébrer le baptême, quelques fois les parrain et marraine sont nommés.

. mariage : qu?il soit civil ou religieux, il nous indique les noms et prénoms des futurs, les parents et leurs adresses, date, heure et lieu de la cérémonie. L?église où aura lieu la cérémonie nuptiale, titres, médailles, appartenance à une ?uvre charitable, sont parfois indiqués (la Légion d?honneur, si elle a été accordée est obligatoirement citée).

. décès : document assez ancien, le faire-part de décès (également connu sous le nom de Placard de décès), plus courant qu?on ne le croit, et à ne pas négliger, doit être recherché sans hésitation. Il peut, comme d?autres documents, se substituer à une état civil inexistant, par fait de guerre ou de pertes.

Outre la date et le lieu de décès, il permet de connaître sur le défunt : son âge, son adresse, sa famille, précisée avec tous les degrés. La commune d?habitation de certains parents peut être indiquée, le lieu d?inhumation, la profession, les éventuelles décorations et médailles, l?église où a lieu la cérémonie des obsèques. Peuvent être également mentionnés les noms et adresse de la société des pompes funèbres chargée de l?enterrement, ce qui peut offrir des possibilités inattendues de recherches.

Pour en savoir plus :

. aux AD, consultez les séries « T » et « J »

. aux AD de Paris, la série « V.7 E »

. aux AN, les côtes « AD/XX/c/ 96 » à « AD/XX/c/188 »



Certificat de Bonne vies et M?urs

Aujourd?hui remplacé par l?extrait du casier judiciaire ce document peut être trouvé dans les familles, bien qu?en fait il était destiné à être communiqué à un organisme pour la constitution d?un quelconque dossier. Aux AN, dans les archives des ministères on peut en trouver dans des dossiers de fonctionnaires. Le Certificat de Bonne vie et m?urs, délivré par la mairie de résidence de l?intéressé, nous livre nom et prénom du titulaire, profession, adresse, l?autorité, date et lieu de délivrance.





Carte de visite

La carte de visite, peut indiquer l?adresse, la profession, et comporter quelques lignes écrites de la main de son titulaire. Invention de Disdéri en 1854, la carte de visite, au format 61 x 101 mm, comportait à ses débuts la photo de son titulaire. La vogue de ce genre de carte de visite s?est arrêtée après la Première Guerre Mondiale.

Carte d?Exposant

Document rare, car tous nos ancêtres n?étaient pas exposants. Toutefois il arrive d?en trouver dans les papiers de famille. Celle de l?Exposition Maritime International du Havre en 1887 se présente sous la forme d?une photo au format 6 cm sur 10 cm, avec, au dos, des informations imprimées et comportant le nom de l?exposant et son numéro portés à la main.

Permis de conduire


Document attestant que son titulaire est apte à la conduite motorisée (voiture automobile, deux-roues).

Permis civil : Une ordonnance du préfet de police de Paris, en date du 14 août 1893, créa un « certificat de capacité » permettant d?être employé au qualité de conducteur d?un véhicule à moteur, à vapeur ou à pétrole, qui tenait lieu de certificat d?immatriculation, le conducteur n?était autorisé à conduire que le véhicule mentionné.

C?est seulement le 10 mars 1899 qu?était institué par décret un « certificat de capacité pour la conduite des automobiles », valable pour tous les véhicules, le récépissé de la déclaration de mise en circulation faisant, office de carte grise.

Son nom actuel date du 31 décembre 1922. Le « Permis à points » a été introduit en France le 1 er juillet 1992.

Le permis de conduire livre les nom et prénom du titulaire, date et lieu de naissance, adresse, date et lieu de délivrance.

Permis militaire : Délivré par l?autorité militaire. Le permis militaire indique les nom et prénom du titulaire, date et lieu de naissance, commune et département de résidence, le matricule, le régiment, date et lieu de délivrance.

Quittance

Document délivré pour certifier d?un paiement : loyer, électricité, etc. La quittance révèle à l?analyse de nombreuses informations comme l?adresse, le montant d?un loyer etc. Dans les archives notariales on les trouve en grande quantité. Elles peuvent permettre de découvrir nombre de transactions opérées par un ancêtre, ce qui peut conduire le chercheur sur d?autres pistes.

Le contrat d?apprentissage

Acte conclu entre un employeur et son futur apprenti présenté par ses parents. Contrat aux terme duquel l?employeur s?engage à former son nouvel apprenti, ce dernier ayant lui-même un certain nombre d?engagements à respecter.

Pour en savoir plus :

. consultez aux AD, la série « E », sous-série Notaires, accessoirement en série « U » Justice de paix.

La série « E » des AD concernent les Familles, villes et Corporations, l?état civil ancien et moderne et les notaires. « E », série d?archives la plus consultée de tous les chercheurs, comprend les sous-séries suivantes :

. Famille : Titres féodaux, papiers de famille nobles ou notables ?aveux, titres de propriétés, etc.), chartriers.

. Etat civil : Sont ici, classés par commune, les fameux registres paroissiaux et d?état civil sans lesquels aucune généalogie serait possible.

. Communautés d?habitants : Documents divers, parfois de procédures, classés par communes.

. Notaires : Vous y trouverez les répertoires des notaires et leurs minutes : contrat de mariage, donations au dernier vivant, testaments, inventaires après décès, partage de successions, contrat d?apprentissage, locations et ventes de terres, etc.

Communautés d?arts et métiers : Papiers des anciennes corporations : statuts, comptes, etc. , classés par corporations.

La série « U » des AD concernent la Justice. Nous pouvons trouver les sous-séries suivantes :

Fonds de la Préfecture. Instructions, correspondance, jurés, tribunaux et justices de paix. Bulletins de police, états des condamnations pour infractions au code de la route. Etc.

Cour d?appel et cour d?assises.

. Cour d?appel : jugements et procès-verbaux, dossiers de procédures, jury d?accusation, correspondance

. Cour d?assises : registres des arrêts, procès-verbaux, dossiers d?instruction.

