Ladyboys Films
Enfance, amour, amitiés, travail, maternité…
Ingrid Chauvin nous raconte sa vie de femme et sa vie de famille.
De sa recette du bonheur, elle nous livre quelques ingrédients : des gens et des choses qu’elle aime, des valeurs qu’elle défend, des rêves qu’elle poursuit et des regrets qu’elle garde.
Notrefamille.com : Plus jeune, vous vouliez être vétérinaire puis comédienne… Vos parents vous ont-ils encouragée, freinée, laissée faire ?
Ingrid Chauvin : A partir du moment où j’ai souhaité être comédienne, ils ont eu peur de me laisser approcher ce métier. J’ai dû lutter un petit peu et faire des études parallèles pour avoir "un vrai métier" comme ils disaient. Aujourd’hui ils sont rassurés et ils n’ont pas du tout le même comportement avec mon petit frère qui débute une carrière artistique, donc j’aurai au moins servi à ça…
NF : On dit que votre maman a choisi votre prénom en pensant à Ingrid Bergman : rêvait-elle déjà un peu d’un destin de star pour vous ?
I.C. : Je ne pense pas. En fait, ce qui s’est passé réellement c’est qu’enceinte, ma mère est passée devant une affiche de cinéma avec Ingrid Bergman et elle s’est dit "tiens voilà si j’ai une fille, elle s’appellera Ingrid".
NF : Quelle éducation avez-vous reçue de vos parents ?
I.C. : J’ai reçu une éducation un peu stricte, à mon goût, mais je pense qu’aux yeux des enfants ça paraît toujours plus dur. Mais je pense que le métier de parent est vraiment le plus difficile au monde et je crois aussi que les enfants ont besoin de connaître leurs limites. Donc ça me semble important de les cadrer, effectivement, de ne pas les laisser trop faire les choses. Mais dans mon souvenir : il ne fallait pas que je déborde. Ca tombait plutôt bien puisque j’étais assez calme.
NF : Quelles sont les valeurs héritées de votre enfance, que vous gardez encore aujourd’hui ?
I.C. : Le respect des autres, ne pas trop se montrer, apprécier la chance qu’on a mais ne pas trop la ramener. J’ai eu du mal parfois, par la suite, à apprécier le bonheur qui m’arrivait parce que je me disais "Oh non, faut pas trop le dire, faut pas trop le montrer".
NF : Vous avez 36 ans, comment voyez-vous l’avenir ? La maternité est une aventure qui vous tente ? Vous vous imaginez maman ?
I.C. : Pour moi, la maternité doit être une évidence. Ca ne l’est pas encore aujourd’hui, mais le jour où mon horloge biologique sonnera, je n’hésiterai pas.
Vous espérez être une maman un peu moins stricte que la vôtre a pu l’être ?
I.C. : Peut-être et en même temps, allons savoir, parfois on reproduit le schéma… Le plus important en tout cas, c’est de véhiculer beaucoup d’amour et de dire à nos enfants qu’on les aime très fort, les élever en restant près d’eux, les surveiller et être là au moindre débordement. En fait, essayer de les guider en laissant évoluer et laisser apparaître leur propre personnalité. C’est facile à dire… (rires)
NF : Juste un mot sur votre petite chienne shih tzu, Rangoon, qui vous suit partout… Vous ne la quittez jamais ? Qu’est-ce qu’elle représente pour vous ?
I.C. : Rangoon, c’est vraiment de l’apaisement. C’est une chienne tibétaine donc elle est super cool, elle me suit partout. C’est beaucoup de jeux avec elle, c’est aussi une forme de responsabilité, ce n’est pas un être humain mais malgré tout, elle n’a pas choisi d’être là, je me dois de m’en occuper, malgré les heures de tournage et les journées remplies, je prends du temps pour elle, je pense que c’est vraiment important. Ca me permet de décompresser, et ce n’est que de l’amour !