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Sujet : Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé : mercredi 8 février 2012 10:26
Bonjour à tous

Bonjour Claude.
Pour répondre à Tina, oui, le métier de merrandier existe toujours ( n’oublions pas que la France est un pays viticole et a un grand besoin de tonneaux…) mais le travail au coutre et à la plane est remplacé par les machines.
La fente s’effectue toujours dans le fil du bois pour favoriser l’étanchéité des futures barriques, mais les billes de chênes sont fendues grâce à des fendeuses mécaniques.



on utilise ensuite la scie circulaire, la dégauchisseuse et la douelleuse,

Bonne journée.

bisous
Sujet : Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé : mardi 7 février 2012 20:44
Bonsoir à tous

Tina, Jean Marc, vous avez raison; peu importe l'orthographe, il s'agit de mairandier, mayrandier, merrandier....

Fendeur de merrains.



Les merrains également appelés douelles, sont les morceaux de bois constituant un tonneau, généralement en chêne. Ils ne sont pas sciés mais fendus, en respectant le fil du bois, pièce par pièce. Le merrain ne doit comporter aucun défaut.



on trouvait des merrandiers dans les forêts du limousin, du Tronçais ou des Vosges.

on vivait jadis en loge, à la manière des bûcherons et des charbonniers, à pied d’œuvre.
Les fendeurs ne travaillaient qu’à façon. Les coupes étaient proposées aux marchands de bois par adjudication. La vente conclue, le bénéficiaire engageait un contingent de bûcherons, puis s’accordait avec quelques merrandiers qu’il rémunérait à la tâche.

Les fendeurs devinaient la valeur du douvain à première vue.
L’arbre devait présenter une écorce lisse sans nœuds. on choisissait de préférence des chênes limousins de haute futaie.

Outils : Scie, cognée, des coins, un coutre, un départoir et une plane.

Les grumes se débitaient en billons avec le passe partout et il fallait être deux.
Le fendeur examinait sa grume puis marquait ses mesures et la sciait en longueurs de 120 à 55cm selon la contenance des futailles que les tonneliers désiraient assembler.
Il fallait également prévoir les douelles de fond, plus petites mais de bois parfaitement droit.
Avec les coins et le merlin, le fendeur éclatait des quartiers. Tout se calculait à l’œil. Le chêne se fendait droit dans le fil avec un craquement caractéristique.


Départoir et mailloche.

Le départoir est un outil non aiguisé pour fendre sous les coups de mailloche. Il y a tout un art pour utiliser la fourche sous un certain angle, taper le taillant du départoir juste avec l’énergie nécessaire, voir la fente qui sort, etc….



Les surépaisseurs sont enlevées au coutre sur le billot.
Au coutre et à la plane on transformait le bois dégrossi en un parallélépipède droit puis une douelle cintrée.
Tous les déchets servaient de bois de chauffage.

Bonne soirée

bisous
Sujet : Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé : lundi 6 février 2012 15:47
Bonjour à tous

Allez, un métier pour remonter le fil....


Lamaneur

Marin devant faciliter les manœuvres des navires dans les ports et chargé des opérations d'amarrage.
Autrefois le terme lamanage désignait le pilotage restreint aux ports, baies, goulets, rivières. Le lamaneur était le pilote chargé de conseiller le capitaine d'un navire à l'entrée d'un port ou d'une rade.



Avant port du Havre. Gravure de Deroy vers 1870


« Pilote qui réside dans un port, qui en connaît les entrées et les issues et qui conduit les vaisseaux étrangers dans les rades ou dans les ports lorsque les parages sont dangereux, sont inconnus à ceux qui l’abordent. on les appelle aussi Locmans ou Lormans ou Lomens.
Le mot Lamaneur parait être dit quasi laborans manu à cause qu’il se sert souvent de cordes, crocs, harpins et avirons pour mettre un vaisseau en rade ou en surin.
Peut-être vient-il de Loman, qui, en langage celtique, ou bas breton, signifie Maître de Navire »
(Abrégé du Dictionnaire universel français et latin, vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux.1762)

Le terme vient du vieux français laman, lui même issu du néerlandais lootsman, signifiant « l'homme de la sonde » car à l'origine, c'était un marin local expérimenté qui montait à bord des navires pour les guider lors de leur entrée dans le port, pour ce faire, il s'aidait d'une sonde.
Aujourd'hui, le lamaneur est le marin qui à bord d'une embarcation, facilite les manœuvres des navires dans les ports et envoie les amarres à terre ou sur les bouées de corps mort.