Tribunaux de Grande Instance : (anciennement première instance) : correspondances, procès-verbaux de gendarmerie, jugements, référés.

Tribunaux d?Instance
: (anciennement justice de paix) correspondances, jugements, actes, registres.

Juridictions prud?homales : Registres des conciliations, registres de jugements, feuilles d?audiences, pièces diverses, élections.

Tribunaux de Commerce : Jugements, registres, et dossiers de faillites.

Juridictions d?exceptions. Arrêts, procédures.

Officiers publics et ministériels : Huissiers, candidatures, renseignements, nominations. Commissaires-Priseurs, Notaires, etc.

Médaille de la famille

Créée le 26 mai 1920 pour encourager la natalité après les pertes en vies humaines de la première guerre mondiale. A l?origine uniquement décernée aux mères ayant élevées des enfants légitimes, elle est depuis 1983 conférée aux pères ou aux mères de famille qui élèvent ou qui ont élevé dignement de nombreux enfants, légitimes légitimés ou recueillis au foyer. Décernée chaque année le jour de la fête des mères, la Médaille et la Famille Française a sur l?avers un groupe familial entouré de branches de laurier avec l?inscription « Famille Française » et au revers les mots « République Française ».

Le ruban a une bande médiane vert lumière entre 2 bandes rouge. Trois modèles de médaille existent selon le nombre d?enfants : de bronze (4 ou 5 enfants) ; d?argent (6 ou 7 enfants) ; d?or (8 enfants et plus).

Pour en savoir plus :

. aux AD, consultez les séries « T » pour les journaux locaux et « X » Assistance et prévoyance sociale.

Une adresse : Association Médaille de la Famille Française ? 54000 Nancy

La série « X » des AD concernent l?Assistance et la prévoyance sociale. Nous pouvons trouver dans les sous-séries suivantes :

Administration hospitalière : personnel, dossiers des malades, création et statuts des établissements, comptabilité.

Bureau de bienfaisance : contrôles des établissements et du personnel, enquêtes.

Assistance sociale : colonies de vacances, assistances aux vieillards, réfugiés espagnols, inspection des enfants assistés, assistance aux familles.

Prévoyance sociale : sociétés mutualistes, caisses de retraite, caisses d?épargnes.

Assurance sociales : Allocations familiales, allocations agricoles, etc.

Médaille du Travail

Institué à l?initiative de Edouard Lockroy, Ministre du Commerce et de l?Industrie, par décret du 16 juillet 1886, en faveur des ouvriers et employés français comptant plus de trente années de services consécutifs dans le même établissement, ou dans des établissements différents si le changement a été motivé pour cause de force majeure. La Médaille du Travail a un ruban, bleu, blanc, rouge.

Pour en savoir plus :

. aux AD, consultez la série « M »

. aux AN, les côtes « F/12/5321 » à « F/12/5336 ».

Médaille de Sainte-Hélène.

Créée par Napoléon III en 1857 pour être décernée à tous les militaires, français et étrangers, qui avaient combattus pour la France de 1792 à 1815. Sous la Commune le plupart des dossiers ont été brûlés, la Grande Chancellerie de la Légion d?Honneur conserve néanmoins quelques dossiers d?étrangers titulaires de cette médaille.

Pour en savoir plus : aux AD, consultez les séries « M » et « R ».

Conseil de famille

Document important que l?on trouve en abondance dans les archives de la Justice de Paix. Sont mentionnés : l?état civil et les liens de parentés des personnes formant le conseil de famille, présidé par un juge de Paix, et les raisons de la réunion dudit conseil.

Pour en savoir plus : aux AD, consultez les séries « U », sous-série Justice de Paix, pour les Conseils de Famille et « E », sous-série Notaires, pour les comptes de tutelles.

Testament

Acte par lequel une personne déclare ses dernières volontés et dispose de ses biens pour le temps qui suivra sa mort.

Nous pouvons distinguer deux sortes de testaments :

Authentique : celui-ci est rédigé par le notaire, qui signe ainsi que le testateur et ses témoins.

Olographe : terme notarial synonyme d?autographe, le testament olographe est entièrement rédigé, daté et signé par le testateur, déposé ou non chez un notaire :

Pour en savoir plus : aux AD, consultez, selon les époques, les séries « B », « C », ou « Q », dans les tables des testaments, pour connaître la date de l?acte (rédaction ou dépôt) et le notaire qui le détient, et en série « E », sous-série Notaires, pour le consulter.

Inventaire après décès

Document fondamental pour les chercheurs, l?inventaire après décès est très courant, sous l?Ancien régime comme de nos jours et ce dans toutes les couches sociales, nobles, artisans ou simples paysans.

A la demande de la famille, le notaire se rend au domicile du défunt, et, après avoir fait mention de l?état civil et de la qualité du défunt et des personnes présentes, dresse pièce par pièce, après une courte description de chacune : pièce à feu avec une fenêtre au nord, l?inventaire des biens de la personne défunte. Tous ces biens font l?objet d?une prisée. Ainsi, le chercheur sait ce que l?ancêtre a laissé à sa mort : meubles, objets, dettes, papiers, troupeau, outils, etc.
Benedicte.V5
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 13:41



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bravo bravo

et merci Nicole

bisous
joepiednoir
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 19:44



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hop

"Jettes une poignée de pierres, une au moins atteindra son but"
mes recherches : TAMISSIER(55-23) - LAJOUX(55) - PERSIN(55)-(52)- CHAUVIN (23) - LAURENT (52)
PIEDNOIR(53)- TORTRAT(45-18) - JOUBARD(56) - STOPHE(75-77-78 et suisse ) - GRANDIERE(53-75)-DUCLOS (56) - GIQUEL (56) - LAGROUAIS (56)
SAVARD (45 et 18)- RAIZE (77 - suisse) Joliat (suisse)
Jacqueline.M283
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Envoyé le: mardi 12 février 2008 22:01



