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Les mères au cinéma
< La mère au centre du film Mères absentes et mères sympas >

Mères dépassées et mères « outil »

Mères dépassées et mères « outil »

Les mères dépassées par les événements
Les films semblent avoir tendance à montrer les insuffisances maternelles plutôt que leurs qualités. Trois hommes et un couffin de Coline Serreau (1985) montre une mère qui ne fait rien d’autre que passer.
Dans Le papillon, de Philippe Muyl (2002), avec Michel Serreau, la mère se trouve tellement dépassée par les soucis de sa propre existence qu’elle en oublie sa fille.
Dans le superbe Cinéma Paradisio, de Giuseppe Tornatore (1989), Toto est élevé davantage par le projectionniste Alfredo que par sa mère, tout au deuil de son mari mort à la guerre.
Orgueil et préjugés (2006) filme bien une mère présente, mais si limitée dans sa compréhension des événements qu’on ne peut guère s’identifier à elle.
Quant au délicieux Bagdad café de Percy Adlon (1988), il donne envie d’espérer que toutes les relations mères-filles mal engagées puissent se remettre d’aplomb aussi bien.

La mère comme outil de démonstration
Dans d’autres cas et pour d’autres cinéastes, surtout de l’Est, la mère semble utilisée comme instrument de propagande : on veut faire pleurer pour mieux convaincre. Ainsi, le drame russe de 1926 de Vsevolod Poudovkine qui s’intitule La mère met en scène une épouse soumise d’un ouvrier ivrogne et briseur de grève, avant la révolution d’Octobre. Leur fils participe à des actions révolutionnaires que la mère désapprouve. Elle indique donc à la police où son fils cache des armes contre la promesse que son fils va rester libre, mais il est condamné au bagne. La mère éplorée prend conscience de la duplicité et du mensonge du régime tsariste et rejoint bien sûr les rangs révolutionnaires avec son fils lorsqu’il s’évade du bagne.
En 1980, Helma Sanders-Brahms raconte, dans son film Deutschland, bleiche mutter (Allemagne, mère blafarde) l’errance dramatique d’une Allemande et de son fils en 1945 sous les bombardements. Elle s’en sortira avec une paralysie semi-faciale, transposition symbolique de l’Allemagne encore coupée en deux.
< La mère au centre du film Mères absentes et mères sympas >

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Anonyme (le mardi 11 novembre 2008)
 
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