Bateau de lamanage devant la proue d'un porte-conteneurs


Deux lamaneurs en train de larguer une des amarres du ferry Pont-Aven à Saint-Malo.Aquarelle d’Alain Déchorgnat.

Histoire

De tous temps, l'accostage des bateaux demandait la connaissance parfaite des fonds et des récifs. Les navires à voiles et les marchands faisaient appel aux marins-pêcheurs qui avec des barques guidaient vers les quais. Sans être des professionnels ces derniers recevaient de bienvenues royalties .
La concurrence devint rude; il fallut règlementer. Au 14ème siècle (vers 1340) le consulat de la mer décréta à Oléron que les pilotes/lamaneurs auraient une existence légale. Est-ce pour se mettre au diapason du port de Gênes où une corporation de mariniers italiens mit en place ce métier? Les textes rendaient responsables ces «guides» en cas d'échouement. La réglementation est plus souple de nos jours... quant on sait qu'à l'époque fouet, bannissement du métier, supplice avec ligotage du corps sur un pieu (lors d'une volonté délibérée de malveillance) faisaient force de loi et réfléchir plus d'un.
Puis 1681 par Colbert, 1807 par le code du commerce apportèrent des modifications. Véritables artisans pilote/lamaneur ils déployaient les astuces (par la famille et des signaux). Du lieu de pêche une véritable course à la prime se déclarait: le premier à l'échelle de bord remplissait d'autorité le travail. Les frictions risquant de nuire au bon déroulement de l'import/export les légistes durent statuer à nouveau. La scission entre le pilotage et le lamanage fut progressive mais inexorable. Certes chaque port français a modulé selon les accords ou désaccords entre les deux entités... mais le lamanage devenu gestionnaire libre de ses intérêts dut être légalisé officiellement.





Les premiers intéressés montent une première SCOP au Havre en 1937 afin d'affirmer leur indépendance par rapport aux pilotes. Pourtant à Marseille les bateliers ou lamaneurs avaient leur service propre et montèrent, néanmoins, une société autogestionnaire en 1946. Cette initiative est reprise, ensuite, par l'ensemble des lamaneurs en 13 pays de l'Europe courant 1966. Le port de commerce à Brest crée son Service du lamanage en 1971. Il faut savoir, enfin, que dans la théorie l'appel à cette prestation n'est pas obligatoire... Les capitaines de navires ne s'y avisent pas vu les risques encourus. En fait les ports ont réglementé afin de contraindre les armateurs.


(Sources :- Wikipedia
- Blog d’ Yffic Dornic :Mémoires du port de Commerce de Brest)

Bon, j'espère que vous n'êtes pas tous congelés....

Bonne journée.

bisous
Sujet : Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé : jeudi 26 janvier 2012 16:52
Bonjour à tous

Bonjour Joelle

Je pense qu’il doit s’agir de magnien

Magnien, Magnin, Magnan :

Rétameur, étameur, ferblantier, chaudronnier ambulant
Magnin, forme typique pour l’occitan à l’est du Rhône et le franco-provençal. Magnan est la forme de l'ancien français et des patois de la langue d’oïl .





« Le magnin passait deux fois par an, au printemps et à l'automne, vers Pâques et vers la Toussaint. Il arrivait d'un des bourgs voisins, tirant ou poussant une charrette à bras sur laquelle il transportait tout son matériel. Il se mettait entre deux brancards pour pousser ou tirer sa voiture. Une courroie de cuir, accrochée à la charrette et passée à son épaule, lui permettait de tirer en montant les côtes et de retenir sa charrette dans les descentes.



Il s'installait sur la place du village, sa voiture bien immobilisée par des cales de bois spécialement taillées ; il passait à l'épaule l'anse de son grand panier et, dans un ordre déterminé, parcourait les rues du bourg en soufflant dans une corne pour annoncer son passage. Les ménagères lui apportaient les casseroles, pochons (louches), bassins (sorte de louche qui servait autrefois à puiser l'eau), seillots (seau) qui avaient besoin d'étamage ou de soudure.