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Avez-vous tous vos papiers ... et en règle Rolling Eyes

Ên tous cas, bravo et merci Nicole bravo

Bonne nuit Sleeping bisous Jacqueline
Anne Marie.P114
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Envoyé le: jeudi 14 février 2008 08:18


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Bonjour, Je viens mettre un petit truc à ce fil mais je ne sais pas si c'est le bon endroit car vous parlez bcp de gastronomie.
Comment mon Grand oncle, son père, son Grand père etc... soignaient leurs rhumatismes ?
Après que le pain fut cuit dans le four famillial, ils attendaient qu'il soit refroidi, et ils se faisaient "enfourner" bien au chaud. Je vous promet que c'est vrai. Je l'ai toujours entendu dire et la dernière cousine germaine de mon Père (morte il y a 1 an) me racontait que son père (donc mon grand tonton) qui était autoritaire et mal gracieux, endossait une tenue de platrier donc Blanche pour se faire "enfourner" ! je ne vous raconte pas l'état de la tenue que sa pauvre petite femme Marie devait frotter frotter pour qu'elle soit bien blanche pour la prochaine fournée.
Je ne sais pas si c'était la coutume ailleurs !! bonne journée
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat, Legay, Robinet,Noel, Pigne... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay, Colliaux,Rihet...)
Nicole L. 83
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Envoyé le: vendredi 15 février 2008 17:49



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Oui, Anne-Marie, c'est la bonne file. Merci de nous lire!
Ici, on apporte tout "ce que l'on apprend" de nos chers ancêtres!

Bien le bonjour à tous.
Ce jour, nous allons parler des DESSERTS ET GOURMANDISES A TRAVERS LES SIECLES

Si la rareté du sucre rendait les sucreries inaccessibles au menu peuple, le goût sucré ne date pourtant pas d'aujourd'hui et sa consommation pouvait intervenir autrefois à divers moment des repas.
Attesté depuis le 16° siècle, le mot DESSERT (dérivé formé sur l'indicatif pr"ézsent de desservir et signifiant "débarasser la table" désignait jadis le dernier service d'un repas. Il comporte alors fromages, pâtisseries et fruits et, comme l'écrivait Anthelme Brillat-Savarin, "un déssert sans fromage est une belle a qui il manque un oeil".
Jusqu'au Second Empire, après le rôti et avant les desserts, sont servis des plats légers, salés ou sucrés, appelés "entremets". Au Moyen-Age, le "blanc-manger" est alors une sorte de gelée de viande blanche préparée avec de la chair pilée de chapon ou de veau, mais aussi une préparation au miel et aux amandes. Le mot ne désigne qu'un plat sucré, une gelée aux amandes de couleur blanche aujourd'hui.
Nombre de friandises ont été vendues dans la rue, pour le carnaval ou la mi-carême avec des variantes selon les régions.
La coutume du "gâteau du dimanche" remonte au second Empire. En fin de déjeuner dominical copieux, on voit apparaître sur les tables bourgeoises un monument de biscuit, fourré et nappé de crème ou un impressionnant gâteau décoré et garni d'une sauce au chocolat onctueuse.
on savoure pour la 1° fois :
- la crème Chiboust du nom de l'inventeur en 1846, du St Honoré, crème où l'on fourre le Paris-Brest, fêtant l'ouverture de la ligne de chemin de fer vers la Bretagne.
-le savarin créé en hommage au magistrat mais surtout gastronome Brillat-Savarin ;
- le malakoff gâteau créé pour célébrer la victoire de Sébastopol.
A SAVOIR :
un dessert sans chocolat ? c'était le cas avant que les Espagnols ne partent explorer le monde.
Découvert chez les Aztèques, il n'a d'abord été consommé qu'en breuvage. Très très cher, car frappé de taxes de douanes, il était réservé à la bonne société.

NINI

Hiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: vendredi 15 février 2008 17:54



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LA PECHE MELBA
Grand admirateur d'une cantatrice australienne Nellie Melba qui se produisait à Londres où il avait ouvert un grand hôtel avec Césatr Ritz, Auguste Escoffier, auteur en 1903 du Guide Culinaire, créa un dessert composé de pêches délicatement déposées sur un lit de glace à la vanille et abritées par deux ailes de cygne en glace, le tout surmonté de sucre filé...une réminiscence du cygne de Lohengrin, opéra de Richard Wagner et l'un des succès de la diva.

Bon appétit, bien sûr!

NINIHiding
Jacqueline.M283
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Envoyé le: vendredi 15 février 2008 17:57



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Bonjour Nicole et tous les fidèles,

ouioui c'est "ICI tout ..."

Ben dis-donc Nicole, j'ai tout juste terminé de classer "mes papiers" (super intéressant, je ne les possède pas tous, normal fou)
Alors maintenant on passe à la cuisine et on prend nos fiches Chef

bisous Jacqueline
Mabo
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Envoyé le: samedi 16 février 2008 23:15



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Un p'tit bonsoir tardif,

Ninion en apprend toujours des choses Ici et (presque) que des sérieusesBook

Y-en-a aussi des rigolotesfou

J'ai bien aimé celle d'Anne-Marie P114, la recette de ses aïeux pour soigner leurs rhumatismesLaughing
Je pense qu'elle devrait aussi trouver sa place dans la file des "Perles"ouioui

Longue vie à mes Files préférées.

bisous à celles et ceux qui les font prospérer.
Mabo



Anne Marie.P114
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Envoyé le: lundi 18 février 2008 11:48


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Bonjour, une petite histoire pour vous mettre en bouche !! non pas de gastronomie suis au régime et vos recettes me font saliver.
Ma GMP qui avait un "fichu" caractère avait une cousine un petit peu simplette qui lui servait de bonne à tout faire (on dirait maintenant assistance ménagère !)
Il fallait aller chercher les buches pour la cuisinière. Donc la pauvre rapportait le maximum dans son tablier, elle montait les marches, faisait demi tour, jetait les buches en bas des marches, les rechargeait, remontait les marches, jetait les buches en bas cela 3 fois de suite !!
Ainsi les buches étaient relativement plus propres...
Et ma petite cousine devenait plus neuneu au fil des ans mais ma GMP s'en moquait !!!
Voilà donc la façon dont on peut éviter de salir sa maison !
bonne journée tout le monde
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat, Legay, Robinet,Noel, Pigne... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay, Colliaux,Rihet...)
Nicole L. 83
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Envoyé le: lundi 18 février 2008 12:13



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C'EST COMMENCE : LE CARNAVAL DE NICE!
LES CONFETTIS.
Bien avant la version papier, le confetti régnait déjà en maître sur les fêtes carnavalesques : vers 1830 les "CORIANDOLI", onéreuses friandises jetées aux quatre vents, furent remplacées par des oeufs remplis de suie ou de farine...
Haricots secs, pois-chiches et même confettis de plâtre, il fallait s'équiper de masques grillagés pour participer aux réjouissances dsans risquer de multiples contusions!
Ce n'est qu'en 1892 que les inofensifs petits papiers colorés (dits confettis de Paris) firent leur apparition.
Le plâtre ne fut définitivement banni qu'en 1955!
NINIHiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: lundi 18 février 2008 12:21



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ET on ENCHAINE SUR LE CARNAVAL DE NICE!!!
En 1294, Charles d'Anjou, comte de Provence, mentionnait déjà "les jours joyeux de Carnaval" passés à Nice. Deux semaines de liesse populaire où, bien protégé par son déguisement, l'on peut tout se permettre ou presque et surtout... la moquerie et la critique tous azimuts...
A l'époque de Charles II d'Anjou, le Carnaval était prétexte à tous les excès avant la longue p^ériode de jeûne imposée par le Carême. Point de chars ni de grosses têtes portées par de valeureux carnavaleurs, mais moult mascarades, bvals, danses et farandoles.
Le 1er cortège digne de ce nom sera organisé en 1830, en l'honneur de Charles-Félix et de son épouse Marie-Christine, glorieux souverains du royaume Piémont-Sardaigne.
Bientôt apparaît le personnage de Paillassou, gros pantin d'étoffe bourré de paille que les pêcheurs faisaient sauter sur un drap tendu.
Jusqu'au 18° siècle, Cârnaval se complaît dans une certaine anarchie, où farces de mauvais goût et batailles rangées d'oeufs et de farine (voire qques pierres à l'occasion..) font aussi partie de la fête. C'est en 1873 que le niçois Andriot Saëtone prit l'initiative de fonder un comité chargé d'organiser les festivités. Le 23 février de la même année, Carnaval 1er fait son apparition sur la place de la Préfecture, moelleusement assis sur un trône en pacotille. 9 ans + tard, sa Majesté Triboulet est juchée sur un char tiré par des chevaux et sillonne la ville : le carnaval moderne est né.


NINIHiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: lundi 18 février 2008 12:35



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LES GANSES DE CARNAVAL
INGREDIENTS :
1 kg de farine
1 sachet de levure chimique
1O grs de sel200 grs de sucre
200 grs de beurre
8 oeufs
4 C. à soupe d'eau de fleur d'oranger
1 bassine à friture
du sucre glace.

Les ganses de Nice sont au Carnaval ce que les crêpes sont à la Bretagne, une gourmandise incontournable.
Dans une jatte, mélanger farine, sel, levure et sucre.
Y mettre le beurre coupé en dés, les oeufs entiers et la fleur d'oranger.
Travailler jusqu'à l'obtention d'une pâte ferme et souple.
Rouler en boule, couvrir d'un torchon et laisser reposer 1 H.
Fariner le plan de travail ; couper votre boule en 4.
Etaler finement au rouleau chaque quart. Découper ensuite des bandes de 4 cm. Recouper chaque bandelette en longs losanges de 12 cm.
Fendre chaque losange au milieu pour y passer une des pointes. Former ainsi tous ces jolis noeuds papillons avant de les plonger dans l'huile de friture bouillante.
Les retirer avant qu'ils ne brunissent avec une écumoire.
Les égoutter sur un papier absorbant puis saupoudrer de sucre glace avant de les servir bien tièdes avec un vin muscat bien frais du pays.
Vous pouvez aussi les faire frire dans de l'huile d'olive et remplacer la fleur d'oranger par du citron finement rapé.
Bon appétit et régalez-vous
NINIHiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: mardi 19 février 2008 18:44



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CA VA VOUS RECHAUFFER "LES GANSES"

NINIHiding
Anne Marie.P114
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Envoyé le: lundi 25 février 2008 16:13


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Nini j'ai perdu 2 kilos j'en ai repris 1 à vous lire !
Pour en revenir aux papiers de famille, j'ai plein de carnets de tickets de rationnement, plein de ces cartes qui s'envoyaient pendant la guerre où tout était écrit. Bénédicte m'a dit comment faire pour mettre cela sur le site mais c d'un compliqué ! mais je vais essayer
Bonne journée tout le monde !!
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat, Legay, Robinet,Noel, Pigne... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay, Colliaux,Rihet...)
Jarnigon.M2
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Envoyé le: mardi 26 février 2008 23:54



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bravo bravo bravo
.
A TOUS ET TOUTES pour vos recettes anecdotes et autres....TRES INTERESSANT !....à vous lire encore !....cordialement ,MAGUY.
Dept.35.Pipriac,Lieuron...... JARNIGON/GERNIGON/JERNIGON/GARNIGON/DENIS/GAYET/BESNARD/
COUE/JAN/LEBRETON/GERARD/HELIGON/JOUADE/BAUDU/BODIGUEL/BOUGEARD/MAIGNAN/ROCHER/GEFFRAY (OY) BRAULT/PORTAL/ROGER/LEBRETON/COUDRAY(is)/BOUTEL(BOUETEL)/COIGNARD/(cognar)((COGNARD)(T)/MOISON/LELIEVRE/BOULAIS.....