Le magnin plaçait les ustensiles dans son panier, s'en ficelait d'autres autour du corps, portait des seaux à chaque main. Quand la quantité lui paraissait suffisante, il regagnait la place. Il installait son réchaud, son soufflet, allumait la braise et mettait fondre son étain pendant qu'il allait à la fontaine voisine remplir un grand seillot d'eau froide.



Le travail du magnin consistait en deux tâches : étamer certains objets, boucher par soudure les trous d'autres ustensiles. Il s'asseyait sur un tabouret à trois pieds, assez semblable aux sièges à traire de nos paysans, et se mettait à la besogne. Il saisissait les ustensiles et les plongeait dans l'étain bouillant. Il les immergeait ensuite dans l'eau froide, où ils s'enfonçaient en faisant fuser un jet de vapeur. Les objets étamés sortaient alors luisants du bain d'eau. Pour la soudure, il employait un fer spécial ayant la forme d'un marteau effilé qu'il chauffait sur la braise et en l'appuyant sur l'étain il faisait couler des gouttes qu'il étalait sur le trou à boucher.



L'étameur faisait la joie des enfants qui, à la sortie de l'école, entouraient son chantier et admiraient les objets étamés qui avaient l'éclat du neuf. Le soir, le magnin reportait les ustensiles réparés à leurs propriétaires sans jamais se tromper.

Les magnins ont disparu. L'industrialisation les a tués, en produisant des ustensiles à bon marché qui n'avaient plus besoin d'être étamés. Quant aux trous à souder, le ferblantier local s'en chargeait pour rendre service à ses clients. »

(Source : Leirisane sur le Blog Fugues)


Bonne journée

bisous
Sujet : Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé : vendredi 20 janvier 2012 11:53
Bonjour à tous

C'est curieux.... il semble que cette tenue blanche soit la tenue d'honneur.... pourquoi cet agent la portait-il ce jour-là?

Voir:

http://amicale-police-patrimoine.fr/catalogue%20uniformes.html

Bonne journée.

bisous
Sujet : Boulangers et Patissiers - Compagnons du Tour de France
Envoyé : vendredi 20 janvier 2012 11:45

Bonjour

Merci Bruno pour cette information.

Cordialement
Sujet : Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé : lundi 9 janvier 2012 13:35
Bonjour à tous

Janine, Tina

En effet il s'agit du chanvre pour canabassier, le chanvre étant le Cannabis

Quant à Orgier, rien à voir avec les orgies Mr. Green .... mais avec l'orge: une orgière étant un champ d'orge.
Bien que dans le dictionnaire du vieux français un orgier est défini comme mangeur d'orge, je pense qu'en tant que profession, il doit s'agir d'un cultivateur d'orge.

Speciator

“Le terme de Spéciator ou Speciarieus a été utilisé largement jusqu’au XIIIème siècle pour désigner indifféremment un apothicaire ou un épicier.”

(Le Livre du Préfet de Léon le sage : intérêt pour l'histoire de la pharmacie et des médicaments. Olivier Lafont. Histoire de la Pharmacie, Année 2005. Vol.93)

Epicier p 22
Apothicaire p37


Pour Jean Michel:

La gravure dont vous parlez est tirée des Volumes du Magasin Pittoresque, numérisés et disponibles sur Gallica, bibliothèque numérique de la BnF.

Donc je pense qu'elle doit être du domaine public, mais renseignez-vous auprès de la Bibliothèque Nationnale de France.

Bonne journée à tous.


bisous
Sujet : Aide pour déchiffrer le nom d'une commune ?
Envoyé : samedi 7 janvier 2012 14:43
Bonjour Mathieu

Cette commune existe mais dans le département du Val d'Oise...

Cordialement

Sujet : Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé : lundi 2 janvier 2012 13:11
Bonjour




à tous

bisous
Sujet : Métiers d'autrefois - Liste des métiers étudiés en page 15
Envoyé : vendredi 30 décembre 2011 11:10
Bonjour à tous


Profitez bien des Fêtes...


bisous