Nicole L. 83
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Envoyé le: mercredi 5 mars 2008 06:52



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En attendant de rajouter....
POUR NE PAS EN PERDRE UNE MIETTE!!!!
NINIHiding
Nicole L. 83
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Envoyé le: jeudi 6 mars 2008 16:05



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Si les recettes de cuisine de nos ancêtres vous donnent quelque peu d'embonpoint... nous allons parler de ceux qui leur prenaient ... des sous! et oui!!!
LES IMPOTS : outil de la connaissance[/b
Depuis qu'il existe des Etats, il existe aussi des impôts... Toujours désagréables pour ceux qui les paient, ils sont malgré tout bien utiles aux généalogistes (eh oui!), car ils fournissent de nombreuses informations sur les générations qui les ont précédés.
L'impôt est non seulement un moyen de financer l'Etat, mais aussi un outil d'analyse et de classement social pris en compte par les gouvernements successifs depuis le 1er Empire : Napoléon a souhaité fonder durablement la société fra,nçaise sur ce qu'il appelait "les masses de granit", c'est-à-dire, département par département, sur les hommes qui payaient le plus de rente foncière, tirant leur prestige de leurs terres et de leur capacité à les administrer ; les gouvernements suivants ont utilisé l'impôt <comme critère de sélection des votants (le droit de vote était censitaire) jusqu'à l'instauration du suffrage universel. Bref, connaître les impôts payés par votre aïeul vous mène bien au-delà de la simple lecture d'un chiffre.

ARISTOCRATE OU INDIGENT ?
Pour schématisetr de façon lapidaire les différences entre l('Ancien Régime et le 19° siècle, on pourrait dire que, si l'on ne payait pas d'impôt AVANT la Révolution, c'est que l'on était noble ou membre de l'Eglise ; et que si l'on ne payait pas d'impôt APRES la Révolution, c'est que l'on était indigent...

LES IMPOTS SOUS L'ANCIEN REGIME
:
Les vérifications des titres de noblesse (par ex. les deux vastes enquêtes entreprises par Colbert, si utiles aux généalogistes) n'étaient que de vastes chasses à la fraude fiscale et les cabinets de généalogistes royaux vérifiant les titres l'équivalent de nos inspecteurs des impôts... Iln'e^pêche qu'ils comptent pour le généalogiste d'aujourd'hui parmi les principales sources d'archives sur la noblesse.
Les registres de taille (le principal impôt personnel de l'Ancien Régime) concernent les seuls roturiers dans le nord de la France (la noblesse et le clergé y sont quand même assujettis dans le sud) et donnent, à intervalles réguliers, un aperçu complet des revenus de la personne : ceux des terres, mais aussi de l'artisanat, du commerce, des rentes, le nombre de bétail qu'il possède...
Ils vous évitent d'avoir à éplucher toutes les minutes des notairfes des environs pour connaître ses biens et leur évolution ; ils permettent en même temps des comparaisons avec les autres habitants de la communauté villageoise ou urbaine.

[b]LES IMPOTS DU 19° SIECLE.[/b
Ils sont nombreux et très instructifs. Ce sont les contributions foncières, créées en 1790 qui sont à l'origine de la création du cadastre : outil fiscal, le cadastre est aussi un merveilleux outil d'analyse des propriétés baties ou non bâties et des transmissions de patrimoine.
L'impôt sur les portes et fenêtres vous permet de mieux imaginer la maison de l'aïeul, même si elle a disparu aujourd'hui.
Enfin, il y avait des impots sur tout : les chiens, les domestiques, les essieux de voitures (ce qui vous permet de savoir combien votre ancêtre en possédait)... Autant de documents qui vous apportent aussi leur lot d'informations.

[b]POUR GAGNER DU TEMPS...[/b
Rappelons que Napoléon avait fait de la propriété foncière le socle sur lequel il voulait établir sa nouvelle élite, ses fameuses "masses de granit".
Autre piste pour avoir un aperçu global des impositions, si tant est que votre ancêtre était fortuné : avant 1848, comme le droit de vote et celui d'être élu étaient fonction du montant des impôts que l'on payait, chaque commune répertoriait ceux dont les impôts étaient supérieurs au montant exigé. on trouve ces dossiers administratifs aux archives départementales série 3M, avec un récapitulatif de leurs diverses impositions.

[b]A SAVOIR
:
Pour faire partie des "masses de granit" du premier Empire, il fallait obligatoirement posséder des biens immobiliers ou immobiliers rapportant au moins 150 à 200 francs par an, indépendamment des autres sources de revenu : pour la société d'alors, la frontière entre possédants et non-possédants était plus importante que l'écart entre les revenus.

Bonne lecture et à bientôt
NINIHiding
Anne Marie.P114
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Envoyé le: vendredi 7 mars 2008 08:47


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Nicole les impôts grrrrrrrr mais bon cela fait partie de notre généalogie et de notre vie.
Grâce au sujet sur les papiers j'ai regardé avec attention ceux que j'ai (et c'est important comme fonds !!) et je n'avais même pas fait attention que sur le livret d'ouvrier de mon AGP il y a plein de renseignements.
Pour ceux et celles qui ne connaissent pas et qui n'en n'ont pas je vous mets ci dessous des tirres (coupons ou carte) de rationnement pendant la dernière guerre et qui ont été en usage quelques années après.
Bonne journée et bravo pour tout c'est super d'apprendre.


Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat, Legay, Robinet,Noel, Pigne... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay, Colliaux,Rihet...)
Nicole L. 83
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Envoyé le: samedi 8 mars 2008 06:10



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Pour votre WE.......
Un peu de lecture... et
Faites pareil si vous trouvez des choses intéressantes sur la vie de nos ancêtres... Faites nous partager.
Grand merci de votre attention
NINIHiding
Jacqueline.M283
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Envoyé le: jeudi 13 mars 2008 12:35



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Bonjour Nicole, toutes et tous,

Pour bien calculer le montant des "impôts", il faut aller à l'école ...
Vite, on remonte et on ouvre la porte ... Bénédicte va nous en dire deux mots Smile

Bonne journée, bisous Jacqueline
Benedicte.V5
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Envoyé le: jeudi 13 mars 2008 12:38



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Bon Jacqueline,sur ta demande,je mets cette loi qui rend l'enseignement primaire obligatoire:

Loi sur l'instruction obligatoire

Art. premier. - L'enseignement primaire comprend :
L'instruction morale et civique ;
La lecture et l'écriture ;
La langue et les éléments de la littérature française ;
La géographie, particulièrement celle de la France ;
L'histoire, particulièrement celle de la France jusqu'à nos jours ;
Quelques leçons usuelles de droit et d'économie politique ;
Les éléments des sciences naturelles, physiques et mathématiques, leurs applications à l'agriculture, à l'hygiène, aux arts industriels, travaux manuels et usage des outils des principaux métiers ;
Les éléments du dessin, du modelage et de la musique ;
La gymnastique ;
Pour les garçons, les exercices militaires ;
Pour les filles, les travaux à l'aiguille.
L'article 23 de la loi du 15 mars 1850 est abrogé(1).

Art. 2. - Les écoles primaires publiques vaqueront un jour par semaine, en outre du dimanche, afin de permettre aux parents de faire donner, s'ils le désirent, à leurs enfants, l'instruction religieuse en dehors des édifices scolaires.
L'enseignement religieux est facultatif dans les écoles privées.

Art. 3 - Sont abrogées les dispositions des articles 18 et 44 de la loi du 14 mars 1850, en ce qu'elles donnent aux ministres des cultes un droit d'inspection, de surveillance et de direction dans les écoles primaires publiques et privées et dans les salles d'asile, ainsi que le paragraphe 2 de l'article 31 de la même loi, qui donne aux consistoires le droit de présentation pour les instituteurs appartenant aux cultes non catholiques.

Art. 4 - L'instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes, âgés de six à treize ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissements d'instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute personne qu'il aura choisie.
Un règlement déterminera les moyens d'assurer l'instruction primaire aux enfants sourds-muets et aux aveugles.

Art. 5 - Une commission municipale scolaire est instituée dans chaque commune, pour surveiller et encourager la fréquentation des écoles.
Elle se compose du Maire, président ; d'un des délégués du canton et, dans les communes comprenant plusieurs cantons, d'autant de délégués qu'il y a de cantons, désignés par l'Inspecteur d'académie ; de membres désignés par le conseil municipal, en nombre égal au plus au tiers des membres de ce conseil.
À Paris et à Lyon, il y a une commission pour chaque arrondissement municipal. Elle est présidée à Paris, par le Maire ; à Lyon, par un des adjoints ; elle est composée d'un des délégués cantonaux et de membres désignés par l'Inspecteur d'académie, de membres désignés par le conseil municipal, au nombre de trois à sept par chaque arrondissement.
Le mandat des membres de la commission désignés par le conseil municipal, durera jusqu'à l'élection d'un nouveau conseil municipal.
Il sera toujours renouvelable.
L'Inspecteur primaire fait partie de droit de toutes les commissions scolaires instituées dans son ressort.

Art. 6 - Il est institué un certificat d'études primaires ; il est décerné après un examen public auquel pourront se présenter les enfants dès l'âge de onze ans.
Ceux qui, à partir de cet âge, auront obtenu le certificat d'études primaires, seront dispensés du temps de scolarité obligatoire qui leur restait à passer.

Art. 7 - Le père, le tuteur, la personne qui a la garde de l'enfant, le patron chez qui l'enfant est placé, devra, quinze jours avant l'époque de la rentrée des classes, faire savoir au maire de la commune s'il entend faire donner à l'enfant l'instruction dans la famille ou dans une école publique ou privée ; dans ces deux derniers cas, il indiquera l'école choisie.
Les familles domiciliées à proximité de deux ou plusieurs écoles publiques ont la faculté de faire inscrire leurs enfants à l'une ou l'autre de ces écoles, qu'elle soit ou non sur le territoire de leur commune, à moins qu'elle ne compte déjà le nombre maximum d'élèves autorisé par les règlements.
En cas de contestation et sur la demande soit du maire, soit des parents, le Conseil départemental statue en dernier ressort.

Art. 8 - Chaque année, le maire dresse, d'accord avec la commission municipale scolaire, la liste de tous les enfants âgés de six ans à treize ans, et avise les personnes qui ont charge de ces enfants de l'époque de la rentrée des classes.
En cas de non-déclaration, quinze jours avant l'époque de la rentrée, de la part des parents et autres personnes responsables, il inscrit d'office l'enfant à l'une des écoles publiques, et en avertit la personne responsable.
Huit jours avant la rentrée des classes, il remet aux directeurs d'écoles publiques et privées la liste des enfants qui doivent suivre leurs écoles. Un double de cette liste est adressé par lui à l'Inspecteur primaire.

Art. 9 - Lorsqu'un enfant quitte l'école, les parents ou les personnes responsables doivent en donner immédiatement avis au maire, et indiquer de quelle façon l'enfant recevra l'instruction à l'avenir.

Art. 10 - Lorsqu'un enfant manque momentanément à l'école, les parents ou les personnes responsables doivent faire connaître au directeur ou à la directrice les motifs de son absence.
Les directeurs et les directrices doivent tenir un registre d'appel qui constate, pour chaque classe, l'absence des élèves inscrits. À la fin de chaque mois, ils adresseront au maire et à l'Inspecteur primaire un extrait de ce registre, avec l'indication du nombre des absences et des motifs invoqués.
Les motifs d'absence seront soumis à la commission scolaire. Les seuls motifs réputés légitimes sont les suivants : maladie de l'enfant, décès d'un membre de la famille, empêchements résultant de la difficulté accidentelle des communications. Les autres circonstances exceptionnellement invoquées seront également appréciées par la commission.

Art. 11 - Tout directeur d'école privée qui ne se sera pas conformé aux prescriptions de l'article précédent, sera, sur le rapport de la commission scolaire et de l'Inspecteur primaire, déféré au conseil départemental.
Le conseil départemental pourra prononcer les peines suivantes : 1° l'avertissement ; 2° la censure ; 3° la suspension pour un mois au plus et, en cas de récidive dans l'année scolaire, pour trois mois au plus.

Art. 12 - Lorsqu'un enfant se sera absenté de l'école quatre fois dans le mois, pendant au moins une demi-journée, sans justification admise par la commission municipale scolaire, le père, le tuteur ou la personne responsable sera invitée, trois jours au moins à l'avance, à comparaître dans la salle des actes de la mairie, devant ladite commission, qui lui rappellera le texte de la loi, et lui expliquera son devoir.
En cas de non-comparution, sans justification admise, la commission appliquera la peine énoncée dans l'article suivant.

Art. 13 - En cas de récidive dans les douze mois qui suivront la première infraction, la commission municipale scolaire ordonnera l'inscription pendant quinze jours ou un mois, à la porte de la mairie, des nom, prénoms et qualités de la personne responsable, avec indication du fait relevé contre elle.
La même peine sera appliquée aux personnes qui n'auront pas obtempéré aux prescriptions de l'article 9.

Art. 14 - En cas d'une nouvelle récidive, la commission scolaire ou, à son défaut, l'Inspecteur primaire, devra adresser une plainte au juge de paix. L'infraction sera considérée comme une contravention et pourra entraîner condamnation aux peines de police, conformément aux articles 479, 480 et suivants du code pénal.
L'article 463 du même Code est applicable(2).

Art. 15 - La commission scolaire pourra accorder aux enfants demeurant chez leurs parents ou leur tuteur, lorsque ceux-ci en feront la demande motivée, des dispenses de fréquentation scolaire ne pouvant dépasser trois mois en dehors des vacances. Ces dispenses devront, si elles excèdent quinze jours, être soumises à l'approbation de l'Inspecteur primaire.
Ces dispositions ne sont pas applicables aux enfants qui suivront leurs parents ou tuteurs, lorsque ces derniers s'absenteront temporairement de la commune. Dans ce cas, un avis donné verbalement ou par écrit, au maire ou à l'instituteur, suffira.
La commission peut aussi, avec l'approbation du conseil départemental, dispenser les enfants employés dans l'industrie et arrivés à l'âge de l'apprentissage, d'une des deux classes de la journée ; la même faculté sera accordée à tous les enfants employés, hors de leur famille, dans l'agriculture.

Art. 16 - Les enfants qui reçoivent l'instruction dans la famille doivent, chaque année, à partir de la fin de la deuxième année d'instruction obligatoire, subir un examen qui portera sur les matières de l'enseignement correspondant à leur âge dans les écoles publiques, dans des formes et suivant des programmes qui seront déterminés par arrêtés ministériels rendus en conseil supérieur.
Le jury d'examen sera composé de : l'Inspecteur primaire ou son délégué, président ; un délégué cantonal ; une personne munie d'un diplôme universitaire ou d'un brevet de capacité ; les juges seront choisis par l'Inspecteur d'académie. Pour l'examen des filles, la personne brevetée devra être une femme.
Si l'examen de l'enfant est jugé insuffisant, et qu'aucune excuse ne soit admise par le jury, les parents sont mis en demeure d'envoyer leur enfant dans une école publique ou privée dans la huitaine de la notification, et de faire savoir au maire quelle école ils ont choisie.
En cas de non-déclaration, l'inscription aura lieu d'office, comme il est dit à l'article 8.

Art. 17 - La caisse des écoles, instituée par l'article 15 de la loi du 10 avril 1867, sera établie dans toutes les communes. Dans les communes subventionnées dont le centime n'excède pas 30 francs, la caisse aura droit, sur le crédit ouvert pour cet objet au ministère de l'Instruction publique, à une subvention au moins égale au montant des subventions communales.
La répartition des secours se fera par les soins de la commission scolaire.

Art. 18 et Dernier - Des arrêtés ministériels, rendus sur la demande des Inspecteurs d'académie et des conseils départementaux, détermineront chaque année les communes où, par suite d'insuffisance des locaux scolaires, les prescriptions des articles 4 et suivants sur l'obligation ne pourraient être appliquées.
Un rapport annuel, adressé aux Chambres par le Ministre de l'Instruction publique, donnera la liste des communes auxquelles le présent article aura été appliqué.

Fait à Paris, le 28 mars 1882.
Jules Ferry


bisous
Nicole L. 83
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Envoyé le: jeudi 13 mars 2008 12:51



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Et bien, on repart à l'école...
Jacqueline..... c'est le moment pour nous, tu ne crois pas???
Merci Bénédicte pour ce document très instructif...
on ne ferait pas mal d'y revenir, au moins, ils savaient s'en sortir nos aïeux
Bonn ejournée
NINIHiding
Anne Marie.P114
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Envoyé le: mardi 18 mars 2008 08:22


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Bonjour, Oui bigrement intéressant et oui on ferait bien de s'en inspirer !!
Du coup cela me fait penser à mon GPP qui est resté en Creuse sur ordre de ses 2 frères ainés qui ne savaient écrire et qui voulaient que leur petit frère sache lire et écrire et aille jusqu'au certificat d'étude. et je ne sais pas du tout s'il l'a passé son certificat d'étude encore une recherche.
Bravo pour vos recherches et bonne journée tout le mondeamour amour
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat, Legay, Robinet,Noel, Pigne... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay, Colliaux,Rihet...)
Nicole L. 83
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Envoyé le: mardi 18 mars 2008 08:27



Inscrit le: 12/09/2006
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anne-Marie, Tu pourrais le savoir aux Archives : il me semble qu'il y a une série concernant uniquement les reçus au CERTIF. mais je ne sais plus la lettre. Il faudrait demander à l'acceuil.
A +
NINIHiding
Anne Marie.P114
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Envoyé le: mardi 18 mars 2008 14:27


Inscrit le: 10/09/2007
Messages: 545
Oui je pense aussi que c'est le seul endroit. Comme normalement je repars en Creuse je vais y faire une journée recherche
Bonne journée
Anne Marie (en Creuse : Valaizon,Juillet,Meaume,Heyret, Pauly, Bord, - Pécher, Gout, Peynoche, Deluchat, Legay, Robinet,Noel, Pigne... et par ma GM maternelle en Ille et Vilaine :Chemin, Lépinay, Colliaux,Rihet...)
Mabo
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Envoyé le: samedi 22 mars 2008 18:50



Inscrit le: 16/02/2005
Messages: 3 283
Bonjour à tous,

En cette veille de Pâques qui nous invite à des orgies de chocolat, et en résumé, son histoire.


Histoire du chocolat

La plupart des Européens savourent le chocolat toute l'année, mais les Français ont un rythme de consommation qui leur est propre, avec deux pics, l'un à Pâques, l'autre à Noël - et ont bien souvent oublié comment le cacao s'est fait connaître...

Une fève venue du Nouveau Monde

Au Moyen Âge, aucun Européen ne connaissait le chocolat : issu du fruit du cacaoyer, un arbre qui ne poussait alors qu'en Amérique, il est découvert en même temps que le Nouveau Monde.

C'est Christophe Colomb, bien sûr, qui est le premier à en tenir entre ses mains : les indigènes de l'île de Guanaja, où il a débarqué en 1502, lui offrent en effet des amandes de cacao. Ils s'en servent à la fois comme d'une monnaie et comme ingrédient de base d'une boisson à laquelle Christophe Colomb n'attache que peu d'importance.

Du Mexique en Europe

Cacao, poivre, miel, clous de girofle...

Le second Européen confronté au chocolat est le conquistador Cortés, en 1519. Lorsqu'il arrive à San Juan de Ulúa (dans l'actuel Mexique), on lui offre à boire un plein bol d'une étrange mixture : cacao broyé et mêlé de poivre, de clous de girofle, de cannelle, de miel et de farine de maïs.

Cortés n'apprécie guère cette boisson, pourtant régal des Indiens (on raconte que l'empereur des Aztèques, Montezuma, en buvait cinquante tasses par jour), mais il voit tout le profit que l'on peut tirer de l'amande, d'autant plus qu'on en obtient une quantité non négligeable de beurre végétal, une fois le cacao extrait.


Une lente diffusion en Europe comme boisson médicinale

Le cacao arrive en Espagne en 1585. Il gagne la France dans les malles de Marie-Thérèse, fille de Philippe IV d'Espagne, lorsqu'elle épouse Louis XIV en 1660.

Il est alors dégusté uniquement sous forme d'une boisson chaude ou froide, boisson dont la reine et Mme de Maintenon raffolent.

on le considère à cette époque comme un médicament, préparé par les religieuses pour fortifier la santé ou par les apothicaires, qui assurent que le chocolat peut " modifier les vapeurs de la rate ".

Signalons que le beurre de cacao est encore utilisé aujourd'hui dans les baumes contre les gerçures : le médical n'est pas si loin?

Entre consommation et fabrication

Une consommation qui se transforme...

Mais la consommation du chocolat va très vite évoluer et le faire sortir des boutiques médicinales. En 1685 déjà, Philippe Du Four, spécialiste du commerce international de " drogues " avec l'Orient remarque, dans son Traité nouveau et curieux du thé, du café et du chocolat, qu'on commence à goûter le chocolat " en matière solide ", tandis que les Italiens le boivent " à la glace ".

En 1691, Massialot, cuisinier du roi Soleil, l'utilise pour la première fois comme ingrédient dans un plat, au même titre que des épices.

Casanova ou la marquise de Pompadour en font aussi grand cas et prêtent au chocolat d'efficaces vertus aphrodisiaques.


...et une fabrication qui évolue

Le XIXe siècle révolutionne l'histoire et la fabrication du chocolat.

En 1814, Cantalou transforme en pâte des fèves de cacao qu'il importe d'Espagne.

En 1828, le cacao en poudre, soluble dans l'eau ou le lait, est mis au point.

En 1847, la première tablette de chocolat noir à croquer est fabriquée et diffusée avec grand succès.

En 1876, grâce à l'apparition du lait en poudre, les premières tablettes de chocolat au lait sont mises en vente et rencontrent l'enthousiasme du public.

C'est au cours de ce XIXe siècle, si innovant en matière de cacao, que naissent toutes les grandes marques du chocolat : Menier, Suchard, Van Houten, Poulain, Lindt... du nom de leurs créateurs.

Du XXe siècle à nos jours

Chocolats fourrés et chocolats de guerre

Le XXe siècle connaît aussi d'autres inventions. Les premières barres au chocolat fourrées (nougat, praliné, noix de coco, noisettes, extrait de malt...) apparaissent pendant l'entre-deux-guerres.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, à la demande des soldats et de l'état-major de l'armée (qui perçoit le chocolat comme un dopant et un stimulant), l'Amérique met au point un chocolat capable de résister sans fondre aux températures tropicales... ou à un séjour prolongé dans la poche d'un battle-dress : la vision des soldats yankees distribuant des barres de chocolat aux enfants français à la Libération en 1945 est devenue une image d'Épinal.


Et aujourd'hui ?

Aujourd'hui, le chocolat sait tout faire : enrober une liqueur, s'associer à la vanille, au riz, aux amandes, aux noisettes, aux fruits les plus variés, voire même, comme dans le pays Basque, au piment, en une sorte de retour contemporain à ses racines aztèques...

JOYEUSES PAQUES à tous

bisous Mabo







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